TOUJOURS ADMIRATIF

Nous reprenons la diffusion de notre blog et nous dédions cet article à Didier, notre beau-frère , que la maladie a emporté. “Que dios le bendiga”.

Du mardi 18 juin au lundi 24 juin 2019, une semaine dans la mission ONG “Mata Groso” du village de Pallasca

La mission du Père Daniel

Mercredi nous sommes à la parroquia « presbytère » de la mission du père Daniel, un jeune prêtre de 40ans d’origine italienne. Il est ici depuis plus d’une dizaine d’années et fait un travail remarquable pour aider la population et les jeunes. Il est le prêtre du village ainsi que le responsable de la mission ONG « Mata Groso ». Voici quelques-unes de ses activités :

  • Former des jeunes aux métiers du bâtiment, restauration de vitraux, sculptures et dessins, pour cela il emploie des professeurs qui assurent les formations professionnelles.
  • Aider la population dans la difficulté, d’abord les pauvres et personnes âgées. 

Plusieurs groupes de très jeunes femmes et hommes Péruvien se rendent chaque semaine dans des maisons de personnes âgées dans le but de faire le ménage, les aider à se laver ou diverses tâches, lesquelles se font sans aucune rétribution de quelques manières que ce soit.

Dans la communauté les bénévoles préparent les repas pour toutes les personnes présentes dans la mission.

Rencontre : le Père Daniel et les gens qui travaillent avec lui

La fête au village

Pendant une semaine c’est la fête au village. Ici rien ne se fait comme en Europe. Pendant l’évènement il y a des milliers de personnes qui viennent d’un peu partout du Pérou. Souvent les gens originaires du village ou de la région. De nombreuses fanfares viennent et accompagnent les différents défilés qui sont au nombre de 5 à 6 par jour.

Chaque défilé comprend une fanfare et de nombreuses personnes qui dansent au son de la musique. Devant celui-ci, il y a toujours un taureau tenu par des cordes et des personnes qui s’amusent à jouer aux matadors au risque d’être victime d’un accident. A l’issue du défilé l’animal est abattu, ainsi environ 30 sont sacrifiés pendant ces quatre jours. Ensuite ils sont découpés et la viande est cuisinée afin de préparer des repas géants où chacun peut venir y manger gratuitement.

La cuisine est faite par des bénévoles et s’appuie sur des traditions locales. Rien ne se perd, tous les morceaux des animaux se mangent. La peau est récupérée et servira à l’artisanat. Pour la première fois nous mangeons des tripes de taureau. A noter que ceux-ci sont offerts par les éleveurs locaux.

Le dernier jour, la fête se termine par une grande procession religieuse qui dure plusieurs heures et parcourt une bonne partie des rues du village. Au Pérou toutes les fêtes ont une connexion avec la religion catholique, cette dernière étant très pratiquée en Amérique du sud.

Pour notre part nous avons aidé bien modestement à préparer une tombola et tenir le stand pendant la fête. Notre action bien modeste aura permis de récolter quelques fonds qui serviront à la mission.

En conclusion :

On peut retenir de ces moment passés dans cette mission et ce village : 

  • l’élan de solidarité avec ces jeunes péruviens et Italiens, lesquels aident bénévolement au fonctionnement de la ONG.
  • Une grande leçon d’humilité au regard des rencontres locales.
  • Les grands moments de convivialité autour de cette fête de village.

Rencontres : beaucoup de gens du village.

Zapping fête de Pallasca ville du Pérou juin 2019

6 réflexions sur « TOUJOURS ADMIRATIF »

    1. Bonsoir Bernadette.
      Nous avons été peiné par cette disparition, et pour cela nous avons essayé de lui rendre l’hommage qu’il méritait

      Bisous

      Jean-Claude Agnès

    1. Bonjour Pascal
      Merci de ton commentaire. Oui en général dans les campagnes les gens sont accueillants, en ville c’est un peu différents.
      Nous allons essayer de continuer de faire de belles photos

      Merci
      Bonjour à la famille
      Jean-Claude Agnès

  1. Hola amigos,
    Je reprends le fil de vos aventures et je vois que vous descendez doucement à travers le Pérou. Vous vous dirigez vers Lima et ensuite Cuzco ou vous faites l’impasse sur la capitale qui ne présente a priori aucun intérêt particulier ? Les paysages que vous traversez paraissent pauvres en végétation et un peu monotones. C’est dû à l’altitude ? Les gens vivent de quoi ? Ca paraît très pauvre en tout cas ….
    Ici, l’été s’est bien installé, il fait très chaud et la végétation commence à ressembler à celle du Pérou … tout est grillé ! Perso, j’apprécie cette chaleur et j’en profite pour “buller” !!!
    Mes sincères condoléances pour le décès de votre beau-frère… même quand on s’y attend, c’est toujours une mauvaise nouvelle. Paix à son âme.
    Bises

    1. Bonjour Annie
      Oui nous descendons doucement, nous avons ralenti le rythme, chaleur et altitude oblige. Nous nous dirigeons vers Cuzco situé à environ 900km mais le parcours présente plusieurs sommets à franchir à quasi 5000m. Nous n’irons pas à Lima.
      Le spectacle de toute ces montagnes est agréable et grandiose et cela devrait se poursuivre.
      Le Pérou est effectivement le pays le plus pauvre traversé. Une chose surprenante les gens sont satisfaits de leur sort, et une chose qui me surprend le Pérou est auto-suffisant en nourriture. Les gens vivent ou plutôt survivent mais sans se plaindre. Malgré le relief inhospitalier les gens cultivent tous les lopins de terre disponibles et vendent sur les marchés leur production. Ici les marchés sont immenses et durent toutes la journée. Il y a des marchés permanents.
      Profite bien de la chaleur.
      Bisous
      Jean-Claude Agnès

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