Une ville de tradition et un lieu pour centenaires

Du samedi 13 au samedi 20 avril 19

De Cuenca à Vilcabamba

Ce matin nous quittons Cuenca, toujours difficile de sortir des villes. En Équateur, les rues sont quasi toutes en sens unique, et comme le GPS ne détient pas toutes les informations, nous nous retrouvons souvent à contre-sens de la circulation et cela nous vaut des centaines de coups de klaxon. 

Nous entamons une route de transition vers la frontière du Pérou que nous devrions atteindre dans deux semaines. La partie sud de l’Équateur n’est pas touristique, et sur la route nous rencontrons peu de moyens logistiques pour dormir et souvent des chemins de terre. 

Ce soir nous nous arrêtons dans un village d’une dizaine de maisons et sollicitons un lieu pour dormir. Nous nous installons dans la salle communale qui sert pour les activités et la messe.

Rencontre du jour : Edouardo un cycliste Péruvien qui se rend à Quito pour un événement lié au vélo. Nous devrions le retrouver dans le sud du Pérou où il nous à inviter. 

Dimanche après une nuit bien calme à Jarata, et un petit déjeuner local, direction Oña, dans un paysage de montagnes. Journée tranquille en dehors des chiens toujours aussi présents pour nous courir après. Ce soir nous dormons dans un hôtel très bien aménagé et des propriétaires à l’écoute. Oña un village perdu dans les montagnes est peu visité par les touristes. 

Lundi direction Saraguro, une journée de montagnes avec une belle montée de 16km. Le spectacle est toujours aussi magnifique, les montagnes changent de couleur avec la lumière du soleil. Nous arrivons tôt à Saraguro, un village typique ou les habitants portent un costume traditionnel de couleur noire. Comme dans beaucoup de région la population est réservée et il est difficile de nouer le contact. Néanmoins à force de persuasion, la discussion s’établie. 

Ici une tradition culinaire est de manger la couenne de porc. On peut en acheter à tous les coins de rues aux vendeurs ambulants. Nous avons testé, résultats nous ne raffolons pas de ce plat qui se mange avec des platanos.

Mardi en route pour Loja, toujours en montagne mais sur un relief en descente et sur un chemin qui jusqu’à maintenant sera mon coup de cœur. 40 km d’un chemin en terre entre deux vallées, à la rencontre de villages complètement isolés. Un final quelque peu éprouvant mais quel bonheur. L’arrivée à Loja nous fait regretter ce chemin. Nous retrouvons la circulation, mais j’ai toujours mon écarteur. Nous nous installons dans un hôtel confortable du centre-ville.

La nourriture de rue manque parfois de règles d’hygiène. Nous ne savons pas pourquoi mais celle de la veille nous a quelque peu barbouillée et mercredi nous fait passer une mauvaise journée.

Jeudi nous rejoignons Vilcabamba, une ville connue au niveau international. Une enquête a démontré que son climat permet d’y vivre plus vieux. La température y est entre 18 et 25°C toute l’année. Au moment de l’enquête, elle était la troisième ville au monde avec le plus de centenaires. Malgré nos recherches nous n’en n’avons croisé. Peut-être que nous sommes face à une légende. 

Une ville où les constructions à flancs de montagne sont nombreuses. Elles ont un style tout à fait différent du reste de l’Équateur. 

Bonne boulangerie et pâtisserie française dans la ville, mais par contre les prix sont très élevés. 

Vendredi et samedi journées repos. La ville est un endroit charmant et c’est sans doute pour cela que de nombreux américains viennent y passer leur retraite. On y entend beaucoup parler anglais ce qui enlève du charme au lieu. 

Week-end de Pâques à Vilcabamba, ici la tradition chrétienne est forte comme partout en Équateur. Vendredi nous assistons à la simulation de la mort du christ sur la croix, samedi son corps est mis dans un cercueil et porté au cimetière. Dimanche il reviendra dans l’église pour sa résurrection. Un fait connu pour les chrétiens, mais ici s’ajoute la mise en scène avec la population.

Nous avons parcouru : 65 km samedi, 45 dimanche, 40 lundi, 62 mardi et 42 jeudi.

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2 réflexions sur « Une ville de tradition et un lieu pour centenaires »

  1. bonjour tous les deux.je vois que vous traversez de jolis paysages et que l’acces n’est pas toujours evident mais quelles belles photos vous nous envoyez.tout va bien pour nous.bisous à vous deux

    1. Marie-France et Loïc bonsoir
      Merci pour votre petit message, ça fait plaisir. Nous traversons des paysages que nous ne connaissons pas en France et effectivement l’accès présente parfois des difficultés.
      Nous allons essayer de continuer à envoyer des photos.
      Nous allons bien et nous vous espérons que c’est de même.

      Bisous et au prochain message

      Jean-Claude Agnès

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