Attention à la montagne

Vendredi 14 décembre 2018

De plus en plus tôt, ce matin 6h15 prêt à partir, toujours en raison de la chaleur. Un colombien dont nous ne connaissons pas le nom est venu très tôt ce matin pour nous guider à sortir de la ville. C’est très gentil à lui, de plus pas de chance il est tombé en panne d’essence. A croire qu’ils le font exprès, c’est la deuxième fois que cela nous arrive. Au final il nous aura accompagner pendant 10 km. Moment où nous avons croisé deux cyclistes colombien avec qui nous avons fait la causette. 

Aujourd’hui, la première partie se situe le long du Magdalena et de ses marais dans lesquels les vaches se baignent. Il y a également de nombreux termitières.  A mi-parcours, la route commence à s’élever et les montagnes se rapprochent. Nous avons retrouvé un peu de trafic sur la route.

Il fait tellement chaud que nous nous arrêtons vers 11h, la température dépasse les 40°. Nous allons nous reposer à l’hôtel et dormir dans la ville de Pelaya. Un village de 20000 habitants où la vie s’organise essentiellement autour des commerces. Ici tous les restaurants sont dans la rue et servent la même chose au même prix. Dans un prochain post je vous détaillerai la cuisine colombienne.


Rencontre du jour : deux cyclistes colombiens

Aujourd’hui nous avons parcouru 70 km sous une température au plus élevée de 40°.

Patience !! Patience!!

Mardi 11 décembre 2018

Ce matin lever aux aurores, nous devons prendre un Ferry à 5 km de Magangué. La police du tourisme que nous avons rencontré hier a souhaité nous accompagner jusqu’au bateau. C’est formidable nous avons une moto derrière nous avec le gyrophare bleu. Yeison un jeune policier nous emmènent donc au ferry pour 7 heures. Mais ce matin pas de chance il était complet et il est parti plus tôt. Il nous faudra donc attendre le prochain à 10h30. 

Afin de patienter Yeison nous propose de visiter un chantier archéologique ouvert dans le cadre de la construction d’un pont. La visite est forte intéressante et les 3 archéologues du chantier nous expliquent dans les détails leurs travaux de recherche et reconstruction, ce fût un moment très agréable et pour lequel nous étions les premiers étrangers visiteurs. Nous revenons ensuite au ferry pour nous y installer. 

Le ferry qui nous emmène est un bateau qui a plus de cinquante ans et ne répond à aucune norme que nous pourrions avoir dans nos pays européens. La traversée est très agréable dans un cadre grandiose. Nous empruntons le fleuve Rio Grande Magdalena. Il présente une longueur de plus de 1500 kms, il traverse la cordillère centrale et orientale des Andes colombiennes, et se jette dans la mer des caraïbes. Il est navigable sur plus de 1200 kms. Il est en permanence recouvert de végétations qui viennent des hauts plateaux.

Arrivée à bon port vers midi, nous nous dirigeons ensuite vers Mompox une ville située à environ 40 km au bord du Rio Magdalena. La route est plate avec un revêtement d’assez bonne qualité. Nous sommes dans une zone agricole, ici beaucoup d’élevages de vaches (à bosses). Nous roulons à bonne allure et nous arrivons en moins de deux heures à Mompox. Nous traversons rapidement la ville, que nos visiterons demain, pour nous installer dans un petit hôtel.

Rencontre du jour : Yeison notre policier du tourisme. Un garçon charmant et agréable qui a vécu dans la rue avant de pouvoir intégrer la police et qui est fier de sa réussite.
Aujourd’hui nous avons parcouru 50 km sous une température d’environ 40°.

Mais que fait la police ?

Lundi 10 décembre 2018

Nuit très tranquille à San Pedro. Hier la police nous a proposé un accompagnement touristique sur une partie du parcours. Pendant une quinzaine de kms la moto de la police avec deux agents nous a précédé. Cela sécurise mais je ne pense pas que ce matin cela avait une grande utilité.
Le parcours du jour est plutôt descendant et nous nous dirigeons vers la ville de Magangué. Ce n’est pas une ville touristique mais un passage obligé pour se rendre de l’autre côté du fleuve Rio Magdalena.

Le revêtement de la route est mauvais. Ici nous sommes dans une zone agricole et il n’y a quasiment que des fermes et leurs vaches à bosses.

Nous arrivons en fin de matinée à Magangué. Une ville de 120 000 habitants de située au bord du Fleuve Rio grande Magdalena. Ce chiffre parait important mais ce qui surprend en arrivant c’est la circulation des motos. Il y en a des milliers dont une bonne partie sont des taxis et transportent deux voir trois passagers en même temps. Nous ne savons pas si c’est la suite du vol de la semaine passée, mais il y a un petit sentiment d’insécurité dans cette ville. Tous les colombiens qui nous regardent paraissent suspects.

La ville est vivante avec une jolie cathédrale ainsi qu’un port très actif.Dans ce type de ville, on se croirait dans un autre monde. Ici tout semble décalé avec la réalité et la vision d’européen que nous sommes. La police du tourisme que nous croisons à l’hôtel nous propose un accompagnement pour aller au port demain. Pour nous rassurer nous acceptons.

Nous sommes installés à l’hôtel Magangué Plaza, un trois étoiles de Colombia. Nous ne savons pas quels sont les critères d’attribution. 

Rencontres significative du jour :

  • Yeison de la police du tourisme
  • Mauricio le propriétaire de l’hôtel. Il plaisante sur tout. Son hôtel est truffé de caméras de surveillance. Il semble adorer la technologie et m’explique tout le système.

Aujourd’hui nous avons parcouru 45 kms –  température au maximum 41°