Le long de la mer noire

Du mardi 28 juin au vendredi 22 juillet, d’Istanbul à Trabzon

Ce n’est pas si plat

Nous avons choisi de suivre la côte de la mer noire à partir d’Istanbul jusqu’à Trabzon, une ville située au nord-est de la Turquie. C’est un trajet long de plus de 1300kms. Nous allons alterner les routes désertes et celles avec un fort trafic. Dans cette partie nord du pays, les nationales sont pratiquement toujours à 2 fois deux voies. Mais à la différence de la France, vous pouvez y croiser autant les voitures que les vélos, tracteurs ou attelages tractés par des chevaux. Comme elles se trouvent dans des zones escarpées, nous y retrouvons de nombreux tunnels longs et mal éclairés, les traverser est stressant.

Pendant plus de 25 jours nous avons donc roulé le long de la mer noire, qui malgré son nom est bien bleue

Cette partie de la Turquie est très escarpée avec un relief très accentué. Il n’est pas rare de parcourir des routes avec des pourcentages à plus de 12%. Le cadre est magnifique et l’intérêt de cette partie du pays est bien sur cet environnement sauvage. Nous y croisons également des zones urbanisées avec de mosquées aux syles et aspects différents.

Un tourisme national

Les bords de la mer noire sont peu fréquentés par les touristes étrangers. Mais pendant ces 25 jours le long des côtes, nous avons fait énormément de rencontres. La population n’étant pas habituée au tourisme étranger est très accueillante et curieuse de notre voyage. Elle nous invite régulièrement à partager son repas.

C’est une région où l’on exploite encore les mines de charbon, nous en avons traversée une qui compte encore 600 mineurs. Dans cette partie nord du pays le climat est assez tempéré, c’est pourquoi les cultures sont très nombreuses. Nous pouvons en quelques jours passer de températures très élevées à des pluies et tempêtes. 
Comme ce lundi 18 juillet où nous nous étions arrêtés dans un des rares campings existants. Situé en bord de plage il est extraordinaire. Néanmoins une pluie torrentielle est venue perturbée notre journée et en une seule nuit la plage a été recouverte d’un nombre inimaginable de troncs d’arbres et de déchets plastiques.

Les grands axes

Mardi 19 juillet, après deux nuits au camping, nous reprenons notre route vers Trabzon. Nous longeons la côte environ quelques dizaines de kilomètres avant d’atteindre la route principale et unique chemin pour Trabzon. C’est un itinéraire très fréquenté que nous devons emprunter sur environ 300km. Nous roulons sur la bande d’arrêt d’urgence et traversons de nombreux tunnels.

Nous avons la chance d’avoir un vent très favorable et le compteur affiche régulièrement plus de 30km/h. Nos étapes dépassant les cent kilomètres, nous arrivons rapidement à Trabzon, où nous nous installons plusieurs jours. Une ville fréquentée par des touristes venant des pays frontaliers tels l’Iran et l’Arménie.

C’est à Trabzon que nous attendons nos visas qui nous permettrons de nous rendre en Iran.

Le saviez-vous 

La Turquie est le premier importateur mondial de noisettes. La production se fait dans le nord du pays et la population Kurde effectue le ramassage à la main.

Quelques rencontres

  • Bahatti 75 ans, 48 marathons à son actif dont 19 à Berlin. Son record 2H46mn à New-York
  • Tofig et sa femme. Ils habitent l’Azerbaïdjan.
  • Murat du réseau warmshowers
  • Sarah et Jacob deux turques qui voyagent vers la Russie
  • Des turcs qui nous invitent
  • Les selfies avec la police
  • Aurélien un français à vélo originaire de la Mayenne qui nous a joué un air d’accordéon. 
  • Amin un Iranien qui voyage à vélo uniquement en Turquie.

Ou sommes-Nous

Pendant ces 25 jours au bord de la mer noire nous avons parcouru 1365 kms. Nous nous dirigeons tranquillement vers l’Iran.

Vous pouvez retrouver le parcours sur la carte ci-dessous.

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La Turquie

Du mercredi 22 au lundi 27 juin, de la frontière turque à Istanbul

Des douaniers bien sévères

L’aventure continue ce mercredi 22 juin, nous arrivons à la frontière de la Turquie. Le passage de la douane est long et compliqué. Un groupe de motards Allemands a droit à la fouille complète, ça ne rigole pas avec les douaniers.

Une journée sans évènement particulier sur les routes de campagnes non goudronnées qui nous amènent dans le village de Üsküp où la police nous loge dans une salle de réunion. En Turquie l’hospitalité est grande, la population nous invite régulièrement à boire le thé.

Les deux jours suivants nous continuons notre route vers Istanbul. Le trafic automobile est assez soutenu. Dans la ville de Saray, Ali un patron de restaurant nous invite à dormir dans sa maison. Il parle français et a vécu 24 ans en France. Le jour suivant nous dormons dans le jardin d’un restaurant et comme partout on nous offre le thé.

Istanbul la mystérieuse

Samedi 25 nous arrivons dans les faubourgs d’Istanbul qui se situent à environ 40kms du cœur de la ville. A Istanbul, il n’y a pas vraiment de centre-ville tant celle-ci est étalée. La circulation y est démentielle, aucune piste cyclable, tout est dédié à l’automobile. Nous circulons soit sur les voies express ou les trottoirs. Une ville où le nombre de mosquées est inimaginable, il y en a partout. La ville est une fournaise, il fait chaud, le trafic est intense et le bruit des klaxons assourdissants. Il nous faudra plus de 4 heures pour trouver un point de chute pour dormir, une vraie galère.

Istanbul est une ville mystérieuse où il fait bon déambuler et se perdre dans le dédale de ses rues et du grand bazar. Un lieu où l’on peut tout vous vendre même les choses dont vous n’avez pas besoin. Un endroit embaumé par le parfum des épices. Istanbul le lieu du mystérieux palais de Topkapi ou de la magnifique mosquée bleue.

Une mégalopole où le mélange des cultures impressionne, vous pouvez aussi bien croiser une femme voilée jusqu’aux yeux qu’une femme vêtue très légèrement à l’européenne. L’ensemble de cette population semble vivre en parfaite harmonie et dans une grande tolérance.

Le Bosphore et son trafic

Lundi 27 nous quittons Istanbul à vélo. Nous empruntons indifférement les routes ou les trottoirs . Nous nous faufilons tant bien que mal dans le trafic et finissons par arriver à l’embarcadère du ferry qui va nous permettre de traverser le Bosphore, célèbre détroit entre la mer Marmara et la mer noire. Des dizaines de ferry y sont en permanence en action. Après cette traversée, pour la première fois de notre voyage nous posons les pieds en Asie. Nous terminons la journée chez Mustapha, un hôtelier qui aime les cyclistes et nous offre un logement pour la nuit. 

Le saviez-vous 

Istanbul auparavant s’est appelée Byzance puis Constantinople. Ce n’est pas Istanbul mais Ankara la capitale de Turquie. 

Les rencontres

  • Un groupe de motards Allemands
  • Ali et son chien
  • Suleymane un restaurateur bien gentil
  • Mustapha un hôtelier qui aime les cyclistes

Ou sommes-Nous

Pendant ces 8 jours nous avons parcouru 294 kms. Vous pouvez retrouver le parcours sur la carte ci-dessous.

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La Bulgarie

Du mercredi 15 au lundi 21 juin, de la Roumanie à la frontière de la Turquie.

 Une frontière en Europe

Mercredi 15 juin, après plus d’un mois en Roumanie nous nous apprêtons à quitter ce pays. Une erreur de parcours à Constanta nous amène dans un passage inédit, nous obligeant à passer par le port interdit à la circulation. Les autorités nous accordent un laisser passer spécial. C’est un passage plutôt insolite mais finalement compliqué. Il nous amène directement sur un pont, une autoroute au trafic très élevé, avant d’arriver à la frontière Bulgare. 

La Bulgarie appartient à l’Union Européenne mais ne faisant pas partie de l’Espace Schengen elle a toujours ses frontières, son passage est assez facile. 

Cette première journée en Bulgarie est assez semblable à celle de Roumanie, de grandes lignes droites bordées de champs de blé et de tournesol ainsi que des centaines d’éoliennes.  Ce premier jour nous dormons dans un hôtel bulgare au confort sommaire mais un wifi de grande qualité. Le lendemain nous découvrons le petit déjeuner typique du pays. 

Les deux jours suivants nous suivons la mer noire et visitons quelques lieux connus dont la cité balnéaire de Varna. Un lieu très fréquenté, avec des plages privées recouvertes par les transats. L’architecture de la ville n’est pas vraiment une réussite.

Un passage rapide

Samedi nous avons quitté le bord de mer et roulons dans la campagne Bulgare qui au demeurant est très peu peuplée. Les routes sont calmes et nous traversons quelques villages. Sur ces routes aucune commodité n’existe pour les voyageurs et ce jour nous dormons à Sadovo dans le jardin d’Angel. Il habite une maison au confort sommaire et quelque peu délabrée. Il vit avec quelques animaux qui finiront certainement dans son assiette. La traversée de cette campagne est assez anachronique et parfois nous semblons voyager dans un autre temps. La suite du parcours nous amène à Burgas et Sozopol où nous terminons notre semaine. Cette dernière est située à quelques kilomètres de la frontière de la Turquie, pays dont nous parlerons dans le prochain article.

Nous n’aurons seulement passé quelques jours en Bulgarie, un pays qui est peu visité par les touristes étrangers et où les échanges sont compliqués par la langue et son alphabet cyrillique.

Le saviez-vous 

Bien qu’appartenant à l’UE, la monnaie de la Bulgarie est le LEV et non l’Euro. 95% de la population est Orthodoxe.

Les rencontres : 

  • Angel un homme très gentil qui nous a autorisé à camper dans son jardin
  • Popov un Bulgare qui nous à hébergé dans sa maison de plus de 400m2
  • Olga et André, un couple Russe qui a fui son pays et vit maintenant en Bulgarie. Ils possèdent une Chatterie dans laquelle ils élèvent des chats tigrés du Bengal.

Ou sommes-Nous

Pendant ces 7 jours nous avons parcouru 401 kms.  Vous pouvez retrouver le parcours sur la carte ci-jointe.

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