L’Altiplano

Du mercredi 9 au Mardi 15 octobre, de Viacha au parc de Sajama

Mercredi nous quittons définitivement la ville de Viacha, banlieue lointaine de La Paz. Nous roulons sur l’altiplano entre 3800 et 4100m, les paysages sont grandioses et magnifiques. A cette altitude peu de vie animale, seuls sont présents vaches, moutons, lamas et alpaguas. La population vit dans de petites maisons construites en terre aux toits en paille. Le confort est sommaire d’autant qu’en général il n’y a pas l’électricité.

Village sinistré

Une fin de journée qui se termine dans le village de Corocoro. Un endroit sinistré, il y a 40 ans le village comptait 25000 habitants, aujourd’hui ils sont moins de 800. La vie tournait autour d’une mine de cuivre, mais celle-ci à réduit son activité. Toutes ses galeries ont été inondées seul subsiste aujourd’hui une extraction à ciel ouvert. A son apogée le site employait 3000 personnes, aujourd’hui quelques dizaines. Ruben un employé de la municipalité nous héberge dans sa maison. Une belle rencontre avec un homme qui a le sens de l’hospitalité.

Retour sur les bancs de l’école

Jeudi nous quittons Ruben après la traditionnelle photo. Nous prenons la route qui va nous amener au Salar de Uyuni, après un petit détour de 700km par le Chili. Le paysage est magnifique et se diversifie au fur et à mesure des km. Les chemins sont défoncés, nous roulons sur un chemin que les gens appellent de la tôle ondulée. Effectivement nous sommes secoués mais finissons par arrivée à bon port dans le village de Calacoto. Un village où les touristes doivent se compter sur les doigts d’une main. Par contre les gens y sont vraiment très accueillants. Un raz de marée autour des vélos, autant les adultes que les enfants, des moments agréables a vivre. Nous terminons notre journée dans une salle du collège où nous passerons la nuit. 

Un village fantôme

Vendredi la route est vrai un labyrinthe et sans cette invention appelée GPS, il y a de fortes chances que nous n’y retrouverions pas notre chemin. 

En altitude dans ces grandes prairies nous rencontrons uniquement des Lamas et des alpaguas. Avec la laine de ces derniers ils fabriquent des couvertures chaudes et qui pèsent un poids incroyable. 

Notre journée se termine dans un village fantôme sans nom. Personne ne semble y vivre bien alors qu’il y a une cinquantaine de maisons, une école et un ensemble sportif. La seule population que nous y rencontrons sont des lamas et des alpaguas qui gambadent tranquillement. Ils ne sont pas sauvages et posent allègrement pour la photo.

Un gardien de troupeaux que nous croisons nous informe  qu’hier un puma à manger deux de ses bêtes. Espérons qu’il ne s’invitera pas dans notre toile pendant nuit. Nous campons près d’une église qui ne possède pas de clocher. Un monument comme il en existe beaucoup dans la campagne bolivienne, c’est-à-dire sans style et apparence d’église. 

Le village ne possède ni eau courante ni l’électricité.

Un village de pierres

Samedi nous traversons une zone magnifique appelée village de pierres. Il y en a partout et de toutes les formes. Avec un peu d’imagination on peut y voir des d’animaux qui bordent notre route. Une journée pleine de surprises avec des traversées de rivières et cette fois sans pont. 

Quelques évènements du jour :

  • Une autruche va nous accompagner quelques centaines de mètres aves ses petits.
  • Une bolivienne nous montre comment découper un lama, 
  • Gardner nous loge dans un centre de santé* dans le village de Okuroco (*genre hôpital de campagne) 

Dimanche après avoir quitté Gardner, nous continuons notre route dans le parc de Sajama, La route est difficile mais plate. Nous roulons toujours au milieu des lamas, alpaguas, vigognes et autruches sauvages. Les villages que nous traversons sont déserts et sans possibilité de ravitaillement. 

La fin de journée est extrêmement pénible. Le vent a fait son apparition, il souffle de face et a recouvert le chemin de sable. Nous terminons dans le village de Sajama au pied du volcan du même nom. Un monstre de 6500m recouvert à son sommet par la neige.  C’est le point le plus élevé de Bolivie.

Du Lama au menu

Sajama un village bien tranquille où nous en profitons pour nous reposer. Nous rencontrons Sophia qui nous loue une petite pièce. Elle nous prépare à manger et ce soir c’est steak de lama avec des frites. Les curiosités de village se sont ses sources d’eau chaude appelées geysers et bien sur les volcans.

Fait notable de la semaine : 

Plus de 300 km de chemin de terre sur l’altiplano avec beaucoup de poussière et cinq jours sans douche. Carte simplifié du parcours

2 réflexions sur « L’Altiplano »

  1. Hola, et voilà Noël déjà passé … Où étiez vous ? En Argentine ou au Chili ? Finalement vous avez renoncé à traverser l’Atacama ? Et maintenant quelle direction allez vous prendre ?
    Avec quelques jours d’avance, je vous souhaite une belle année 2020 … avec toujours autant d’aventures et de belles rencontres !
    Bises

    1. Bonsoir Annie
      Eh, oui noël est déjà passé. Nous n’avons pas renoncé à traverser l’Atacama, mais comme nous avons du retard sur nos articles, il faudra attendre avant d’avoir l’article.
      Nous avons passé noël à Valparaiso et Santiago nous y passerons le nouvel an. Ensuite nous allons prendre la direction de Ushuaia eb passant en Argentine et au Chili.
      Nous espérons que vous avez passé de bonnes fêtes de noël.
      Nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année
      Bisous
      Jean-Claude Agnès

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