Le cratère du Quilotoa

Du lundi 18 au 23 mars 2019

En route vers le site de Quilotoa. Un petit détour de 150km, en vélo ce n’est pas toujours facile. La route s’élève sur plus de 45km, ce qui donne un dénivelé positif important pour la journée. Dans cette région de l’Équateur la population est dispersée et habite sur les flancs des montagnes. Peu de maisons où demander asile pour la nuit. Néanmoins le paysage est paradisiaque et tous ces gens que nous croisons sur la route, que du bonheur. Leur origine indigènes fait qu’ils sont beaucoup plus réservées qu’en Colombie, mais après une première approche le contact s’établit facilement. Après une nouvelle réparation pour crevaison, nous terminons notre journée à Zumbahua bien fatigués. Heureusement un petit hôtel bien confortable nous tend les bras. Eh pour la première fois nous mangeons du mouton avec des pommes de terre dans un petit restaurant de rue. 

Mardi, en fin de matinée nous terminons notre périple à Quilotoa et nous découvrons cette étendue d’eau au fond du cratère du volcan, une chose assez rare. Comme il se met à pleuvoir nous reportons notre descente au fond du cratère au lendemain, et nous passerons le reste de la journée à nous reposer et profiter du cadre agréable d’une auberge.

 
Rencontre du jour : 

–  un couple de français Elsa et Nicolas qui habite l’ouest de la France et qui voyage en bus. 

Mercredi après un petit déjeuner copieux local, nous partons au fond du cratère du volcan, 400m de dénivelé négatif. Le chemin est agréable et la descente rapide. C’est assez impressionnant de se retrouver au fond d’un cratère si profond, mais pas d’inquiétude la dernière éruption date de 1797. La lagune avec sa couleur verte donne un contraste fort avec les falaises du volcan. La remontée sera difficile et longue, à 3900m on ne se déplace pas si vite. 

Rencontre du jour : 3 personnes du ministère de l’écologie qui m’ont interviewé sur l’environnement du volcan Quilotoa. Si je reçois leur vidéo, je vous la posterai sur le site.  Après cette promenade assez harassante nous rentrons à Zimbahua, où nous logeons au Condor. Une auberge un peu vieillotte mais avec des propriétaires très originaux. Il fait froid, nous allumons le poêle et profitons de la cuisine. 

Jeudi retour à Pujilí situé près de Latacunga. Ça va encore monter et descendre mais cette route quel plaisir et quel spectacle. Nous effectuons quelques arrêts auprès de la population locale avec qui nous échangeons. 

Arrivée à Pujilí une ville sans intérêt particulier, mais beaucoup d’animations. Dans trois jours auront lieu les élections des maires, conseils municipaux et préfets en Équateur et c’est la course aux suffrages. Ici, il n’y a pas un maire par commune mais un par canton, ce dernier regroupe beaucoup de communes. Et les candidats ne manquent pas d’imagination pour glaner les voix. Ce soir à Pujilí c’est la fête avec la liste numéro 11. Il y a fanfares et groupes folkloriques qui dansent dans la rue. 

Vendredi repos et visite de Pujilí et son marché local pleins de couleurs. Ici la population est d’origine indigène. 

Samedi direction Ambato par les petites routes, le problème elles ne sont pas goudronnées. Journée tranquille sans évènement particulier.

Notre hôte warmshowers, Jeaneth et son fils nous accueillent dans son appartement. 

Rencontre du jour : Jeaneth et son fils Alexandro.

Lundi nous avons parcouru 67km, mardi 14, mercredi 14, jeudi 57 et samedi 47

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Au revoir Santiago et à l’assaut du COTOPAXI

Du jeudi 14 au dimanche 17 mars 2019.

Aujourd’hui c’est le départ, nous quittons Santiago, sa famille et les cyclistes présents à la casa. Bravo et merci pour l’organisation des cyclistes.

Départ direction le volcan Cotopaxi. Il va nous falloir plusieurs jours pour l’atteindre. Il est situé en Équateur et culmine à 5897m. Il s’agit du volcan le plus actif du pays, la dernière éruption date de Août 2015. Il est considéré comme le plus dangereux du pays.

Le premier soir nous dormons dans la ville de Sangolqui après une journée bien tranquille. 

Accéder au Cotopaxi par la route nord est la plus difficile. Néanmoins vendredi nous partons sous un soleil radieux et cela donne un bon moral. Il en faut avec du courage car la route d’accès au Cotopaxi s’élève de 2300 à 3800 m sur 25 km. Le problème c’est le revêtement de la route qui ressemble à l’épreuve cycliste Paris-Roubaix, des pavés et des pierres, le tout avec des passages qui frôlent les 20%. Autant dire qu’aujourd’hui et demain nous allons user les semelles de nos chaussures. Le spectacle est toujours aussi magnifique dans ces montagnes. Nous traversons de nombreux petits hameaux isolés dans la montagne où nous découvrons la population locale en habits traditionnels. Après plus de deux heures nous nous arrêtons dans un village appelé Rumipamba. Le peu de population présente est sympathique et engage facilement la discussion. Le seul restaurant du village est fermé, et par chance nous croisons la propriétaire qui va nous l’ouvrir, il faut dire que deux clients ça ne se refuse pas. Bien sur le menu est unique et il faut faire avec, mais c’est cela le charme de l’aventure. 

Nous sommes en montagne et le temps change rapidement. La pluie se met à tomber finement et nous décidons de ne pas continuer. Une famille va nous prêter un petit logement pour la nuit pour un prix symbolique.  

Samedi, lever aux aurores, le soleil est présent et nous devrions voir le Cotopaxi. Un changement brutal de la météo est toujours possible. Après un petit déjeuner copieux nous entamons notre montée vers 3800m. La route n’a pas changé toujours des pavés. Ce matin le ciel est bleu et au détour d’une grande courbe il apparait là planté devant nous dans son immensité et sa grandeur : le Cotopaxi avec son sommet enneigé. Le spectacle est fabuleux. Au fur et à mesure de la journée nous nous en approchons, alors que les nuages l’envahissent doucement. Nous sommes arrivés sur la partie haute au pied du volcan et le chemin est quasi plat. Nous avons quitté les pavés pour rouler sur du sable.

Nous décidons de poser notre toile de tente près d’un refuge qui fait également restaurant et qui tenez-vous bien possède le wifi à 3800m au milieu de nulle part. Nous profiterons de cette liaison pour communiquer avec la France et en particulier le club de vététistes de la loupiote à St Etienne de Montluc, club auquel j’appartiens en France. laloupiotevtt.free.fr

La soirée se passe tranquillement avec un groupe d’Equatoriens qui campent également et avec lesquels nous avons allumé un feu de camp. Ce n’est pas de trop car il fait froid, le tout arrosé avec un peu de pluie. Ces derniers très gentils nous offrent à manger. La nuit à 3800 m se passera bien et dans un calme absolu. 

Après une nuit sur les hauteurs, le plus difficile au matin c’est de sortir du sac de couchage et s’habiller rapidement quand il fait 5°C à l’extérieur. Ce matin le volcan est dans les nuages. Nous rangeons toutes nos affaires et entamons notre journée. Rouler au pied du volcan, même dans les nuages est quelque chose d’exceptionnel. Nous finissons par quitter notre merveille et entamons la descente vers la ville de Latacunga où nous passerons la nuit. 

Rencontre significative du samedi: un groupe d’Equatoriens avec qui nous avons passé la soirée. 

Jeudi nous avons parcouru 23 km, vendredi 13, samedi 19 et dimanche 61.

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Quito la grande, une capitale un peu particulière

Du vendredi 8 au mercredi 13 mars 2019

Quito la capitale de l’Équateur située à plus de 2850m d’altitude, est coincée entre les montagnes et elle s’étend sur plus de 40km.  Elle compte 1,6 millions d’habitants, l’Équateur 16 millions. La superficie du pays est de 283000km2, soit la moitié de la France. Sa monnaie le Sucre a été remplacée par le dollar en 2000. 

En quelques lignes nous ne pouvons résumer Quito qui est une ville riche en histoire et son architecture coloniale est déclarée patrimoine de l’humanité depuis 1978. Le centre historique de Quito est très touristique. La place de l’indépendance fait l’objet d’animations permanentes. Le jour de notre visite la fanfare de la ville jouait des morceaux pour le public. La place est également le point de départ des visites. 

Nous visitons le musée Alberto Mena Caamaño qui retrace l’histoire du pays de 1700 à 1830. Très intéressant mais c’est beaucoup d’informations en quelques heures. On y parle également de la mission Géodésique.  

Une visite incontournable, la Basilique « Basilica del voto nacional » et de son mirador qui donne une vue grandiose sur la ville, le monument est splendide. La ville compte de nombreuses églises de qualité. Une église exceptionnelle est celle de la compagnie des Jésuites. Elle est incroyable avec toutes ses dorures à l’or fin. Une merveille que malheureusement il est interdit de photographier. Néanmoins je vous ai quand même ramené quelques photos.

Nous en profitons pour nous rendre à la vierge qui surplombe la ville. La statue est en aluminium, certains disent que c’est la seule statue au monde de la vierge qui soit en cet alliage. 

Samedi nous visitons le site de la “ Mitad de Mundo”. En français « la moitié du monde ». Un lieu unique au monde. Un lieu touristique, scientifique et culturel qui se trouve au nord de Quito. Ici passe la ligne imaginaire de l’équateur et le point zéro « 0°0’0’’GPS » qui a été déterminé par la mission française Géodésique de Charles Marie de La Condamine à partir de 1735 sur demande du roi louis XIV. Un monument a été érigé entre 1979 et 1982 et avec la ligne jaune ils symbolisent la moitié du monde. 

Ce site regroupe trois pavillons l’Équateur, la France et l’Espagne où sont réunies de multiples informations liées à l’histoire qui a déterminé ce lieu. Journée bien remplie, pour découvrir ce lieu passionnant.

Dimanche journée repos et récupération à la casa del ciclistas. Une journée de partage d’informations avec les cyclistes présents et Santiago notre hôte. En soirée nous partageons le repas avec Santiago et sa famille. Nous leurs avons préparé une salade de fruits ce qui ne fait pas parti des habitudes en Équateur

Pour nos deux derniers jours de visite, découverte de la partie haute de la ville. Nous empruntons le téléphérique, et cocorico sa construction est française. Il nous amène à la partie haute de la ville à 4100m et ensuite la promenade nous amène à 4350m. Comme nous sommes en altitude les nuages sont présents et ils nous cachent les sommets des volcans. Avant de descendre nous jouons à la balançoire, cette dernière est installée au bord de la falaise et à chaque mouvement nous avons l’impression de nous envoler au-dessus de la ville de Quito. 

Retour par la place centrale du centre historique, fermée pour cause de manifestation de retraités qui demandent plus, eh oui cela existe aussi ailleurs qu’en France. Il faut dire qu’ils sont moins de 50 personnes à manifester.

Mardi en fin d’après-midi nous rencontrons Karina et sa famille, la seule personne que je connaisse à Quito. Karina a travaillé avec moi dans l’entreprise Thermomix en France. Elle est Equatorienne et s’est mariée avec Arnault un français. C’est un plaisir pour moi de la revoir dans son nouvel univers, nous avons partagé un agréable moment en ce mardi après-midi.

Nous consacrons notre dernier jour à la logistique, lessive, nettoyage et réglages des vélos. Comme Santiago notre hôte tient un atelier de réparations pour vélos, il nous guide pour faire l’entretien. Après ce premier périple de plus de 3500km cela va leur faire du bien.

En soirée nous partageons de nouveau une salade de fruits avec la famille. Ces fruits frais quel délice. 

Rencontres significatives :

  • Nicolas et Martin, ce dernier a fait ses études à Bordeaux dans la prestigieuse école des Arts et Métiers, tous deux voyagent en Amérique du Sud.
  • Karina une ex-collègue de l’entreprise Thermomix, qui maintenant habite avec son mari Français en Equateur.
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En route vers la capitale “Quito“

Lundi 4, mardi 5, mercredi 6 et jeudi 7 mars 2109

Comme toujours lorsque nous partons, après des moments inoubliables passés ensemble, le départ est difficile. Quitter Diego et sa famille ne fait pas exception. Nous prenons la direction de Cayambe, où se trouve un volcan. La route s’élève et de plus c’est une route pavée sur laquelle il est difficile de rouler. Après 18 km nous nous arrêtons dans une auberge à Esperanza. Avec l’altitude il fait froid, le propriétaire de l’auberge allume un feu de cheminée pour réchauffer la pièce. Esperanza est un minuscule village et comme c’est carnaval en Équateur, tout est fermé, ce soir se sera pâtes. 

Rencontres significatives :

  • Giuseppe un italien qui aime l’Amérique du sud depuis plus de 30 ans il la visite
  • le propriétaire de l’auberge. 

Mardi déjeuner avec le propriétaire de l’auberge, nous échangeons sur la nourriture de nos pays. Traditionnelle photo avant de partir vers Cayambe. Il fait froid et il faut se couvrir. Nous ne savions pas qu’en Équateur il faisait si froid. 

La journée se passe tranquillement, nous découvrons le volcan Cayambe avec son sommet à 4500m qui est enneigé. La météo n’est pas avec nous, les nuages ne nous permettront pas de le voir dans sa totalité. Nous terminons notre journée chez les Bomberos de la ville de Cayambe, ils occupent une jolie caserne.

Rencontre du jour : trois jeunes Américains qui pratiquent le VTT pour la journée.

Mercredi photo de groupe avec tous les pompiers de la caserne, avant de partir direction Tumbaco dans la banlieue de Quito capitale de l’Équateur. Nous parcourons la moitié de la distance avant de nous arrêter à Guayllabamba, une ville moyenne où il n’y a pas de chose particulière à voir. Par contre nous logeons dans un hôtel neuf pour un prix dérisoire, le luxe d’un soir.

Fait significatif : crevaison du vélo d’Agnès 

Aujourd’hui jeudi nous devrions arriver dans la banlieue de Quito où nous allons séjourner plusieurs jours. Départ tranquille, les 25 premiers km sont une ascension. Nous déjeunons dans le village de El Quinche où règne une grande animation. Ici il y a une église de toute beauté, et fait important le pape François est venu ici en 2016.

Nous terminons tranquillement notre journée à Tumbaco à “la Casa des Ciclistas“. Ici depuis plus de 10 ans 2000 cyclistes ont été accueillis par Santiago le propriétaire des lieux. Il a créé cet endroit pour permettre aux cyclistes voyageurs de trouver un lieu pour dormir et manger. Santiago aime partager sur la culture du monde. 

Rencontres significatives : 

  • Santiago le propriétaire de la Casa del Ciclistas – 
  • 2 cyclistes Colombien Martin et Nicolas. Martin est ingénieur Arts et Métiers et a fait ses études à Bordeaux. Ils voyagent en Amérique du Sud et chantent dans les restaurants pour vivre.

Lundi nous avons parcouru 18km, mardi 45, mercredi 40 et jeudi 39.

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