De Sibundoy à la laguna de la cocha

Jeudi 14 et vendredi 15 février 2019

Ce matin nous avons quitté Cabunga et Sibundoy. La route du jour est longue, avec une montée de plus de 22 km dans la forêt. Et pourtant la journée se passe tranquillement. Pour la première fois nous trouvons un nouveau menu, nous allons manger un cuy à la broche. Le cuy est un cochon d’Inde élevé dans les maisons et que l’on tue à la demande pour manger. Dans les derniers kilomètres d’asencion des automobilistes s’arrêtent pour faire des selfies et en même temps nous offrent gâteaux et chocolats. Cela nous redonne des forces. Nous terminons notre journée à El Encano, un petit port situé au bord de la lagune “La Cocha ». Ce soir nous dormons au bord de l’eau.

Vendredi, repos au bord de la lagune, aujourd’hui c’est le carnaval local. Il y a de l’animation dans le village du port. Ici toutes les constructions se trouvent au bord d’un canal. Le port se situe au bord du lac la cocha. Le deuxième lac de Colombie, 40km2. Nous passons une journée tranquille, le cadre est tellement agréable.

Jeudi nous avons parcouru 47km.
Rencontre significative : Javier Pantoja, un cycliste en voiture qui nous a offert des chocolats.


Cabunga un homme exceptionnel

Hier nous avons rencontré Cabumga, de la communauté indigène des Kamentsa de la vallée de Sibundoy. Un personnage extraordinaire, après des études supérieures qui ont été validées par un diplôme de professeur. La langue de sa communauté étant en danger, il a décidé d’abandonner l’enseignement pour tenter de la sauver. Ce choix l’amène à vivre dans la pauvreté. Il habite une maison des plus simple dans la campagne et mène son activité bénévolement. Moins de 400 personnes parlent encore la langue des Kamentsa, pour cela il enseigne aux enfants cette langue, il leur apprend également les rudiments pour vivre avec les éléments de la nature. 

Le confort rudimentaire de sa maison surprendrait la majorité des gens. Tout est en accord avec la nature. Pour manger il élève des animaux, tels que des poulets, dindons, canards. Il élève également une vache qui elle se nourrit dans la nature environnante. Il cultive dans son jardin des plantes à caractère médical et des légumes.

Il nous a ouvert sa maison comme un seigneur. Ses enfants si jeunes vivent déjà en accord avec la nature.

Aujourd’hui il travaille à ouvrir un musée qui permettra également de perpétuer la mémoire des Kamentsa.

Cabunga un personnage hors du commun qui ne peut laisser indifférent. Il porte une force de conviction pour sa communauté.

Seulement après une journée, quand on quitte Cabunga nous sommes envahi par une émotion forte qui m’a laissé couler quelques larmes.

Au revoir Cabunga et bonne chance dans ton œuvre. Pour mémoire nous lui avons donné de quoi acheté deux arbres qu’il va planter et qui s’appelleront Agnès et Jean-Claude.

https://www.facebook.com/Fundación-Proyecto-33-cabëngbe-benach-camino-nativo-199592783746592/?ref=br_rs

El Trampoline de la Muerte

Lundi 11, mardi 12 et mercredi 13 février 2019

Aujourd’hui départ pour la route appelée « El trampolín de la Muerte ». Une route considérée comme la plus dangereuse de Colombie. Elle comprend trois grosses ascensions avec un revêtement de terre et de pierres. Rapidement on découvre le revêtement qui rend difficile la progression, et nous oblige à souvent poser le pied à terre. L’environnement est splendide, une forêt vierge et quasi aucune habitation. Peu de circulation, mais par contre impossibilité de croiser deux véhicules. Ici pas ou peu de barrières de sécurité pour parer à une éventuelle chûte dans le vide. Les précipices présentent des profondeurs de plusieurs centaines de mètres. Nous n’avons pas de chance les nuages sont bas, il n’y a aucune visibilité et la pluie nous accompagne. En fin d’après-midi nous arrivons au mirador. Une zone de relais de télévisions gardée par la police militaire, à laquelle nous sollicitons un espace dans le poste de surveillance pour passer la nuit. Le commandant nous accorde volontiers cet espace et nous pouvons installer la moustiquaire de notre tente. Karterr le commandant Colombien connait la France, il a participer au championnat du monde de javelot à Lille en France. Nous mangeons dans un restaurant de situé près du Mirador.

Mardi matin nous entamons notre deuxième journée sur la route du Trampolín. Départ dans le brouillard après un petit déjeuner local. Après trois km nous atteignons le sommet, où nous rattrapent Charlie et Percy deux anglais qui voyagent en Amérique du sud. La descente se fait sous la pluie, les pierres présentent sur le chemin sont glissantes et cela ralenti notre progression. Par chance le temps va changer et le soleil faire son apparition. Ce qui a l’avantage de nous permettre de voir la montagne et le spectacle est splendide. Nous effectuons quelques croisements hasardeux avec les camions. Nous terminons notre journée près d’un restaurant le Cabaña où se trouve une école de montagne dans laquelle nous nous installons et retrouvons Charlie et Percy. Nous y passons une nuit très tranquille, seulement perturbée par le passage de quelques camions. 

Mercredi nous nous levons aux aurores pour essayer de terminer la route du trampolín. Ce matin nous déjeunons dans un tout petit restaurant de montagne. Il nous reste 6 km d’ascension avant d’attaquer une belle et longue descente. Aujourd’hui les nuages et le brouillard ont disparu et le spectacle est formidable. Nous savourons notre arrivée au sommet de la dernière ascension et apprécions le paysage avant la descente. Après une heure nous retrouvons le bitume, c’est quand même agréable. Nous roulons tranquillement jusqu’à Sibundoy après une petite pause restauration dans le village de San Fransico ou trône une magnifique église.

Sibundoy nous retrouvons notre hôte warmshowers, un personnage fort émouvant dont je vous reparlerai dans un article spécial.

Nous avons parcouru : 34 km lundi, 32 mardi et 25 mercredi.

Rencontres significatives :

  • Karterr Alvarez et les policiers du Mirador
  • Charlie et Percy deux cyclistes Anglais en Amérique du sud.
  • Notre hôte Warmshowers Cabunga
  • La famille de Cabunga

Le Chontaduro fruit d’un palmier qui se trouve dans la forêt au climat équatorial. Il est cuit avant consommation. Il contient de nombreuses vitamines au dire des consommateurs locaux.

Une petite idée de la route du Trampoline. Una pequeña idea del TTrampoline de la Muerte