Une route difficile vers Cuenca, mais quelle beauté

Du samedi 6 au mercredi 10 avril

Départ de Santiago de Mendez vers Cuenca, 180km de route isolée, et une montée au départ de 60 km, au total 6000m de dénivelé positif sur 5 jours.

Le décor est sublime, mais nous croisons peu de population, la zone est pratiquement inhabitée sur 60 km. La présence de barrages hydroélectriques donne un peu d’animation. Mais quel dommage, ici ils sont sureté nationale, sont gardés par l’armée et l’accès y est interdit. 

Ce soir nous dormons sous un hangar chez Veronica près de Sopladora. Le seul endroit que nous ayons trouvé pour camper, un hangar qui sert également de poulailler. Véronica la propriétaire nous offre une nourriture toute locale. Ici pas d’internet ni de téléphone, le seul moyen de communication est une radio.

Nuit tranquille, réveil au son des cinq coqs du poulailler et des aboiements de chiens*. Petit-déjeuner local que nous a préparé Veronica. 

*Ici en Équateur les chiens sont une plaie, ils sont partout et il n’est pas rare d’en voire une dizaine dans certaines maisons. Ils courent après les vélos en aboyant et il faut se défendre avec ardeur. J’essaierai d’en reparler dans un prochain post. 

Rencontre du jour : Véronica la propriétaire du hangar.

Dimanche la route s’élève toujours. En dehors des chiens croisés, rien de spécial. Un militaire nous arrête pour nous demander notre pays d’origine. Il nous explique également pourquoi les barrages sont gardés par l’armée. C’est une protection en cas d’invasion de l’armée Péruvienne. 

Une pluie torrentielle en milieu de journée nous oblige à nous arrêter. Nous trouvons une chambre chez Amanda, une maison particulière. Elle nous offrira également des boissons chaudes et gâteaux. Sa maison est située à Amaluza près d’une cancha, sorte de hangar qui sert de complexe sportif, et ce soir c’est tournoi de volley-ball. Malgré le bruit des joueurs de volley-ball, nous passerons une nuit assez tranquille.

Rencontre du jour : Un militaire gardien d’un barrage. 

Lundi nous continuons notre route dans un brouillard à couper au couteau. Aujourd’hui nous suivons la vallée au fond de laquelle nous apercevons une retenue d’eau qui s’étend sur plusieurs km et sert aux barrages de la vallée. La police nous arrête, elle s’inquiète de notre point de chute du jour. Mais au final nous trouverons facilement un hôtel dans le village Sevilla de Oro. Endroit où il est difficile de se restaurer et où nous pensons que le prix de notre repas a été majoré, lié à notre statut de touriste. 

Rencontre du jour : Une patrouille de police.

Mardi toujours la même direction, Cuenca, si tout se passe bien se sera l’avant dernier jour. La montagne nous offre toujours un spectacle aussi dantesque et grandiose. Arrêt pour se restaurer à Paute où finalement nous passons la nuit chez les bomberos.

Rencontre du jour : l’équipe de bomberos de Paute. 

Mercredi les bomberos nous offrent le petit-déjeuner avant notre départ. Il s’agit du dernier jour avant l’arrivée à Cuenca. Le décor des montagnes est toujours présent mais avec les voitures en plus. En effet nous avons retrouvé la circulation, ce qui est moins agréable. L’approche de Cuenca est longue, nous entrons dans une ville de 500.000 habitants. Pour me protéger des voitures, j’ai installé un écarteur en bois taillé en biseau, cela oblige les conducteurs à faire attention à ne pas abimer leur peinture. (Voir photo)

C’est férié et c’est la fête à Cuenca. Il est difficile de trouver un logement, même chez les pompiers c’est complet. Cuenca étant une ville spéciale et étonnante. Nous vous en reparlerons dans le prochain post à ne pas rater.

Nous avons parcouru : 43 km samedi, 23 dimanche, 53 lundi, 24 mardi et 46 mercredi .

Fait significatif : connexions internet difficiles voire inexistantes depuis 4 jours.

4 réflexions sur « Une route difficile vers Cuenca, mais quelle beauté »

  1. que des beaux paysages, mais attention aux migales , que des montées eh! quel courage…
    nous vous souhaitons bonne descente ……bises

    1. Bonsoir Bernadette Didier
      Oui nous avons rencontré quelques animaux peu sympathiques et bien vivants, mais rien de grave. Quand il y a des montées, suivent les descentes et ici elles peuvent durer pendant des dizaines de km.
      Au prochain post
      Bisous
      Jean-Claude Agnès

  2. bonsoir
    toujours autant de courage. très joli paysage. vous allez à votre retour pouvoir vous lancer dans le bénévolat auprès du diocèse…… bises

    1. Buenas tardes a ustedes
      Non le bénévolat n’est pas d’actualité au retour, mais par contre ici la religion fait partie d’une force pour la rencontre des gens entre-eux. Ici ils sont très pratiquants et toujours dans les traditions.
      Quand aux paysages, ils devraient bientôt changer avec notre arrivée au Pérou

      Bisous à vous
      Jean-Claude Agnès

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