Le voyage continue en Amazonie

Du lundi 1 au 5 avril 2019

Notre destination finale prévue est Santiago de Mendez, mais la route est longue, environ 250km. Aujourd’hui direction Palora par une route qui passe au milieu de la forêt. Les habitations sont isolées dans un milieu qui nous parait assez hostile pour y vivre. La population rencontrée est essentiellement indigène et peu encline à converser. Après un pont suspendu, nous traversons la rivière Pastaza sur un téléphérique qui ne pourrait sans doute pas fonctionner en Europe, ici les normes sont différentes. Néanmoins quel plaisir de passer au-dessus de l’eau. Lors de la traversée il faut mieux se tenir, car nous n’avons pas de gilet de sauvetage et le téléphérique n’a pas de porte. Après la traversée, le parcours se termine sur une route en travaux sur laquelle il est impossible de rouler à vélo. Nous arrivons au village de Palora situé au milieu de nulle part. Ici la population est indigène et les contacts sont difficiles. Le tourisme n’est pas présent dans ce village. 

Mardi nous continuons toujours dans la partie amazonienne de l’Équateur. Peu d’habitation et beaucoup de forêt. Ce matin nous avons rencontré Miguel, il a voyagé partout dans le monde. Equatorien, il habite Palora et on l’a informé que deux français étaient en ville à vélos. Il nous interpelle et nous discutons longuement. Ses deux filles travaillent en France et sa femme, morte d’une maladie grave, était hollandaise. Il nous invite dans sa maison mais nous déclinons, nous avons prévu de quitter la ville. Nous passons une journée tranquille, dans un cadre magnifique mais sans fait particulier. Nous terminons dans l’unique hôtel, El Sabor, du village isolé de Huamboya.

Rencontres du jour  : 

  • Miguel un ex-voyageur à vélo autour du monde.
  • Reinerio qui tient un restaurant dans le village de Huamboya. Il est cubain et habite ici depuis plusieurs années. Il nous parle de son ile avec nostalgie et de façon positive. Une rencontre au cours de laquelle nous avons beaucoup appris sur Cuba. 

Mercredi nous continuons notre route vers le sud, direction Macas, pas de fait significatif aujourd’hui. La ville de Macas se trouve sur un piton montagneux. Pour accéder au centre-ville, la dernière montée est éprouvante.

Jeudi dernière journée avant Santiago de Mendez avec un parcours essentiellement en descente. Le cadre est toujours magnifique, hyper calme et il n’y a pas de trafic sur notre route. 

Nous terminons notre journée chez les bomberos où nous allons rester deux nuits pour récupérer un peu de la semaine. Santiago de Mendez est une petite ville de 10000 habitants simple mais très agréable, elle est située dans une zone tropicale au climat humide. La ressource de la population est l’agriculture. Vendredi journée repos chez les bomberos et logistique. Nous sommes tranquilles, quasiment tous les pompiers sont partis en urgence à 200 km pour une opération recherche d’un cadavre dans une rivière.

Nous avons parcouru lundi 1 avril 38km, mardi 79, mercredi 56 et jeudi 75.

Share Button

Un train pas comme les autres

Mardi 26, mercredi 27, jeudi 28 février , vendredi 1, mars 2019.

Mardi photos traditionnelles avec les bomberos de Mira, et nous voilà parti direction Ibarra. Aujourd’hui le soleil est revenu et la température qui va avec. Une agréable descente de 17 km nous permet d’apprécier les paysages dans un environnement magnifique entre ces deux vallées. Nous retrouvons la route panaméricaine* avec un peu de circulation. Le revêtement de la route est agréable et les paysages toujours aussi sublime. Malgré la difficulté du parcours final, nous arrivons à Ibarra en début d’après-midi. Nous croisons Arthur un backpacker que nous avions vu à San Augustin. Ce soir nous dormons à l’hôtel au centre d’Ibarra

*Panaméricaine : une route qui part du nord des Etats-Unis et va jusqu’à la pointe sud du Chili (elle est seulement interrompue entre le Panama et La Colombie, il y a une coupure de 180km, zone occupée par une fôret vierge.)

Mercredi, nous avons rendez-vous à Atuntaqui avec nos hôtes warmshowers Diego et sa femme Monica. Nous parcourons 12 km sur une route à fort trafic. Ensuite journée de repos pour faire la lessive, cela fait plus d’une semaine que nous portons les mêmes vêtements de vélo et ils ont bien mérité un petit lavage. Monica et Diego habitent une maison simple dans le village avec un chien berger allemand qui monte la garde efficacement. Nous y retrouvons Sheila que nous avions croisé à San Juan de Pasto et Mimi une voyageuse à vélo.

Jeudi visite de Ibarra et son marché coloré. Ici la population est d’origine indigène avec une peau bien typée. Les femmes portent un chapeau ou un couvre-chef bien spécifique. L’activité du marché est intense et ici tout se vend, se fabrique ou se répare. Ibarra ville de 150000 habitants fût fondée par les espagnols et compte de nombreuses maisons coloniales blanches. D’ailleurs on la surnomme “la ville blanche”.

Sur le chemin du retour nous en profitons pour visiter le village de Cotacachi où se déroule un marché de l’artisanat. Comme toujours il y a beaucoup de monde dans ces manifestations. Le village est agréable, et on peut y croiser un nombre d’Américains qui sont résidents en retraite.

En fin de journée retour à Atuntaqui où nous retrouvons Diego et sa femme dans leur magasin de vêtements. Atuntaqui est une ville où se fabrique énormément de vêtements.

Vendredi nous avons prévu de faire une promenade en train dans la montagne. (voir la vidéo) Un train qui ressemble plus à un bus monté sur rails, c’est assez original. D’ailleurs il est équipé d’un volant qui je crois ne sert à rien. Les paysages sont magnifiques mais pas différents de ceux rencontrés à vélo. Au final nous attendions plus de ce périple qui nous avait été vendu comme exceptionnel. Nous terminons notre journée par une visite de la fiesta du village d’Atuntaqui. Ici pendant quatre jours se vendent tous types de vêtements qui sont fabriqués dans la région. Il y a des contrefaçons en grandes quantités.

Nous terminons la soirée avec la famille de Diego pour fêter l’anniversaire d’Agnès.

Nous avons parcouru 52km mardi et 12 mercredi.

Rencontres significatives : Diego, Monica et sa famille. Mimi qui voyage à vélo vers le nord.

Un train un peu différent des autres
Share Button