Quand Washington nous bloque la route

De Vilcamba à Zumba

Du dimanche 21 au Jeudi 25 avril

Départ matinal de Vilcabamba, en partant nous croisons un cortège qui revient du cimetière avec le cercueil du christ. Les paroissiens fêtent la résurrection du Christ pour le dimanche de Pâques. En Amérique du Sud le lundi de Pâques est un jour normal.

Nous prenons la route vers Yangana, un village de montagnes où nous avons rendez-vous avec Marco et sa famille La route est agréable avec toujours le décor des montagnes. Nous arrivons en fin de matinée chez Marco et Inès sa femme. Il nous accompagne et nous nous décrit son village. Au retour il nous montre une exposition photos du secteur de Yangana. En soirée, sur un feu de bois nous cuisinons une « Manjal de leche ». Il s’agit de Panela (sucre pur extrait de la canne à sucre), avec du lait, de la farine de maïs et de la cannelle. Au final cela donne une pâte à tartiner couleur caramel qui se mange avec du pain local et c’est excellent. Ce fut une bonne expérience de groupe.

Nous installons notre toile de tente sous un abri pour éviter la pluie de la nuit.

Lundi la journée va être longue, pour cela départ aux aurores. Le dénivelé positif de la journée 2000m, et il n’y a aucune habitation où zone pour dormir sur le parcours. L’ascension se passe bien. Aujourd’hui nous avons perdu le drapeau qui était installé sur le vélo d’Agnès. Dans la descente nous essuyons une pluie d’orage sans pouvoir se mettre à l’abri. Sur cette route de montagne il y a peu d’habitations ou de zone pour se protéger.

Ce soir nous dormons dans une pension du village de Valladolid. Ce dernier est perdu dans une zone montagneuse. Un joli village où toutes les maisons sont en bois. Il y a deux touristes français dans le village et tout le monde semble au courant.

Mardi, après une nuit tranquille dans notre pension où les conditions sont spartiates. Une chambre sans volet, sans porte qui ferme à clef et un lit pour une personne. Les toilettes et la douche froide sont au rez-de-chaussée, quel confort. Au petit matin nous sommes réveillés par une fumée, c’est la propriétaire qui brûle ses déchets plastiques. J’aborde le sujet, elle semble complètement indifférente au problème. Il y a encore du travail à faire pour éviter la polution de la planète.

Départ tranquille vers Palanga, où à notre arrivée nous croisons un couple de français témoins de Jéhovah. Ils habitent ici depuis plusieurs années. Ici la vie est tranquille et agréable. Le village avec son parc et son église est magnifique. Nous dormons dans le petit hôtel Merino, bien et pas cher. Le propriétaire voulait 25$, nous lui en proposons seulement 10 et il finit par accepter.

Rencontre du jour: un couple de français témoins de Jéhovahs.

Mercredi, il pleut à torrent et comme la route est en terre sur plus de 40km. Nous décidons de rester une journée supplémentaire à Palanda. Jour de repos pour régler quelques problèmes mécaniques, mise à jour du blog et faire confectionner un nouveau drapeau.

Jeudi direction Zumba, départ assez lent car la première pente va vite se présenter à nous. Une montée de 3 km avec des passages à 15%.  La route est mouillée et il y a de nombreux éboulements. Il y a des passages boueux qu’il faut passer à pied. Rencontre avec les élèves de l’école de Canada, un petit village. Les enfants sont en récréation et leur terrain de jeux c’est la route. On fait un petit jeu dont le thème est le drapeau. Avec mes indices ils finiront par trouver le pays. Nous leur donnons des stylos. 

Après 30km, nous sommes bloqués par un camion qui s’est enlisé sur le chemin, impossible de passer. Comme il n’y a pas d’engin de chantier, le dégagement se fait à la pelle. Washington le chauffeur est patient et nous indique que cela prendra le temps nécessaire. Après 2h le camion finit par se dégager et repartir. 

Pour notre part il est trop tard pour atteindre Zumba. Nous nous arrêtons dans le village de El Progreso et trouvons refuge dans la salle du restaurant El Charapano où nous dormirons. La propriétaire très sympathique nous offre à manger. Un village de montagne où les connexions internet sont très difficiles et pratiquement sans débit. C’est un tout petit village, avec une vieille église plantée sur une paroi de montagne. Une partie des habitations sont interdites pour risques d’effondrement. Suite à un glissement de terrain les fondations des maisons sont parties dans le précipice. Par sécurité l’interdiction d’y rentrer est assurée par l’armée. Ici il passe peu de touristes.

Rencontre du jour : 

– les écoliers de canada

– Washington le chauffeur d’un camion 

– Maria abad la patronne du restaurant EL Charapano.

Nous avons parcouru: 22km dimanche, 43 lundi, 19 mardi et 37 jeudi.

Rencontre avec Washington qui nous bloque sur la route
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Quito la grande, une capitale un peu particulière

Du vendredi 8 au mercredi 13 mars 2019

Quito la capitale de l’Équateur située à plus de 2850m d’altitude, est coincée entre les montagnes et elle s’étend sur plus de 40km.  Elle compte 1,6 millions d’habitants, l’Équateur 16 millions. La superficie du pays est de 283000km2, soit la moitié de la France. Sa monnaie le Sucre a été remplacée par le dollar en 2000. 

En quelques lignes nous ne pouvons résumer Quito qui est une ville riche en histoire et son architecture coloniale est déclarée patrimoine de l’humanité depuis 1978. Le centre historique de Quito est très touristique. La place de l’indépendance fait l’objet d’animations permanentes. Le jour de notre visite la fanfare de la ville jouait des morceaux pour le public. La place est également le point de départ des visites. 

Nous visitons le musée Alberto Mena Caamaño qui retrace l’histoire du pays de 1700 à 1830. Très intéressant mais c’est beaucoup d’informations en quelques heures. On y parle également de la mission Géodésique.  

Une visite incontournable, la Basilique « Basilica del voto nacional » et de son mirador qui donne une vue grandiose sur la ville, le monument est splendide. La ville compte de nombreuses églises de qualité. Une église exceptionnelle est celle de la compagnie des Jésuites. Elle est incroyable avec toutes ses dorures à l’or fin. Une merveille que malheureusement il est interdit de photographier. Néanmoins je vous ai quand même ramené quelques photos.

Nous en profitons pour nous rendre à la vierge qui surplombe la ville. La statue est en aluminium, certains disent que c’est la seule statue au monde de la vierge qui soit en cet alliage. 

Samedi nous visitons le site de la “ Mitad de Mundo”. En français « la moitié du monde ». Un lieu unique au monde. Un lieu touristique, scientifique et culturel qui se trouve au nord de Quito. Ici passe la ligne imaginaire de l’équateur et le point zéro « 0°0’0’’GPS » qui a été déterminé par la mission française Géodésique de Charles Marie de La Condamine à partir de 1735 sur demande du roi louis XIV. Un monument a été érigé entre 1979 et 1982 et avec la ligne jaune ils symbolisent la moitié du monde. 

Ce site regroupe trois pavillons l’Équateur, la France et l’Espagne où sont réunies de multiples informations liées à l’histoire qui a déterminé ce lieu. Journée bien remplie, pour découvrir ce lieu passionnant.

Dimanche journée repos et récupération à la casa del ciclistas. Une journée de partage d’informations avec les cyclistes présents et Santiago notre hôte. En soirée nous partageons le repas avec Santiago et sa famille. Nous leurs avons préparé une salade de fruits ce qui ne fait pas parti des habitudes en Équateur

Pour nos deux derniers jours de visite, découverte de la partie haute de la ville. Nous empruntons le téléphérique, et cocorico sa construction est française. Il nous amène à la partie haute de la ville à 4100m et ensuite la promenade nous amène à 4350m. Comme nous sommes en altitude les nuages sont présents et ils nous cachent les sommets des volcans. Avant de descendre nous jouons à la balançoire, cette dernière est installée au bord de la falaise et à chaque mouvement nous avons l’impression de nous envoler au-dessus de la ville de Quito. 

Retour par la place centrale du centre historique, fermée pour cause de manifestation de retraités qui demandent plus, eh oui cela existe aussi ailleurs qu’en France. Il faut dire qu’ils sont moins de 50 personnes à manifester.

Mardi en fin d’après-midi nous rencontrons Karina et sa famille, la seule personne que je connaisse à Quito. Karina a travaillé avec moi dans l’entreprise Thermomix en France. Elle est Equatorienne et s’est mariée avec Arnault un français. C’est un plaisir pour moi de la revoir dans son nouvel univers, nous avons partagé un agréable moment en ce mardi après-midi.

Nous consacrons notre dernier jour à la logistique, lessive, nettoyage et réglages des vélos. Comme Santiago notre hôte tient un atelier de réparations pour vélos, il nous guide pour faire l’entretien. Après ce premier périple de plus de 3500km cela va leur faire du bien.

En soirée nous partageons de nouveau une salade de fruits avec la famille. Ces fruits frais quel délice. 

Rencontres significatives :

  • Nicolas et Martin, ce dernier a fait ses études à Bordeaux dans la prestigieuse école des Arts et Métiers, tous deux voyagent en Amérique du Sud.
  • Karina une ex-collègue de l’entreprise Thermomix, qui maintenant habite avec son mari Français en Equateur.
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Une journée ordinaire

Mercredi 2 janvier 2019

Toujours avec un peu de tristesse nous quittons Nelly et sa famille. Peut-être la retrouverons nous à Medellin, elle nous a invité dans son appartement. Aujourd’hui la route s’élève et nous retrouvons la montagne. Les dix premiers km devraient sérieusement étioler la moyenne du jour. Finalement la montée était longue mais assez agréable, avec comme compensation une vue sur la vallée qui fait oublier la difficulté. 

Une journée qui se passe entre montées et descentes. Quelques arrêts aux marchands ambulants en bord de route pour manger les fruits et boire quelques jus naturels.

La température oblige nous terminons notre journée assez tôt dans un village appelé Barbosa. Les activités du village sont le textile et le papier, celles-ci ont succédé à l’agriculture et l’élevage des taureaux pour la corrida. Magnifique petit village enclavé entre les montagnes, il est d’ailleurs très surprenant de constater le nombre de maisons suspendues aux flancs des montagnes. Nous nous demandons comment font ces habitants pour sortir ou rentrer chez eux. En effet il existe seulement des chemins en très mauvais état. Et ici on ne parle plus de collines mais de montagnes avec une altitude qui dépasse allègrement les 2000m. Nous dînerons dans un restaurant situé au 5eme étage d’un immeuble et de la terrasse, la nuit la montagne est comme une guirlande allumée qui scintille en permanence. 

Après une visite de la ville et un passage dans l’église, nous rentrons nous reposer car demain la ville de Medellin nous attend et la journée risque d’être un peu difficile avec le trafic.

Pas de rencontre significative ce jour.

Nous avons parcouru 52km.

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Symphatiques ces motards

Sababo 29 y Domingo 30 de diciembre 2018

Dos dias tranquilos, en la caratera que se va hasta Puerto Berrio. Dormimos en hotel utilizados por los chófers de mulas. En Colombia los camioneros no duermen en los camiones. Esté día un espanto, creía que había perdido mi pasaporte. Afortunadamente le encontré in mi bolsa de bicicleta. Hoy por el desayuno encontramos dos motoristas, los cuales viajan en Colombia. Ustedes son muy amables y nos ofrecen el desayuno. El reto del día es de ir hasta Puerto Berrio, una ciudad que en el pasado conocía el train, lo cual ahora esta cerrado y no funciona en Colombia. Es una ciudad agradable.

Hoy encontramos Jorge et Alfonso los motoristas y tres Colombianos en bicicletas. Hicimos 73 km.

Samedi 29 Décembre 18

Nuit très tranquille dans un hôtel en pleine campagne sans le wifi. L’hôtel où nous avons dormi est utilisée essentiellement par les routiers. En Colombie aucun ne dort dans son camion, tous vont à l’hôtel. Sur le parking il y une quantité impressionnante de camions rangés au cordeau. 

Ce matin au réveil une petite frayeur, impossible de retrouver mon passeport, mais tout fini par s’arranger. 
Nous prenons le petit déjeuner avec deux motards rencontrés la veille. Ils font un périple à moto en Colombie. Ils roulent en BMW. Ils sont très gentils et nous offrent le petit déjeuner. Aujourd’hui devrait être une journée calme pour une étape de transition avec une succession de petites montées et descentes. Objectif du jour rejoindre Puerto Berrio, une ville située sur le Rio Magdalena qui par le passé à connu une activité forte avec le train. Le train en Colombie a fait faillite après sa privatisation et aujourd’hui il a disparu. L’activité principale de la ville est la pêche. 

Une ville agréable à visiter mais comme toujours beaucoup d’activités et de bruit.

Rencontres du jour :

  • trois colombiens à vélo qui entament un périple vers Carthagène.
  • Deux motards Jorge et Alfonso

Dimanche 30 décembre 2018. 

Nuit très agréable dans un hôtel confort, départ matinal mais rapidement retardé par une crevaison. Le paysage est vert, et cela nous ferait presque penser à la Normandie. Le cadre est agréable, avec une succession de collines bien vertes et les vaches qui paissent en altitude. Aujourd’hui il n’y aura pas d’évènement particulier. Nous nous arrêtons dans le petit village de Floresta, au milieu de nulle part, assez tôt car la météo a annoncé une vague de chaleur et vers midi nous avons atteint les 40°C.

Nous nous installons dans le seul hôtel du village mais miracle il y a le wifi. 

Aujourd’hui nous avons parcouru 44 km.

Pas de rencontre significative.

Changement pour voir les statistiques, merci de consulter le menu en haut de l’article

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