Dur dur mais que ce fût grandiose

Lundi 23 décembre 2018

Aujourd’hui nous quittons Bucamaranga. Départ matinal pour éviter le trafic de la ville, comme c’est dimanche il y a moins de monde. La température est agréable, il est 6h30 du matin. Direction Zapatoca un village Andin à plus de 1800m d’altitude. Les 45 premiers km se font à allure rapide, le parcours est plat et descendant. Nous accédons au canyon de Chicamocha et le fleuve Saravita. Avant la descente le spectacle est grandiose, dans un site magnifique. Nous descendons jusqu’au pont qui traverse la rivière et annonce le début de la montée vers Zapatoca. Cette dernière vue du pont est un peu effrayante. Une montée de 23km avec quelques passage à 13% où il faudra sans aucun doute pousser le vélo. La température du canyon est par moment supérieure à 40°. 

La montée prendra au total plus de 5 heures sans compter les nombreux arrêts. Mais quel spectacle, la beauté du paysage nous fait oublier la difficulté d’accès. Nombreux cyclistes à VTT croisés dans cet endroit.

De nombreuses rencontres, dont Alturo Plata qui nous donnera une adresse pour dormir chez un de ses amis à Zapatoca. Pour la première fois nous terminons le voyage à la nuit tombée. Une personne très gentille, avec sa voiture, nous a éclairé et protégé de la circulation dans les derniers kms.

Aujourd’hui nous avons parcouru 67 km pour plus de 1400 m de dénivelé (en réalité près de 2000, le GPS ne fonctionnait pas correctement.)

Rencontres significatives : Impossible de les citer toutes

– Alturo Plata un habitant de Zapataco rencontré pendant la montée. Il parle français et a vécu pendant 3 ans à Besançon. 

  • Martha et Luis Cerano qui nous ont hébergé pour une nuit.

Les félicitations du jour : incontestablement pour Agnès. Elle a légèrement souffert, vous pensez quasi 1400 m de dénivelé positif, sans doute un record qui sera difficile à battre.

Vélos au placard

Jeudi 20/ vendredi 21/ samedi 22 décembre 2018

Repos à Bucaramanga. Nous sommes dans une ville de près d’un million d’habitants avec sa banlieue. Le contact est moins facile. La ville est un marché à ciel ouvert permanent. Il n’y a pas un mètre carré de trottoir qui ne soit pas occupé par un vendeur de rue. Impressionnant est le bruit ambiant, chaque vendeur utilise soit sa voix ou un haut parleur pour faire la promotion de son produit. Ici on peut tout acheter dans la rue.

Visite du musée militaire. En Colombie le service militaire obligatoire a été supprimé en 2017, actuellement le pays a une armée de métier. Visite de la cathédrale appelée Sagrada familia, mais elle n’a rien à voir avec celle de Barcelone. Elle est terminée et n’a pas l’architecture de celle d’Espagne. Une ville aux 160 parcs.

C’est également un ville moderne avec des galeries commerciales immenses qui n’ont rien à envier à celles d’Europe. Et comme c’est noël, comme partout c’est la course aux achats. 

Nous profitons de ces trois jours pour nous reposer, réorganiser nos moyens de communications suite au vol d’El Carmen de Bolivar. Nettoyage des vélos et vérification générale.

Pas de vélos pendant ces trois jours.

Rencontres significatives : 

– Diego un organisateur d’opérations massives de vélos en ville, son objectif développé le vélo à Bucaramanga, un vrai passionné.

– Adam anglais, autour du monde à vélo depuis près de 3 ans. Professeur d’Anglais au Vietnam. Son père, ses frères et sa soeur, tous morts suite à la même maladie, il a décidé de tout quitter pour découvrir le monde.

Comme une escorte officielle

Mercredi 19 décembre 2018

Nuit bien calme à RioNegro, par contre ici pas besoin de réveil, les cloches sonnent à 4heure du matin.
Ce matin la température est légèrement plus fraiche, et cela est de bonne augure pour aborder les deux dernières montées avant Bucaramanga. Dans un cadre toujours très agréable nous passons la première montée et au sommet nous rattrapons quasiment tout le monde en raison d’un accident qui bloque la route. Avec nos vélos la police nous autorise à passer. Cette dernière nous la retrouvons à Colorado, un petit village. Elle va nous accompagner en raison du trafic et pour des raisons de sécurité éventuelles. Ce fût vraiment un confort d’avoir une moto, gyrophare allumé, pour nous protéger des camions venant de l’arrière, pas moins de 6 équipes à motos vont se succéder pour nous escorter. Accéder à la ville de Bucaramanga n’est pas si simple. La ville est construite sur un piton rocheux à près de 1000m d’altitude et la dernière ascension fait 300m de dénivelé positif avec des passages à 10%.

La police nous accompagnera jusqu’à notre hôtel, en l’absence de GPS c’est bien pratique. 

Rencontre du jour : 

  • nos policiers.
  • Deux femmes  qui pratiquent le cyclisme nous ont suivi pendant plusieurs km pour faire une photos.

Nous avons parcouru : 25km pour un dénivelé positif de 705m.

Bucamaranga étant une grande ville nous y resterons plusieurs jours et en profiterons pour faire quelques courses.