La route des vins

Du samedi 30 novembre au lundi 9 décembre De Salta à Chilecito

Samedi, cette fois nous voilà parti pour la route des vins. Une première portion de Salta jusqu’à Chelicito avant d’atteindre ensuite Mendoza. Pendant les 25 premiers km nous voyageons avec un passager clandestin (voir photo). Par gentillesse et par amitié nous finirons par lui offrir à boire. Aujourd’hui peu de vignes sur notre route relativement désertique. Nous terminons à Viña un petit village où nous dormons au camping dans une pièce gentiment prêtée par la gardienne.

Douche écologique

Dimanche nous quittons Viña sous la pluie, constat il y a toujours très peu de vignes sur notre route des vins, peut-être faudra- t-il attendre d’être un peu plus au sud.  La pluie nous accompagnera une partie de la journée sur cette route magnifique. Nous sommes entourés de montagnes dommage que le ciel soit gris. 

Petite halte à la gorge du diable où nous rencontrons un musicien qui joue de l’Ocarina. Belle musique avec un instrument qui semble facile à utiliser, mais après quelques essais ce n’est pas si facile. 

Après une belle journée nous nous arrêtons au lieu-dit Santa Barbara. Nous installons notre toile dans une cabane en bambous. Nous découvrons une douche écologique. Le principe est simple, il faut allumer un feu qui chauffe l’eau d’un bidon et ensuite vous avez de l’eau bien chaude. Le principe nous semble génial.  

Enfin un petit verre

La suite de notre voyage nous amène à Cafayate où nous retrouvons Juan, le colombien que nous croisons pour la cinquième fois.

Ici un peu plus de vignes malgré que nous soyons sur la route des vins. Nous en profitons pour en déguster (Vin rouge Malbec, ou encore cabernet sauvignon rouge). Ces derniers très fruités sont agréables au goût mais bien différents de nos vins français. 

Les jours suivants vont nous amener à continuer notre parcours sur cette route 40. Le paysage est toujours désertique et finit par être un peu monotone, malgré tout il y a toujours du spectacle. Le soleil étant revenu, nous en profitons pour allonger nos étapes afin d’arriver plus rapidement à Mendoza situé à encore environ 800km.

Une mine en Or

Les cinq jours suivant la route ne change pas, elle est toujours aussi désertique et peu de villages pour se ravitailler ou dormir. Heureusement elle est plate et nous avançons rapidement, malgré quasi 40°C. Lorsque nous arrivons dans la ville de Chilecito tout est à l’arrêt, même les hôtels sont fermés. Il nous faudra l’aide des habitants pour trouver un logement dans une famille.

Chilecito une ville où jusqu’en 1929 existait une mine d’or. Elle employait plus de 2000 personnes. Le plus difficile était de se rendre à la mine pour travailler. Elle est située à plus de 5000m d’altitude. Pour cela ils avaient créé un train-câble de transport qui partait de 800m et comportait 9 stations jusqu’à la mine. Il transportait les hommes, le minerai et la logistique.

L’organisation était démentielle : Chaque travailleur restait une dizaine de jours dans chaque station, avant d’en changer. Il bénéficiait d’un jour de repos entre chaque changement. Et à la fin du cycle il rentrait se reposer chez lui.  De ce fait il lui fallait plusieurs mois avant de rentrer à la maison. A la suite de ces conditions très difficiles naquit le syndicat des mineurs qui aujourd’hui tient une grande influence dans la protection des travailleurs.

La mine était exploitée par les anglais. Aujourd’hui elle contient toujours des minéraux nobles mais la population s’oppose à son exploitation pour des raisons écologiques.

Chilecito est une ville peu touristique mais très agréable.

Nous avons parcouru 693 km pendant ces 10 jours. Parcours de notre position actuelle

De San Pedro de Atacama à……

Du lundi 18 au samedi 30 novembre San Pédro de Atacam vers l’Argentine

Après trois jours de repos complet à San Pedro de Atacama, nous reprenons notre avancée. San Pedro de Atacama est une ville touristique située dans le désert du même nom au Chili. Elle n’est pas représentative de l’image du pays mais c’est une ville agréable.

Jeudi départ vers d’Argentine en passant par la partie Est du désert d’Atacama. Une première journée plutôt tranquille et comble du bonheur nous passons notre première soirée dans un hôtel luxueux. La température du jour a été relativement éprouvante plus de 40°C.

Jolie lagune

Vendredi pour éviter la chaleur de l’après-midi nous partons tôt. Le milieu est désertique et la chaleur toujours aussi éprouvante, de plus le relief du jour présente une pente à 7% sur 32km. Bien que nous soyons dans des zones désertique, le paysage est superbe et apaisant. 

Après une journée bien fatigante, nous nous installons dans le village de Socaire. Dans la soirée nous retrouvons Eloïse et Christian, deux cyclistes avec qui nous avons traversé le Lipez.

Samedi et dimanche toujours un départ matinal afin d’éviter la chaleur et le vent de l’après-midi. Le spectacle ne change pas et il est toujours aussi grandiose dans ce désert où la vie est bien réduite. De temps à autre nous apercevons des vigognes, mais alors que peuvent-elles bien manger dans ce milieu si hostile où rien ne semble pousser.

Le premier soir nous campons au bord de la lagune Miscanti. Un vaste plan d’eau salé avec pour décor vivant les flamands roses. Ici le camping sauvage est interdit et il faut bien cacher sa toile pour éviter les problèmes avec les gardiens du parc.

Le deuxième jour nous roulons à nouveau avec Eloïse et Christian et ensemble nous rejoignons la frontière d’Argentine situé en plein désert. La route n’est plus asphaltée et nous oblige parfois à pousser le vélo tant il y a du sable. A la frontière qui se franchie facilement, les douaniers vont nous offrir un gîte pour la nuit, et tenez-vous bien le wifi fonctionne à la perfection, étrange non!, c’est beau la technologie.

Quand la police nous rattrape

Lundi la progression est assez difficile, le revêtement de la route est exécrable, du sable et des gros cailloux. Le trafic est certes faible mais les véhicules soulèvent à leur passage un nuage de poussière qui nous oblige à nous arrêter.

Au moment de nous croiser un chauffeur va voir sa vitre latérale se briser. Et chose incroyable il reviendra avec la police 1 heure plus tard m’accusant de lui avoir jeté des cailloux. Comme je n’ai rien à me reprocher je ne lâcherai pas l’affaire. Le policier finit par croire en ma bonne foi et ne donne pas raison au chauffeur. Un évènement dont nous nous serions bien passés. 

Nous voyageons au travers des lagunes avant de terminer notre journée à Olacapato. Un village bien triste où nous ne pouvons pas loger dans l’unique hôtel, la faute aux devises argentine que nous ne possédons pas. Nous terminons notre nuit dans l’école du village. Un habitant nous donnera quelques pesos argentins pour que nous puissions acheter quelques boissons.

Dans le village se trouve deux immenses centrales solaires dont une a été construite par une entreprise française. Le site est impressionnant de par sa surface et sa production laquelle est de 500MW. Quel travail il a dû falloir déployer pour transporter tout matériel au milieu du désert.

Nouvelle cuisine

Les trois jours suivants nous amènent à rouler d’abord sur du chemin et ensuite sur une route bien asphaltée. Le premier soir nous dormons à San Antonio de Los Cobres connu pour son train des nuages qui circule sur les flancs de la montagne et en altitude. 

Après avoir passé la nuit dans le village de Santa Rosa de Tastil, jeudi nous atteignons Salta où nous pourrons nous reposer quelques jours et profiter de la cuisine du pays. L’Argentine est réputée pour sa consommation de viande. Parmi les spécialités on trouve l’escalope milanaise « milanesa ». Une tradition apportée par les immigrants Italiens venus en grand nombre après la deuxième guerre mondiale. Le fromage utilisé en fait que son goût est différent de celle servie en Europe.

Salta est une ville de plus de 500 000 habitants. La ville n’a pas un attrait touristique important mais est une étape pour de nombreux voyageurs. La ville est calme et agréable. On y trouve toutes sortes de commerces.  

Nous avons parcouru 536 km de San Pedro de Atacama à Salta.

Carte de position actuelle