Maravillosa Cuenca – Chapeau bas

Jeudi 11 et vendredi 12 avril.

Cuenca est une grande ville qui représente un coup de cœur depuis notre départ. Il est impossible en une petite page de résumer Cuenca. Une chose remarquable est le style colonial que l’on retrouve partout dans la vieille ville, cela lui donne un charme extraordinaire. 3eme ville d’Equateur avec plus de 500 000 habitants, elle est située au sud du pays proche de la frontière du Pérou.

Une ville où l’on trouve environ 70 églises. Une qui retient notre attention, la nouvelle cathédrale de Cuenca, une merveille d’architecture tant interne qu’externe. Avec ses trois dômes bleus, elle domine la ville en jour mais encore plus la nuit lorsqu’elle apparait avec son éclairage. 

Le marché nommé “10 de Agosto“, on y trouve tout pour manger cru ou cuit. On peut également acheter toutes sortes de vêtements, téléphones, rencontrer une couturière et acheter de la musique. Dans une rue adjacente se déroule le marché aux fleurs.

Dans le marché une chose peu banale, il y a un endroit où des femmes vous fouettent ou vous frottent avec des plantes dans le but de faire disparaitre les douleurs: dorsales, aux mains, aux pieds et les maux de ventre. Elles terminent la consultation en utilisant un œuf, qu’elles frottent sur la tête pour absorber la douleur. Nous restons assez septiques sur ce type de traitement mais à voir les gens qui s’y précipitent la croyance est forte.

Le musée du chapeau Panama dans lequel on apprend que tous les chapeaux de ce nom sont fabriqués en Équateur à Cuenca et dans sa région. Le marché de ce chapeau a pris son essor lors de la construction du canal de Panama. Les travailleurs pour se protéger du soleil utilisaient ce chapeau de paille et à l’époque déjà fabriqué en Equateur. Lors d’une visite du chantier du canal en 1906 Théodore Roosevelt qui portait ce chapeau, contribue à la popularité et à l’origine du nom Panama. Aujourd’hui il se vend des panamas dans le monde entier. Ils se vendent entre 25$ et 100 000$. En tout cas un musée fort intéressant. La fabrication d’un chapeau dure entre une semaine et une année. Ne rater pas ce musée si vous êtes de passage à Cuenca.

Visite du musée Pumapungo, il relate l’histoire des différentes tribus indigènes de l’Équateur. Un moment d’histoire intéressant mais dense. Il permet de mieux connaitre l’histoire de ce peuple. Un grand musée gratuit.

Un cocorico : le tramway en construction par Alstom depuis sept ans. Ce dernier est en essais, mais comme ici les gens n’ont pas l’habitude de respecter le code de la route, il y a déjà eu de nombreux accrochages avec les véhicules et cela pose un vrai problème pour son exploitation. 

Vie courante, nous avons assisté à une manifestation de retraités, ici on ne réclame pas une baisse des cotisations mais tout simplement que les pensions soient versées. Le nouveau président n’étant pas d’accord avec une loi de l’ancien, eh bien tout simplement les pensions des enseignants nouvellement retraités ne sont pas versées depuis des mois.

Comme dans beaucoup de ville, il y a souvent la fête, et pour Cuenca c’était week-end de fête lors de notre passage. Toujours le même type d’animations avec beaucoup de fanfares et danseurs. Décidément où vont- ils chercher tous ces musiciens et danseurs?

Extraits animations fête à Cuenca

Une route difficile vers Cuenca, mais quelle beauté

Du samedi 6 au mercredi 10 avril

Départ de Santiago de Mendez vers Cuenca, 180km de route isolée, et une montée au départ de 60 km, au total 6000m de dénivelé positif sur 5 jours.

Le décor est sublime, mais nous croisons peu de population, la zone est pratiquement inhabitée sur 60 km. La présence de barrages hydroélectriques donne un peu d’animation. Mais quel dommage, ici ils sont sureté nationale, sont gardés par l’armée et l’accès y est interdit. 

Ce soir nous dormons sous un hangar chez Veronica près de Sopladora. Le seul endroit que nous ayons trouvé pour camper, un hangar qui sert également de poulailler. Véronica la propriétaire nous offre une nourriture toute locale. Ici pas d’internet ni de téléphone, le seul moyen de communication est une radio.

Nuit tranquille, réveil au son des cinq coqs du poulailler et des aboiements de chiens*. Petit-déjeuner local que nous a préparé Veronica. 

*Ici en Équateur les chiens sont une plaie, ils sont partout et il n’est pas rare d’en voire une dizaine dans certaines maisons. Ils courent après les vélos en aboyant et il faut se défendre avec ardeur. J’essaierai d’en reparler dans un prochain post. 

Rencontre du jour : Véronica la propriétaire du hangar.

Dimanche la route s’élève toujours. En dehors des chiens croisés, rien de spécial. Un militaire nous arrête pour nous demander notre pays d’origine. Il nous explique également pourquoi les barrages sont gardés par l’armée. C’est une protection en cas d’invasion de l’armée Péruvienne. 

Une pluie torrentielle en milieu de journée nous oblige à nous arrêter. Nous trouvons une chambre chez Amanda, une maison particulière. Elle nous offrira également des boissons chaudes et gâteaux. Sa maison est située à Amaluza près d’une cancha, sorte de hangar qui sert de complexe sportif, et ce soir c’est tournoi de volley-ball. Malgré le bruit des joueurs de volley-ball, nous passerons une nuit assez tranquille.

Rencontre du jour : Un militaire gardien d’un barrage. 

Lundi nous continuons notre route dans un brouillard à couper au couteau. Aujourd’hui nous suivons la vallée au fond de laquelle nous apercevons une retenue d’eau qui s’étend sur plusieurs km et sert aux barrages de la vallée. La police nous arrête, elle s’inquiète de notre point de chute du jour. Mais au final nous trouverons facilement un hôtel dans le village Sevilla de Oro. Endroit où il est difficile de se restaurer et où nous pensons que le prix de notre repas a été majoré, lié à notre statut de touriste. 

Rencontre du jour : Une patrouille de police.

Mardi toujours la même direction, Cuenca, si tout se passe bien se sera l’avant dernier jour. La montagne nous offre toujours un spectacle aussi dantesque et grandiose. Arrêt pour se restaurer à Paute où finalement nous passons la nuit chez les bomberos.

Rencontre du jour : l’équipe de bomberos de Paute. 

Mercredi les bomberos nous offrent le petit-déjeuner avant notre départ. Il s’agit du dernier jour avant l’arrivée à Cuenca. Le décor des montagnes est toujours présent mais avec les voitures en plus. En effet nous avons retrouvé la circulation, ce qui est moins agréable. L’approche de Cuenca est longue, nous entrons dans une ville de 500.000 habitants. Pour me protéger des voitures, j’ai installé un écarteur en bois taillé en biseau, cela oblige les conducteurs à faire attention à ne pas abimer leur peinture. (Voir photo)

C’est férié et c’est la fête à Cuenca. Il est difficile de trouver un logement, même chez les pompiers c’est complet. Cuenca étant une ville spéciale et étonnante. Nous vous en reparlerons dans le prochain post à ne pas rater.

Nous avons parcouru : 43 km samedi, 23 dimanche, 53 lundi, 24 mardi et 46 mercredi .

Fait significatif : connexions internet difficiles voire inexistantes depuis 4 jours.