Une nuit au poste de police, immobilisation à Jaen.

Du mardi 30 avril au samedi 11 mai 19, une semaine difficile.

Mardi nous empruntons les routes de montagnes qui nous amènent à San Ignacio en fin d’après-midi où nous nous installons à l’hôtel pour deux jours. San Ignacio est une ville Péruvienne de 30 000 habitants avec beaucoup de commerces.  

Mercredi 1 Mai est un jour férié pas payé au Pérou, ici pas de manifestation, tous les magasins sont ouverts et tout le monde travaille. Nous en profitons pour laver nos vélos qui ont souffert ces derniers jours. 

Jeudi nous quittons San Ignacio sans regret, la ville est bruyante et sans intérêt particulier. Nous prenons la direction du village de Tambopara sur une route très tranquille.

Le paysage a complètement changé, des rizières à perte de vue avec une armée de travailleurs. Ici le riz se plante et se récolte toute l’année. Nous pourrions nous croire dans les rizières chinoises. Il y a également des champs d’ananas

Arrêt dans un village pour manger, et devinez quel est le menu : eh! bien du poulet. Sur la route nous longeons la falaise et il faut souvent s’écarter, de temps en temps il y a des cailloux qui tombent. 

Ce soir nous dormirons dans le commissariat de police de Tambopara. Le policier nous propose une cellule ou dans la cuisine. Nous choisirons cette dernière. Nuit tranquille et en sécurité.

Vendredi direction Jaen, une ville qui nous rapproche de l’Amazonie. Journée tranquille, la route est agréable et assez roulante. Nous arrivons à Jaen en fin de journée. Une ville de 100 000 habitants située au nord du Pérou dans le département de Cajamarca. La température moyenne est de 18.7 à 29.8°C toute l’année avec une activité touristique inexistante. Dans la région les cultures principales sont le riz et le café. Dans la ville circulent plus de 15000 motos-taxis et peu de voitures. 

Nous rencontrons Miguel qui tient un magasin de vélos. Il nous indique un endroit pour dormir sa maison étant occupée. Miguel est une personne très disponible et patiente. Il nous prête son atelier pour la maintenance de nos vélos. Nous nous installons dans un petit hôtel du centre-ville le San Remo. 

Rencontre du jour  du 3 mai: 

  • Miguel et sa famille dans son magasin de vélos. Une belle rencontre.
  • Anthony un français à vélo qui vit en Nouvelle Zélande et voyage avec Alexandra une colombienne.

Samedi, dimanche et lundi: Agnès n’ayant pas digéré un hamburger Péruvien est clouée au lit. Moi je passe le temps au magasin de vélos de Miguel à discuter et à l’entretien de nos vélos. 

Mardi, mercredi, à mon tour d’être malade. Nous décidons de consulter un docteur dans une petite clinique privée. Consultations et analyses diverses qui donnent des résultats négatifs. Le docteur rédige une ordonnance sur un papier ordinaire, ici en théorie il n’y en a pas besoin, les médicaments sont en libre service. Au Pérou l’automédication est bien en place. 

Jeudi, vendredi, la santé s’améliore doucement. Séance de cuisine, nous réalisons deux risottos pour nos hôtes: un végétarien et un au poulet. Ils sont ravis de ce plat européen. Avant notre départ, nous leur ferons du riz au lait. 

Samedi dernier jour à Jaen, nous préparons le riz au lait pour nos hôtes et repos. 

Nous avons parcouru: 43 km le mardi 30 avril, 73 le 2 mai et 43 le 3 mai.

Fait marquant: mon frein hydraulique Magura fuit, impossible de le réparer. Magura ayant été contacté, peut faire un échange à condition de lui rapporter ou envoyer la pièce. Cette marque n’est pas distribuée en Amérique du sud. Aux voyageurs à vélo qui me lisent, je conseille de voyager avec le matériel Shimano qui se trouve partout ici. Mon revendeur Bovélo en France ma répondu avec beaucoup de retard et me propose de m’envoyer la pièce pourtant sous garantie, à condition que je la paie et dans des délais incompréhensibles. Ce type de frein hydraulique Magura HS22 ou HS33 est obsolète. Mon avis éviter le matériel Magura.

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En route vers le désert du Tatacoa

Samedi 26, dimanche 27 janvier 2019

 

Aujourd’hui nous quittons Ibagué, Carol et William; levé matinal pour un départ vers le désert de Tatacoa. Le relief est facile dans cette région mais le problème il fait très chaud. Aujourd’hui il y a beaucoup de descentes et la moyenne est élevée. Le paysage a radicalement changé. Nous croisons des cultures de riz et de maïs. Les machines sont en actions pour la récolte du riz, ici c’est un peu particulier, comme il n’y a pas de saison, ils peuvent récolter toute l’année. Le riz se récolte comme le blé mais avec son enveloppe, qui est enlevée ensuite avec une autre machine en usine. Nous terminons notre journée à Saldaña.

Dimanche nous continuons notre avancé vers le désert de Tatacoa à un rythme soutenu sous une chaleur avoisinant les 40°C. Comme c’est dimanche, il n’y a quasiment pas de trafic. Nous nous arrêtons à Natagaima très tôt. Cela nous permet de rencontrer Orminzo qui nous invite dans la maison de sa sœur pour nous faire profiter d’internet et découvrir la campagne profonde du pays. Nous avons du mal à imaginer que les gens vivent dans des conditions de confort aussi précaire, que nous ne pourrions sans doute plus supporter en Europe.  Ce soir nous dormirons à l’hôtel dans un petit village près de Natagaima, une seule chaine de télévision et pas d’internet.

Nous avons parcouru :

  • Samedi 87 km
  • Dimanche 67 km

Rencontre significative : Orminzo, il vit à Bogota mais vient se reposer à la campagne pour rencontrer sa famille et ses amis.

Faits marquants : pas d’internet depuis 2 jours.

Quizz du jour avez-vous la réponse au trois photos ci-dessous. Réponse au prochain post

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