UN RECORD et la Puya Raimondii

Du vendredi 12 au vendredi 19 juillet de Yungay à Huallanca en passant par le parc de Huascarán

Yungay et la vie locale

Vendredi et samedi repos à Yungay pour récupérer de notre périple dans la Cordillera Blanca. En 1970 Yungay fut ravagée par une coulée de boue déclenchée par un tremblement de terre. La catastrophe fit plus de 22000 morts. https://fr.wikipedia.org/wiki/Yungay_(Pérou)

Visite de la ville et de son marché. Les femmes en costumes traditionnels viennent de la montagne pour vendre leurs produits de la terre.  Difficile d’instaurer la conversation, pour une raison simple elles ne parlent pas espagnol mais queschua. Elles refusent les photos et n’hésitent pas à me lancer des pommes de terre ou pommes de maïs cuites au vu de mon appareil photo. Nous finirons quand même par établir la conversation.

Journée tranquille où nous retrouvons Alexandra et Anthony, des cyclistes déjà rencontrés au Pérou.

Dimanche nous prenons tranquillement la route vers Huaraz. Il y a beaucoup de trafic et cela demande une vigilance permanente. Ici les automobilistes utilisent en permanence leur klaxon pour vous prévenir qu’ils vont vous doubler ou ceux qui vous croisent pour nous dire bonjour. Au final cela devient assez fatiguant et perturbant, pour ma part j’ai toujours mon écarteur en bois sur mon vélo. Nous nous installons au centre de Huaraz pour préparer les prochains jours.

Dormir avec les dinosaures

Mardi, après un repos complet, nous commençons un périple qui va de nouveau nous amener dans la partie sud du parc de Huscaran. L’étape du jour nous amène à Catac, un village isolé du Pérou. Une journée tranquille où nous rencontrons Juan Carlos un cyclo que nous avions déjà croisé en Colombie en décembre 2018. Ce soir nous dormons dans un hôtel très confortable du village de Catac. Nous en profitons pour partager nos expériences vécues depuis six mois avec Juan Carlos

Mercredi départ assez matinal vers une autre partie du parc de Huascaran. Nous empruntons un chemin de terre et pierres qui ne présente pas de pourcentages élevés mais reste difficile du fait de son revêtement. La première journée nous parcourons 22 km et nous nous arrêtons à l’entrée du parc où nous rencontrons Domingo un gardien. Nous installons notre tente dans le musée du parc où nous passerons la nuit. Ce sera une première avec les dinosaures et autres animaux étranges.

Domingo est très gentil, il nous permet de prendre une douche chaude et manger dans sa cuisine. Un bonheur car nous sommes à 4200m et il fait froid. C’est une encyclopédie vivante de la nature, tout au long de la soirée il nous parle de la nature. Il est intarissable sur tout ce que l’on peut trouver dans le parc de Huascaran.

Rencontre du Jour : Domingo un gardien du parc de Huascaran

La Puya Raimondii

Jeudi, nous continuons notre chemin vers Huallanca. Le revêtement est toujours aussi mauvais et la pente c’est légèrement élevée. Nous découvrons le parc, beaucoup de troupeaux de bovins et moutons avec leurs gardiens qui vivent ici dans la montagne. Leur maison, ou plutôt leur hutte de paille, semble pour nous européens un peu d’un autre temps. Difficile d’imaginer qu’ils puissent vivre ici pour la plupart sans électricité, ni eau courante. Il y a quand même quelques huttes qui possèdent un panneau solaire qui produit eau chaude et un peu de courant pour les quelques ampoules. Ici le confort est très rudimentaire. 

La végétation n’est pas abondante mais une plante attire notre attention : « la Puya Raimondii ». Une plante qui peut vivre jusqu’à 100 ans. Elle est monocarpique, elle ne fleurit qu’une fois dans sa vie et on la trouve essentiellement au-dessus de 3000m dans la cordillière des andes. Pour notre part nous n’avons pas pu voir la fleur mais c’est une jolie plante. https://fr.wikipedia.org/wiki/Puya_raimondii

Quelques véhicules nous doublerons dans la journée, nous les retrouverons au glacier Pasturori. Ce dernier est beaucoup visité malheureusement il est en train de disparaitre. Il y a encore une quinzaine d’année ici existait une station de ski, depuis elle a été fermée pour manque de neige. Les spécialistes disent qu’il faudra moins de quinze ans pour que le glacier ait complètement disparu. Nous installons notre toile de tente à 4864m, il fait froid.

Une altitude record

Vendredi levé aux aurores, la nuit fut longue et claire. Il y avait tant d’étoiles qui brillaient dans le ciel , que nous nous serions crus en plein jour. Ce matin nous apprécions le café chaud et le bol d’avoine, la température est de 0°C. Nous buvons le café avec des gants et nous attendrons les premiers rayons de soleil pour partir. En route vers un record d’altitude à vélo. Nous atteignons 4914m où nous restons pendant une dizaine de km. Nous y affrontons une tempête de neige et ici pas moyen de se mettre à l’abri, quelques km assez difficiles.

Après plus de 5 heures de vélo, nous retrouvons le bitume et un cadre magnifique dépourvu de végétation. Nous parcourons une descente de 30km où nous affrontons le vent et le froid avant d’atteindre Huallanca. Un village encerclé par les montagnes où se trouve une mine d’argent, zinc, plomb et cuivre la plus importante du monde. Au Pérou toutes les mines sont exploitées par des compagnies étrangères.

Rencontre de deux cyclistes : Sol et Junior deux vénézuéliens à vélos.

Nous avons parcouru : dimanche 58 km, mardi 38, mercredi 21, jeudi 20, vendredi 54.

Nous avons à ce jour dépassé les 100 000m de dénivelé positif.