La Cordillera Blanca

Du 1 au 11 juillet. De Caruaz à Yungay

Lundi nous quittons Caraz en direction de Caruaz, objectif visite de la Cordillère blanche. Journée tranquille afin de préparer la traversée du parc Huascaran et découvrir la Cordillera Blanca. Nous nous installons dans un hôtel appelé San Lucas

Une rencontre imprévue

Mardi voilà c’est parti pour la Cordillera Blanca, environ 250 km de routes et chemins. Une route qui s’élève pendant 50 km et nous amènera à 4750m. 

Nous campons à l’entrée du parc, près de la maison d’un couple et leurs deux fils, ils assurent la restauration pour les visiteurs du parc de Huascaran. Une famille qui vit modestement, ils dorment à même le sol sur une planche dans une maison sans fenêtre ni chauffage. Ils sont quasi autonomes en nourriture, cochons, poulets, cochons d’indes. Ils pêchent les truites dans le torrent qui en regorge. Leurs conditions de vie donnent à réfléchir sur notre confort européen et encore une fois donne une leçon d’humilité.

 Ce soir Sabina nous prépare des truites fraiches avec des pommes de terre. Nous partageons le repas ensemble 

Rencontre du jour : William, Sabina et leurs fils.

Spectacle de la Cordillera Blanca

Mercredi, nous continuons notre ascension jusqu’à 4750m. Le cadre du jour est une merveille, malgré la pente nous prenons du plaisir et profitons du spectacle offert. Bien qu’il y ait de la neige sur les sommets à plus de 6000m, la température est aux environs de 20°C.

La traversée du tunnel Olímpica, d’une longueur de 1384m et situé à 4736m se fait avec l’aide d’une voiture qui reste en arrière de nos vélos pour nous protéger d’un éventuel accident. Traverser ces tunnels est toujours difficiles car ils sont dépourvus d’éclairage. A la sortie de l’ouvrage, nous découvrons la magnifique lagune de Cancaraca, une merveille de la nature avec son eau bleu turquoise. Nous terminons par une descente vertigineuse qui nous amène à Chacas. Une journée fatiguante avec 1100 m d’ascension et 1200m de descente.

Incroyable ville de Chacas

Du jeudi 4 au dimanche 7 juillet nous découvrons la ville de Chacas située à 3500m d’altitude. Sa situation en fait un endroit où il fait froid. https://fr.wikipedia.org/wiki/Chacas

Nous visitons la coopérative créée par l’ONG Mato Groso. On y travaille la restauration de monuments historiques et en particulier les églises du Pérou. Le travail réalisé est impressionnant tant par la précision que la complexité des activités. L’ONG a ouvert une école de formation pour les jeunes et construit un hôpital moderne sur un terrain donné par un propriétaire péruvien. Tout est réalisé grâce aux bénévoles et aux dons. 

Nous séjournons à l’hôtel Ascension où la propriétaire nous permet d’utiliser sa cuisine. En retour nous lui cuisinons un risotto qui a été apprécié.

Lundi nous quittons Chacas pour Yanama. Nous empruntons une route avec un revêtement de terre et de pierre, mais le cadre est magnifique et reposant. La montée est imposante, plus de 40km. En route nous croisons de nombreux villages mais peu de véhicules. Nous nous arrêtons dans le village de Sapcha où nous sollicitons un hébergement au presbytère qui est également associé à l’opération Mato Groso. Une italienne s’occupe de la mission où il y a trois types d’enseignements : 

– La fabrication de vitraux

– la création de tableaux de céramique 

– un atelier de dessin d’art. 

Chaque formation dure cinq ans et à l’issue de celles-ci les personnes peuvent exercer leur talent partout dans le monde bien que la majorité choisisse de rester au Pérou. Il y a également un atelier fabrication de tissus qui sont vendus au Pérou, la production ne permet pas de vente à l’étranger. 

La fée électricité

Mardi nous partons tard, l’étape du jour comprend seulement 24km. Mais au final le mauvais état du chemin rend la journée très éprouvante. La descente est rendue difficile pour deux raisons : le revêtement est constitué de beaucoup de pierres et le pourcentage est important.

Nous arrivons tardivement au village de Yanama où l’électricité est coupée. Comme la compagnie électrique n’a pas pu terminer ses travaux, elle ne rétablit pas le courant. Il n’y a plus de lumière ni douche puisqu’elles sont électriques. Les restaurants sont fermés, seuls quelques magasins fonctionnent à la bougie. La population accepte bien cet état de fait et s’adapte sans rechigner.

Mercredi après une nuit sans électricité, petit déjeuner tranquille avant de s’élancer vers un nouveau sommet situé à 37km. Le revêtement est toujours aussi difficile. Au loin le sommet enneigé du Huascaran lequel culmine à 6768m, point le plus élevé du Pérou, nous offre un spectacle exceptionnel.

Nous posons notre toile à l’altitude de 4450m, au milieu de nulle part sans aucune habitation et pour paysage une lagune et la montagne. Il fait froid et le repas chaud est apprécié. 

Au Pérou la nuit tombe tôt, ce qui fait que nous sommes au lit vers 19H30. Une nuit assez longue pour bien récupérer.

La glace au petit déjeuner

Jeudi réveil tardif malgré une longue nuit, dehors il fait -5°C. Il y a de la glace sur les parois de la toile et il est bien difficile de sortir du sac de couchage pour s’habiller. Le spectacle est grandiose : un ciel bleu, la montagne enneigée et le soleil qui la réfléchit dans la lagune. Déjeuner tranquille, avec une telle température et l’altitude tout va doucement.

Nous terminons la montée avec un paysage toujours aussi joli avec toutes ces lagunes qui s’enchainent le long de ce chemin sinueux. L’arrivée au somment à 4735m est l’aboutissement de nos deux jours de montée. Nous avons une vue imprenable sur la vallée et la descente, laquelle est impressionnante. Elle ressemble à un escargot géant posé sur la montagne. Au loin les lagunes bleue turquoise sont magnifiques. Photos souvenirs avant la descente de 50km qui demande concentration. Arrivée tardive à Yungay où nous nous installons pour quelques jours. 

Nous avons parcouru : 39km le lundi, 25 le mardi, 57 le mercredi, 27km le lundi, 26 le mardi, 30 le mercredi et 54 le jeudi.

TOUJOURS ADMIRATIF

Nous reprenons la diffusion de notre blog et nous dédions cet article à Didier, notre beau-frère , que la maladie a emporté. “Que dios le bendiga”.

Du mardi 18 juin au lundi 24 juin 2019, une semaine dans la mission ONG “Mata Groso” du village de Pallasca

La mission du Père Daniel

Mercredi nous sommes à la parroquia « presbytère » de la mission du père Daniel, un jeune prêtre de 40ans d’origine italienne. Il est ici depuis plus d’une dizaine d’années et fait un travail remarquable pour aider la population et les jeunes. Il est le prêtre du village ainsi que le responsable de la mission ONG « Mata Groso ». Voici quelques-unes de ses activités :

  • Former des jeunes aux métiers du bâtiment, restauration de vitraux, sculptures et dessins, pour cela il emploie des professeurs qui assurent les formations professionnelles.
  • Aider la population dans la difficulté, d’abord les pauvres et personnes âgées. 

Plusieurs groupes de très jeunes femmes et hommes Péruvien se rendent chaque semaine dans des maisons de personnes âgées dans le but de faire le ménage, les aider à se laver ou diverses tâches, lesquelles se font sans aucune rétribution de quelques manières que ce soit.

Dans la communauté les bénévoles préparent les repas pour toutes les personnes présentes dans la mission.

Rencontre : le Père Daniel et les gens qui travaillent avec lui

La fête au village

Pendant une semaine c’est la fête au village. Ici rien ne se fait comme en Europe. Pendant l’évènement il y a des milliers de personnes qui viennent d’un peu partout du Pérou. Souvent les gens originaires du village ou de la région. De nombreuses fanfares viennent et accompagnent les différents défilés qui sont au nombre de 5 à 6 par jour.

Chaque défilé comprend une fanfare et de nombreuses personnes qui dansent au son de la musique. Devant celui-ci, il y a toujours un taureau tenu par des cordes et des personnes qui s’amusent à jouer aux matadors au risque d’être victime d’un accident. A l’issue du défilé l’animal est abattu, ainsi environ 30 sont sacrifiés pendant ces quatre jours. Ensuite ils sont découpés et la viande est cuisinée afin de préparer des repas géants où chacun peut venir y manger gratuitement.

La cuisine est faite par des bénévoles et s’appuie sur des traditions locales. Rien ne se perd, tous les morceaux des animaux se mangent. La peau est récupérée et servira à l’artisanat. Pour la première fois nous mangeons des tripes de taureau. A noter que ceux-ci sont offerts par les éleveurs locaux.

Le dernier jour, la fête se termine par une grande procession religieuse qui dure plusieurs heures et parcourt une bonne partie des rues du village. Au Pérou toutes les fêtes ont une connexion avec la religion catholique, cette dernière étant très pratiquée en Amérique du sud.

Pour notre part nous avons aidé bien modestement à préparer une tombola et tenir le stand pendant la fête. Notre action bien modeste aura permis de récolter quelques fonds qui serviront à la mission.

En conclusion :

On peut retenir de ces moment passés dans cette mission et ce village : 

  • l’élan de solidarité avec ces jeunes péruviens et Italiens, lesquels aident bénévolement au fonctionnement de la ONG.
  • Une grande leçon d’humilité au regard des rencontres locales.
  • Les grands moments de convivialité autour de cette fête de village.

Rencontres : beaucoup de gens du village.

Zapping fête de Pallasca ville du Pérou juin 2019

Routes de transition

Du vendredi 14 au mardi 18 juin de Cajabamba à Pallasca

Vendredi nous quittons Cajabamba, direction Huamachuco, une ville située plus au sud. Aujourd’hui nous retrouvons le bitume et ça fait du bien. Il fait bien chaud, la route s’élève mais elle est très agréable. Pause à la lagune de Sausacocha, lieu de détente et activités nautiques. 

Arrivée dans la ville de Huamasucho relativement tôt. La ville est étendue et nous nous établissons dans son centre. Nous en profitons pour visiter son immense marché aux fruits et légumes. 

Samedi départ vers le village de Pallasca, mais avant il va falloir pédaler plusieurs jours. Nous empruntons des routes de montagnes non bitumées mais le paysage est splendide et nous sommes tranquilles. Nous avons croisé cinq voitures dans la journée. Notre altitude de croisière se situe à 3500m. Première nuit à Cachicadan, où nous faisons la connaissance de Rosa. Une personne charmante qui aime les cyclistes. Elle nous offre un logement ainsi que la nourriture, alors que ses conditions de vie semblent bien difficiles.

Rencontre du jour : Rosa

Un dimanche autour d’une Pachamanca

Dimanche, avec tristesse nous quittons Rosa avec laquelle nous avons passé un agréable moment. Direction de Angasmarca par une route en terre, laquelle débute par 14 km de descente relativement difficile avec des pierres et gravillons, mais le paysage est toujours splendide. En route nous faisons la connaissance de la famille Rabaza laquelle nous invite à déguster une  pachamanca en l’honneur de la fête des pères.

Comment se prépare la pachamanca :Il faut creuser un trou dans le sol pour y mettre les légumes, les viandes et des pierres très chaudes chauffées auparavant. Dans le principe ils intercalent les couches de légumes (pommes de terre, maïs, haricots et herbes locales) avec les viandes (porc, poulet, agneau) et des pierres, ensuite la cuisson se fait tranquillement à l’étouffée et il ne reste plus qu’à déguster. Un moment agréable passé avec cette famille de 50 personnes. Nous terminons notre journée à Angasmarca où nous dormons au commissariat de police. Belle journée riche en émotions.

Rencontre du jour :

  • La famille Rebaza 
  • Les policiers du commissariat de Angasmarca

Que de poussière

 Lundi départ tranquille, la journée va être longue. Nous longeons la montagne et alternons les ascensions et descentes. Le revêtement de la route est essentiellement en terre avec beaucoup de poussière, par moment il y en a tellement au sol que le vélo n’avance plus. 

Le paysage est agréable et cette route de transition est déserte, les seuls véhicules croisés créent un nuage de poussière indescriptible. Nous arrivons à Mollepata en milieu d’après-midi dans un état de salissure extrême, la cause étant bien sur la poussière rencontrée ce jour. Nous nous installons dans le collège et prenons une douche chez un habitant du village. 

Ce soir nous mangeons dans un petit café où nous rencontrons une équipe qui travaille à la construction d’une route. Discussion animée mais agréable, un grand partage d’informations sur la France et le Pérou

Rencontre du jour : une équipe qui construit une nouvelle route dans la montagne.

Une première dans une paroisse

Mardi destination du jour Pallasca, un village situé en altitude mais auparavant il faut passer par une petite montée de 20 km avec ses nombreux lacets. Le spectacle est magnifique et la météo est agréable. Un seul village rencontré à l’issue de cette première ascension, et à partir de ce dernier commence la seconde ascension qui nous amène à Pallasca. Cette dernière est terrible, 5 km avec un pourcentage entre 10 et 12%. 

Nous arrivons au village où c’est la fête et pas facile de trouver un logement. Nous nous adressons au prêtre de la paroisse, lequel nous ouvre les portes de sa paroisse pour dormir. Ici nous sommes dans une mission ONG appelée “Mato Grosso”. https://fr.wikipedia.org/wiki/Opération_Mato_Grosso.

Son rôle aider les gens dans la pauvreté et assurer des formations à des jeunes qui deviendront charpentiers ou restaurateurs de monuments. Mais je vous en parlerai dans le prochain post.

Nous avons parcouru : 56 km vendredi, 59 samedi, 29 dimanche, 41 lundi et 33 mardi. 

Problème rencontré : fuite d’huile au deuxième frein magura du vélo de Jean-Claude.