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Du lundi 4 mai au Samedi 9 mai, de Kyoto à Fukuyama
Pour écrire cette article, il a été difficile de trouver une nouvelle inspiration après la visite des deux villes les plus importantes du Japon.
Lundi 4 mai nous quittons Kyoto sous un ciel bien gris en direction les îles Shikoku et Hyushu, La première se situe à environ 350km. Des routes situées dans des zones moins habitées du pays qui traversent villes et montagnes.
Aujourd’hui peu après notre départ nous assistons à une procession bouddhiste. Le transport d’un Mikoshi vers un sanctuaire. C’est une statue installée sur un châssis et transportée par une vingtaine de porteurs. Le cortège parcours les rues du village pour être améné dans un sanctuaire bouddhiste. En comparaison avec la religion chrétienne, une procession avec la bénédiction en fin de parcours.
Le reste de la journée est bien calme et nous terminons notre journée à Takarazuka, une ville pas vraiment intéressante, où semble-t-il peu de touristes s’attardent.
Jour férié de la bonne croissance des enfants
Mardi 5 mai nous gravissons notre premier vrai col de montagne. 8 km de montée assez difficiles et en plus il fait chaud. La route est agréable et nous traversons ensuite des petits villages. Dans l’un d’entre eux nous nous arrêtons à une exposition de voitures anciennes qui d’ailleurs fait un peu honneur à la France avec la présence d’une bonne vieille Renault 4L.
Nous terminons notre journée à Himeji connu au Japon pour son joli château surnommé le Héron blanc en raison de sa couleur. C’est une ville agréable avec de monumentales galeries marchandes couvertes, c’est assez impressionnant et inhabituel. Comme c’est le jour férié de la bonne croissance des enfants il y a beaucoup d’animations dans les rues. C’est également un jour où la tradition pour les familles est :
- De manger le kashiwa-mochi (gâteau de riz enveloppé dans des feuilles de chêne) et du chimaki (riz gluant).
- Egalement de faire flotter dans l’air les Koinoboris. Il s’agit de manches à air en formes de carpes; le poisson qui symbolise le courage et la persévérance car il est réputé pour remonter les rivières à contre-courant. Cette journée marque également la fin de la golden Week, une semaine avec quatre jours fériés.
Une ville un château
Les trois jours suivants nous poursuivons notre route de transition vers l’île de Shikoku avec peu d’évènements particuliers.
Nous aurons l’occasion de visiter deux autres châteaux et leurs parcs; celui d’Okayama est noir et Fukuyama blanc. Ils sont construits sur le même style. Ils abritent souvent des musées relatant l’histoire du Japon. Pour nous visiteurs, la compréhension est quasiment impossible de fait du manque de traduction a minima en anglais et aussi de notre méconnaissance de l’histoire japonaise.
Un village de pêcheurs
La traversée du village de pêcheurs de Hinase. On y trouve des parcs à huîtres et la pêche est en grande partie les coquilles Saint-Jacques. Particularité, les coquilles d’huîtres sont broyées pour les transformer en substrats et celles de Saint-Jacques remises en mer pour créer des récifs artificiels.
Sanctuaire :
Vendredi 8 mai nous visitons le sanctuaire de Kibitsu-Jinja. Il est juché dans la montagne et son entrée se fait par un Kairō de 400m, c’est un long tunnel fait de torii. Un joli temple construit à flan de montagne, ignoré des touristes. Nous terminons notre journée à Fukuyama où nous nous imposons une journée de repos après une semaine assez dense de vélo.
Rencontres
- Eric un Brésilien qui vit entre les USA et le Brésil. Il parcourt le Japon à vélo avant de se rendre en Hongrie pour faire une marche du nord au sud. Ensuite il devrait rentrer au pays. Il est sportif et participe à de nombreux Ironman.
- Également de nombreux japonais qui s’arrêtent spontanément pour nous donner de l’eau ou des gâteaux. Cela fait plaisir mais la rencontre est toujours courte et rarement avec une photo à la fin.
La minute philosophique : peut-on imaginer un chauffeur français qui roule doucement, respecte les vitesses, attend sagement derrière un vélo pour ne pas franchir la ligne blanche, n’utilise son klaxon qu’en cas d’urgence. Je ne sais pas mais au Japon à quelques rares exceptions c’est le comportement de tous les chauffeurs.
Le saviez-vous : au Japon la vitesse est limitée entre 30 et 50 km/h dans les villes, 60km/h sur les routes secondaires et entre 80 et 100 sur les voies rapides. Il n’y a jamais de panneaux de limitation sur les routes, sauf indication contraire à la règle générale.
Notre parcours : nous avons parcouru du 329km 4 au 9 mai. Retrouvez la carte du parcours en cliquant ICI

