Lundi 11 juillet Villeneuve-les-Béziers – Frontignan-Plage

Lundi 11 juillet 2016 Villeneuve-les-Béziers- Frontignan-plage.

Une journée de transition, après notre départ vers 8h00, le parcours de la journée s’annonce plat (à l’exception de Sète où nous trouverons quelques côtes). La route jusqu’à Agde est mauvaise et le chemin très étroit. Il fait relativement frais 20°C ce matin au départ.

Petite halte dans la vieille ville d’Agde, il n’y a pas grand-chose à voir. A l’office du tourisme l’hôtesse me déconseille d’aller au cap d’Agde car c’est très touristique et au vu de notre discussion elle comprend que cela ne présente pas d’intérêt pour nous.

Agde c’est la fin du canal du midi et nous sommes arrivés à la mer méditerranée, nous avons parcouru la totalité du canal entre les deux mers. Vers la fin du canal, un ouvrage d’art assez particulier, construit par Riquet est encore en place sans être utilisé. Je suis impressionné par la conception d’un tel ouvrage conçu il y a quelques siècles.

L’étape suivante nous amène à Marseillan-Plage, ce lieu porte bien son nom. Il y a une foule considérable dans les rues. Ce lieu de vacances est fait pour aller à la plage, flâner dans les nombreuses boutiques pour acheter ce dont on n’a pas besoin et s’amuser dans les différents parcs d’attractions. Ce n’est pas mon concept de vacances mais au vu du monde présent à Marseillan, tout le monde ne pense pas comme moi, il en faut pour tous les goûts.

Après quelques petites photos souvenirs, nous roulons tranquillement vers Sète la patrie de Georges Brassens et Paul Valéry. Sète est une charmante cité que j’ai déjà visitée à plusieurs reprises. L’activité portuaire y est très intense.

Rencontre avec un couple de Québécois qui est aussi en vélo. Ils sont partis de Montpellier et vont à Barcelone.

Nous parcourons une partie de la ville en vélo, il n’est pas si simple de pouvoir emprunter les bonnes routes pour se diriger vers Frontignan-plages. Cette dernière est également un lieu de villégiature où il n’y a que la plage et le bar pour occupation.

Nous peinons à trouver un camping, le premier nous demande 65 euros pour la nuit, je ne sais pas si le wifi est compris mais cela me parait bien cher (je ne suis pas radin, mais je n’aime pas le gaspillage). Nous finissons par en trouver un dans le prix du marché.

Aujourd’hui nous avons parcouru 67 kms sous une température clémente, et pour une grande partie en bord de mer. Demain nous devrions arriver aux Saintes-Maries-de-la-Mer.

Dimanche 10 juillet Somali – Villeneuves-les-Béziers

Dimanche 10 juillet 2016    Somail – Villeneuve-les-Béziers

La soirée de la veille s’est bien terminée au bord de la piscine. Après une bonne nuit de récupération dans une chambre d’hôte et le petit déjeuner qui va avec nous sommes partis vers 7h30 avec une température qui était déjà de 20°C. Le chemin est toujours étroit et en mauvais état, ce qui fait que nous roulons assez doucement. Mais c’est un délice de rouler sur le bord du canal. Nous croisons Caroline, une magnifique péniche décorée de fleurs et dans un état impeccable.

La première étape se situe à Capestang, une petite ville bien sympathique. Le dimanche c’est le jour du marché sur la place du village et à l’ombre des platanes avec le bruit de cigales et l’odeur des olives. L’église du village possède une tour qui permet d’avoir une vue exceptionnelle, mais manque de chance c’est dimanche et pendant la messe, la visite n’est pas possible, dommage pour nous.

Nous continuons notre chemin jusqu’au tunnel de Malpas, ce dernier permet au canal de traverser la montagne. Il s’agit d’un tunnel-canal d’une longueur de 173m, à l’origine il a permis d’éviter soit la construction d’écluses supplémentaires ou une rallonge de plusieurs kms du canal. La construction est assez impressionnante, et quand on pense qu’à l’époque les tunneliers n’existaient pas, il a dû en falloir de la main-d’œuvre pour réaliser cet ouvrage qui a nécessité deux années de travail. Sa largeur est faible et les bateaux ne peuvent pas se croiser, une circulation alternée a été installée.

Lors de la journée nous avons rencontré une personne qui a apprivoisé un ragondin. Ce dernier s’approche facilement et vient prendre la nourriture qu’on lui donne. Je reste assez prudent car il pourrait facilement prendre un bout de doigt à la place du morceau de pain qu’on lui tend.

La route nous amène à Béziers, où un ensemble d’écluses de Fonserannes est construit sur huit niveaux. Ce qui nécessite plus de deux heures aux bateaux pour franchir l’ouvrage. Une pente d’eau avait été installée pour éviter les écluses mais le trafic marchand s’étend effondré le système n’a jamais été vraiment utilisé et depuis est à l’abandon.

Un deuxième ouvrage d’art à Béziers est le grand pont canal. Ce type de construction est toujours impressionnant. Le pont-canal passe au-dessus de la rivière, l’étanchéité doit être parfaite.

Pas de visite de la ville de Béziers c’est dimanche et tout est fermé. Nous nous arrêtons au camping de Villeneuve-les-Béziers.

Petite étape en raison de la forte chaleur, aujourd’hui nous avons parcouru 56 kms et pour la petite histoire nous avons dépassé les 1000 kms depuis notre départ.

Nous sommes dans le départ de l’Hérault, ce soir football sur le grand écran du camping et il y a déjà de l’ambiance au moment ou je rédige ces notes.

Le saviez-vous ? les écluses de Fonseranne à Béziers permettent de franchir un dénivelé de 21,5m sur une longueur de 312m. La navigation sur le canal du midi est uniquement touristique

Samedi 9 juillet Carcassonne – Somail

Samedi 9 juillet 2016 Carcassonne – Somail.

La soirée du 8 juillet s’est terminée dans la vieille cité de Carcassonne, où nous avons mangé le cassoulet de la région. C’est bon mais un peu trop copieux, heureusement demain nous ferons un peu d’exercice. Retour au camping vers 21h, avec en point de vue un magnifique coucher sur soleil sur Carcassonne. Petit concert au camping cela permet de discuter avec les cyclistes en étapes au camping.

Le départ du samedi est prévu tôt, les températures annoncées sont supérieures à 35°C sur notre parcours. Il nous faut rejoindre le canal qui se situe à environ 30mn à vélo. Nous traversons le centre-ville de Carcassonne ville nouvelle. Les rues piétonnes sont désertes, seuls les marchands ambulants sont en train de s’installer pour le marché. Nous finissons par rejoindre le canal et direction Somail. Le chemin est toujours aussi étroit avec ses traditionnelles racines et cailloux. Comble de malchance, l’ombre se fait de plus en plus rare. Dans cette partie du canal les platanes ont tous été abattus suite à une maladie qui les frappaient. De nouveaux arbres ont été replantés, mais lorsqu’ils feront de l’ombre je crains de ne plus pouvoir faire de vélo.

La température extérieure nous confirme que nous sommes arrivés dans le sud, mon GPS m’indique à un moment 39,9°C, on peut dire que nous avons frôlé les 40°C. Avec cette température il est difficile de rouler longtemps, nos escales sont assez rapprochées, environ tous les 5 à 6 kms pour boire l’eau des gourdes qui devient très vite imbuvable.

Nous roulons pendant quelques kms avec un couple qui en ai à sa première journée de vélo, il a prévu de faire 100 kms, ce qui me parait bien ambitieux au vu de la forte corpulence du monsieur. Vers 14h, nous les retrouvons, et en effet le monsieur se plaint de crampes et a de la difficulté pour pédaler. Comme il leur reste encore 45 kms à parcourir il envisage de faire appel à un taxi pour le reste du parcours. Je ne sais pas la fin de l’histoire car nos chemins se sont séparés.
Rencontre insolites d’un artiste lors du passage à une écluse, il fabrique des statues en acier et en bois. (Voir photos)

Quelques escales dans les villages sur notre parcours, visite de villages typique du sud.

Ce soir nous stoppons à Somail, un hameau (appelé couchoir) construit sur demande de Pierre-Paul Riquet lors de la construction du canal. Ce hameau servait à coucher et restaurer les ouvriers qui travaillaient à la construction du canal. Aujourd’hui le hameau a gardé sa particularité : on y trouve de nombreuses chambres d’hôtes, gîtes et restaurants.

Dans ce hameau on y trouve également une grande bibliothèque qui recense près de 40 000 livres de tous domaines. Je souhaite bien du courage aux employés pour le rangement. Si vous souhaitez vendre vos vieux livres vous pouvez les contacter, ils regardent toutes les propositions.

La soirée va s’achever au bord de la piscine du gîte où nous nous sommes arrêtés ce soir. Dans la région il est déjà difficile de trouver un camping et en général ils manquent d’ombre.

Aujourd’hui nous avons parcouru 66 kms dans la région de France où la température a été la plus élevée.

Demain direction Béziers, la température annoncée est de 36°C.

Le saviez-vous ? Il n’y a pas d’écluse entre Somail et Béziers (60kms). Pour cela Pierre-Paul Riquet a dû faire de nombreux détours qui rallonge la distance entre ces deux points.

Pierre-Paul Riquet est mort à 71 ans après avoir travaillé sur la construction des 241 kms du canal du midi, 15 ans de travaux et il est mort avant l’achèvement de son œuvre.

Vendredi 8 juillet Avignonet-Lauranguais – Carcassonne

Vendredi 8 juillet 2016 Avignonet-Lauranguais Carcassonne.

L’étape d’hier ayant été particulièrement longue, la nuit plus courte rapport au match de football qui s’est terminé tard. Ce matin nous sommes partis à 9h00 avec pour objectif rejoindre Carcassonne.

Il a plu pendant plus de deux heures cette nuit, le rangement du matériel s’est fait mouillé et la température du matin est de 16°C, c’est assez frais. Mais ils annoncent 32°C dans la journée. Ca y est nous voyageons avec les températures du sud.
Hier soir nous nous sommes arrêtés au point le plus haut du canal du midi. C’est la ligne de partage des eaux d’un côté l’eau part vers l’atlantique, de l’autre vers la méditerranée. A partir de Naurouze le canal descends, ce qui devrait être encore plus facile pour rouler. C’est également à cet endroit que le canal est alimenté par l’eau de la montagne noire.

Nous roulons une partie de la journée avec une famille de trois personnes qui emprunte la même direction que nous. Le paysage change dans cette partie du canal, où l’on rencontre de plus en plus de bateau qui y naviguent à 8km/h maximum. Le large chemin sur lequel nous avions roulé auparavant c’est largement rétréci. Il n’y a plus de bitume mais de la terre, des cailloux et des racines. Le chemin est si étroit que lors des croisements de cycliste il faut descendre de vélo au risque de tomber dans le canal. La configuration du chemin demande une grande concentration, il arrive parfois que certains cyclistes par inattention chutent dans le canal.

Aujourd’hui nous sommes rentrés dans le département de l’Aude.

J’espère qu’Agnès qui a déjà chuté à plusieurs reprises ne tentera pas l’impossible. Je n’ai pas envie de plonger dans cette eau trouble du canal pour sauver le vélo et sa propriétaire.

L’étape nous amène à Castelnaudary capitale du cassoulet mais comme nous passons à 10h du matin il est trop tôt pour déjeuner. Petite Ballade en ville puis nous repartons vers notre direction. Le centre-ville est assez jolie mais à vélo ça grimpe pas mal.

Les dix derniers kms avant d’arriver à Carcassonne sont difficiles, la petite piste est de plus en plus bosselée et avec de nombreuses racines. Nous finissons par arriver vers 14h, pour nous installer au camping municipal de grand standing.

Visite de la vieille cité de Carcassonne, autant vous dire que si vous n’aimez pas la foule il faut renoncer à la visite. Le cadre de la cité est très joli. Pour l’histoire la cité de Carcassonne a été restaurée par Viollet-le-Duc au 19eme siècle, aujourd’hui elle est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Mais comme tous ces lieux riches en histoire, c’est également très touristique et il ne faut pas avoir peur de la foule.

Aujourd’hui nous avons parcouru 66kms sous une température assez élevée.

Le saviez-vous : entre Toulouse et Agde on dénombre 63 écluses sur les 240 kms du parcours. Dans la première partie du canal entre Bordeaux et Toulouse toutes les écluses sont automatiques sans intervention humaine. A partir de Toulouse et tout le long du canal du Midi, à chaque écluse, la manœuvre est faite manuellement par un éclusier employé des Voies Navigables de France (VNF)