Colombie: que reste-t-il ?

Notre parcours en Colombie

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Colombie

Après 86 jours et 2579 km nous quittons la Colombie. Plus de 35 000 m de dénivelé positif, la montagne est bien présente dans ce pays.

Qu’allons-nous retenir de Colombie, c’est un pays qui semble en plein développement économique. Un pays où la population n’aime pas les règles et pensent que ses politiques sont tous corrompus, en quelques sortes personne ne respecte la loi.

 Ce que nous avons aimé :

  • La gentillesse des gens et leur accueil sur la route.
  • Leur esprit de solidarité tant pour leurs proches que pour les étrangers.
  • Leur promptitude à parler facilement.
  • Contrairement à ce que nous pensions, nous ne nous sommes jamais sentis en danger
  • La collaboration de la police pour nous renseigner et nous accompagner.
  • Un pays aux paysages et températures variés
  • Le climat.
  • Une population variée, contrairement à ce que nous pensions il n’y a pas de colombiens au visage typé, néanmoins bien que leur morphologie soit différente (voir photo, les mannequins aux formes différentes), les femmes colombiennes portent sur elles une sensualité évidente.
  • Une rencontre inoubliable avec Cabunga, un indigène Kamentsa
  • Le franchissement de la Linéa et de la route “el trampolín de la muerte“.

Ce que nous avons moins aimé : 

  • Le vol de nos affaires à El Carmen de Bolivar
  • Le non-respect du code de la route, en particulier les bus et les camions. En règle générale le chauffeur se sent le roi avec son véhicule, et n’est pas diplomate. Son outil privilégié est le klaxon qu’il utilise en permanence pour n’importe quel motif (du style : range toi, je passe, attention je change de direction, dire bonjour, et bien d’autres)
  • Une nourriture bonne mais pas variée.
  • Et surtout, l’utilisation du. plastique pour n’importe quoi.

En conclusion : un pays agréable à visiter et qui est en plein développement.

Une rétro photos:

Cabunga un homme exceptionnel

Hier nous avons rencontré Cabumga, de la communauté indigène des Kamentsa de la vallée de Sibundoy. Un personnage extraordinaire, après des études supérieures qui ont été validées par un diplôme de professeur. La langue de sa communauté étant en danger, il a décidé d’abandonner l’enseignement pour tenter de la sauver. Ce choix l’amène à vivre dans la pauvreté. Il habite une maison des plus simple dans la campagne et mène son activité bénévolement. Moins de 400 personnes parlent encore la langue des Kamentsa, pour cela il enseigne aux enfants cette langue, il leur apprend également les rudiments pour vivre avec les éléments de la nature. 

Le confort rudimentaire de sa maison surprendrait la majorité des gens. Tout est en accord avec la nature. Pour manger il élève des animaux, tels que des poulets, dindons, canards. Il élève également une vache qui elle se nourrit dans la nature environnante. Il cultive dans son jardin des plantes à caractère médical et des légumes.

Il nous a ouvert sa maison comme un seigneur. Ses enfants si jeunes vivent déjà en accord avec la nature.

Aujourd’hui il travaille à ouvrir un musée qui permettra également de perpétuer la mémoire des Kamentsa.

Cabunga un personnage hors du commun qui ne peut laisser indifférent. Il porte une force de conviction pour sa communauté.

Seulement après une journée, quand on quitte Cabunga nous sommes envahi par une émotion forte qui m’a laissé couler quelques larmes.

Au revoir Cabunga et bonne chance dans ton œuvre. Pour mémoire nous lui avons donné de quoi acheté deux arbres qu’il va planter et qui s’appelleront Agnès et Jean-Claude.

https://www.facebook.com/Fundación-Proyecto-33-cabëngbe-benach-camino-nativo-199592783746592/?ref=br_rs