Des gens généreux

Du mardi 21 mai au 26 mai 2019 La Balsas à Celendin

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Mardi lever aux aurores pour un départ à 6h30. Le parcours du jour est uniquement une montée de 40km et la température risque de nous handicaper. Il nous faut à nouveau contourner la vallée pour arriver à Celendin. La vision de la vallée sous le soleil offre un spectacle fabuleux.  Nous nous arrêtons dans un petit hameau pour trouver de la boisson qui nous fait défaut. Ici nous sommes dans une zone pauvre du Pérou. Il n’y a pas l’eau courante ni l’électricité. Les gens s’éclairent à la lampe à pétrole. Nous sommes à plus de 3000m et quand il pleut il fait froid. Sans chauffage les habitants nous disent utiliser plusieurs couvertures pour se couvrir la nuit.

La poisse

Malheureusement suite à un petit problème physique d’Agnès nous prenons un véhicule pour faire les 12 derniers km. L’arrivée à Celendin est très tardive, mais nous trouvons un petit hôtel rapidement.

Rencontre du jour : Maria, Oscar et son fils Adrien. Un couple qui vit dans la montagne sans électricité mais qui est d’une gentillesse et d’une grande générosité. Ils nous ont offert à manger.

Mercredi, après une nuit tranquille suite au problème physique d’hier. Nous nous rendons dans une clinique privée pour consulter. Le verdict est sans appel, il s’agit d’une petite déchirure musculaire sans doute liée à un manque d’hydratation au vu de la température élevée. Blessure qui demande un repos compris entre 10 et 20 jours. Ici le docteur prend son temps, notre consultation a duré plus d’une heure, avec une approche qui semble bonne. Il était également intéressé par notre périple. L’équipement pour faire l’échographie du muscle semble de dernière génération. 

Nous nous installons donc à Celendin pour 2 à 3 semaines. Une ville de 28000 habitants sans attrait touristique. Tant pis nous allons improviser et essayer de se rapprocher de la population. Il y a toujours à apprendre.  Nous terminons tranquillement notre journée à l’hôtel

Jeudi, vendredi, repos oblige Agnès reste à la chambre. Pour ma part je pars à la découverte de la ville. De son marché qui est impressionnant, un endroit où l’on trouve tout. 

Ici les femmes portent un chapeau avec une forme bien spécifique. Il est fabriqué dans la région. Je vais donc essayer de visiter une fabrique dans les prochains jours, il me faut juste trouver le bon interlocuteur. Se rapprocher de la population locale ne semble pas facile, ici les touristes sont inexistants et la population semble difficile à approcher. Une policière locale me donne quelques pistes pour trouver un interlocuteur. 

Samedi , je finis par rencontrer une personne qui donne la forme finale aux chapeaux mais ne les fabriquent pas. Nous partageons un moment et il m’explique ses gestes répétés à longueur de journée. Le matériel utilisé est d’un autre temps. Un fer à repasser à braises, curieux au siècle où nous vivons avec l’électricité. Au retour je passe par un petit marché aux animaux. J’aborde une vendeuse de cochons d’inde « CUY, en espagnol ». Le hasard veut qu’elle confectionne des chapeaux et possède un élevage de ces animaux. Elle m’invite pour le prochain lundi à la visiter dans sa petite entreprise. Je ne sais pas ce que je vais voir mais je suis impatient de voir.

Quand la terre tremble

Dimanche, nuit agitée, un séisme de magnitude 8 a frappé le Pérou dans la région où nous nous trouvons. Pendant plus de 2mn la terre a tremblé. C’est à la fois impressionnant et effrayant de voir ces façades de maisons qui bougent. Nous sommes impuissant devant cette scène et il y a une forte tension qui retombe lorsque les vibrations s’arrêtent. Le pays a subit de nombreux dégâts en particulier le réseau routier, et au moment où j’écris une seule victime a été identifiée. L’Amérique du sud est une zone sismique connue. Le dernier séisme important au Pérou eu lieu en 1970 et avait fait 70 000 morts.

Ce matin la ville est un marché à ciel ouvert. Il y a des stands partout et chacun vient vendre ses produits pour vivre ou survivre. Les femmes sont avec leurs bébés qu’elles allaitent dans la rue. Ici tout se vend : vêtements, animaux tels que veaux, vaches, cochons, canards, poules, cuys, fruits et légumes. Le séisme de la nuit ne fait même pas partie des préoccupations. La population semble s’être fait une raison. Ce matin j’ai rencontré une personne qui m’a invité à visiter son atelier de chapeaux dont je vous reparlerai dans le prochain post.

Petite vidéo test sur le mode Zapping

Connaissance du peuple indigène