La cascade “del fin del mundo“

Jeudi 7, vendredi 8, samedi 9 et dimanche 10 février 2019

Ce matin il pleut, le départ est un peu tardif vers Mocoa. Nous finissons quand même par démarrer sous un temps légèrement humide. Carlos un cycliste local croisé sur la route, a choisi de nous accompagner pendant une partie de notre journée. Aujourd’hui nous roulons dans un paysage de montagnes et de forêts. Ici c’est la jungle et peu d’habitations sur notre chemin. Après une ascension longue de plus de 23 km, nous apprécions la longue descente qui nous amène dans le village de San Juan de Villalobos. Ici un seul hôtel sans aucun service, et il faut mieux aimer manger local. 

Il a plu toute la nuit et ce matin nous partons de nouveau sous la pluie en direction de Mocoa. Le spectacle de cette forêt vierge est fantastique et grandiose. Suite au mauvais temps quelques éboulements sur la route nous ralentissent. Les nuages flottent sur la montagne et nous font penser au film Gorilles dans la brume. Un arrêt dans un restaurant local nous permet de déguster une truite, ça change du poulet. Arrivée en fin de journée à Mocoa où nous allons faire une petite pause de quelques jours.

Nous avons parcouru 90 km jeudi et 67 vendredi. 

Samedi, petite pause à Mocoa. Javier le propriétaire de l’hôtel est sympathique, il a visité la France plusieurs fois et cela nous permets de partager sur la culture de nos pays. Mocoa une ville de 40000 habitants, tristement célèbre par une coulée de boue qui en 2017 fit 300 morts et autant de disparus. L’évènement est la conséquence du phénomène El Nino et de la déforestation.

Dimanche nous visitons l’attraction de la ville, “La cascada del fin del mundo“, une magnifique mais petite cascade dans la forêt vierge, et qui nécessite 2 heures de marche pour l’atteindre.

Enfin nous approchons de la route “El trampoline de la muerte“ dont nous reparlerons dans le prochain post.

Rencontres significative : Javier et sa femme les propriétaires de l’hôtel de Mocoa.

Tatacoa un désert pas si désert

Lundi 28 et mardi 29 janvier 2019

Lundi notre avancée vers le désert du Tatacoa se termine, ce matin nous empruntons les chemins de terre, traversons le Rio Magdalena pour s’en approcher. Aujourd’hui, il pleut et ce n’est pas agréable, la boue colle aux roues des vélos. La pluie s’étant arrêtée, nous arrivons enfin dans le désert. Le spectacle est magnifique et le Tatacoa nous présente ses couleurs ocres qui changent constamment avec la lumière et le soleil. Nous le découvrons au coucher de soleil et c’est magnifique. Ce soir nous camperons dans le désert et espérons voir les étoiles.

Mardi, il a plu une grande partie de la nuit et le ciel gris a gardé les étoiles pour lui. Ce matin nous pouvons à peine marcher tellement la boue colle aux chaussures. Il faudra attendre le milieu de la journée pour s’aventurer à pied dans le désert. Le Tatacoa est tout petit, on l’appelle désert mais en fait la vie est présente partout. A commencer par ces habitations isolées que l’on y trouve. Il y a également la végétation tels les cactus, arbres, animaux que l’on ne voit pas tels les serpents, scorpions et ceux que l’on voit chèvres, vaches et chevaux en liberté. Les couleurs et les formes sont magnifiques. Il y a une bascule entre les gris, le noir et le rouge, c’est agréable pour les yeux. Retour au camp de base en début d’après-midi pour se reposer et faire un peu de mécanique sur les vélos. Verra-t-on les étoiles cette nuit ?

Pas de rencontre significative.

Lundi nous avons parcouru 45 km.

Peu de joueurs pour le quizz, néanmoins vous trouverez les réponses ci-dessous.