Un spectacle grandiose

Du mardi 25 juin au dimanche 30 juin 2019 – De Pallasca à Caraz

Un départ difficile

Mardi nous quittons la mission ONG du père Daniel. Nous sommes tristes, il y a une bonne ambiance dans cette organisation. Le père Daniel est un homme formidable et nous l’admirons pour son action. Ici nous prenons une bonne leçon d’humilité. 

La route du jour est une descente de 80km partagé entre le bitume et les chemins de terre. Le décor à complètement changé, nous sommes dans une magnifique vallée désertique. Quasi aucune habitation et une chaleur torride. 

Nous terminons dans le village de Chuquicara, situé au milieu de nulle part. Une minuscule auberge au confort rudimentaire nous permet de trouver un lit pour la nuit. Sans doute l’hôtel le plus basique que nous ayons rencontré, pas de douche chaude, un trou dans le mur fait office de fenêtre mais bizarrement il y a le wifi. Et de plus le bâtiment est situé au pied d’une falaise d’où peuvent détacher de la montagne de gros cailloux.

Huallanca et un site hydro-électrique

Mercredi, après une nuit tranquille à Chuquicara et un wifi que ne fonctionnait pas et pour cause l’électricité a été coupée dans la nuit pour trois jours. Le propriétaire nous indique que c’est prévu pour trois jours mais cela peut durer une semaine. 

Nous reprenons notre chemin en direction du «cañon de Pato » La route est tranquille mais il y a de nombreux tunnels à traverser. Le spectacle offert par le canyon est magnifique. Quasi aucune végétation, mais beaucoup de cailloux qui tombent des parois de la montagne. Nous traversons le village de Huallanca où se trouve une centrale hydro-électrique que nous aurions bien aimé visiter, mais malheureusement, pour des raisons de sécurité nationale c’est interdit. Ici la compagnie d’électricité loge son personnel dans un espace de verdure qu’elle a créé. Une intégration avec la nature bien réussi, le personnel doit se croire en vacances toute l’année.

Le Pérou est autonome en électricité, il produit 10 fois moins d’électricité que la France. Dans une maison l’électricité est pour l’éclairage et parfois le frigidaire, pas de chauffage, ni gros appareils électriques.

La merveille le Canyon de Pato

A partir de Huallanca commence la partie la plus jolie du canyon. La route serpente dans la montagne et le spectacle de ces falaises est d’une beauté incroyable, nous avançons entre deux parois rocheuse. De la roche, une route à voie unique sans protection avec des précipices vertigineux, un cours d’eau le Santa au fond de la vallée, 39 tunnels à voie unique et sans lumière. A vélo l’absence de lumière dans les tunnels rend leur traversé assez dangereuse, d’autant que le revêtement au sol est souvent en terre. Malgré la chaleur écrasante et l’altitude, le plaisir de traverser cet endroit est immense. La zone est inhabitée en raison du relief inhospitalier.

Ce soir nous dormons dans un petit hameau qui s’appelle Nueva Espéranza. Le lieu d’hébergement du jour est un petit hôtel avec deux chambres sans confort et douche froide.

Jeudi dernier jour sur la route du canyon de Pato, la végétation est désormais un peu plus présente. La chaleur est toujours là, en moyenne 35°C et pas de plan canicule. Notre consommation d’eau est d’environ 5 litres par jour par personne. La route est bien calme avec peu de trafic, mais elle présente un dénivelé important sur la fin du parcours.

Arrivée dans la ville de Caraz ou nous nous installons pour 2 jours. Ville moyenne où comme partout il y a le marché de chaque jour.

Rencontre du jour : 2 français du Var en voyage en 4X4 aménagé.

Nous avons parcouru: mardi 82km. mercredi 57 et jeudi 52Km

TOUJOURS ADMIRATIF

Nous reprenons la diffusion de notre blog et nous dédions cet article à Didier, notre beau-frère , que la maladie a emporté. “Que dios le bendiga”.

Du mardi 18 juin au lundi 24 juin 2019, une semaine dans la mission ONG “Mata Groso” du village de Pallasca

La mission du Père Daniel

Mercredi nous sommes à la parroquia « presbytère » de la mission du père Daniel, un jeune prêtre de 40ans d’origine italienne. Il est ici depuis plus d’une dizaine d’années et fait un travail remarquable pour aider la population et les jeunes. Il est le prêtre du village ainsi que le responsable de la mission ONG « Mata Groso ». Voici quelques-unes de ses activités :

  • Former des jeunes aux métiers du bâtiment, restauration de vitraux, sculptures et dessins, pour cela il emploie des professeurs qui assurent les formations professionnelles.
  • Aider la population dans la difficulté, d’abord les pauvres et personnes âgées. 

Plusieurs groupes de très jeunes femmes et hommes Péruvien se rendent chaque semaine dans des maisons de personnes âgées dans le but de faire le ménage, les aider à se laver ou diverses tâches, lesquelles se font sans aucune rétribution de quelques manières que ce soit.

Dans la communauté les bénévoles préparent les repas pour toutes les personnes présentes dans la mission.

Rencontre : le Père Daniel et les gens qui travaillent avec lui

La fête au village

Pendant une semaine c’est la fête au village. Ici rien ne se fait comme en Europe. Pendant l’évènement il y a des milliers de personnes qui viennent d’un peu partout du Pérou. Souvent les gens originaires du village ou de la région. De nombreuses fanfares viennent et accompagnent les différents défilés qui sont au nombre de 5 à 6 par jour.

Chaque défilé comprend une fanfare et de nombreuses personnes qui dansent au son de la musique. Devant celui-ci, il y a toujours un taureau tenu par des cordes et des personnes qui s’amusent à jouer aux matadors au risque d’être victime d’un accident. A l’issue du défilé l’animal est abattu, ainsi environ 30 sont sacrifiés pendant ces quatre jours. Ensuite ils sont découpés et la viande est cuisinée afin de préparer des repas géants où chacun peut venir y manger gratuitement.

La cuisine est faite par des bénévoles et s’appuie sur des traditions locales. Rien ne se perd, tous les morceaux des animaux se mangent. La peau est récupérée et servira à l’artisanat. Pour la première fois nous mangeons des tripes de taureau. A noter que ceux-ci sont offerts par les éleveurs locaux.

Le dernier jour, la fête se termine par une grande procession religieuse qui dure plusieurs heures et parcourt une bonne partie des rues du village. Au Pérou toutes les fêtes ont une connexion avec la religion catholique, cette dernière étant très pratiquée en Amérique du sud.

Pour notre part nous avons aidé bien modestement à préparer une tombola et tenir le stand pendant la fête. Notre action bien modeste aura permis de récolter quelques fonds qui serviront à la mission.

En conclusion :

On peut retenir de ces moment passés dans cette mission et ce village : 

  • l’élan de solidarité avec ces jeunes péruviens et Italiens, lesquels aident bénévolement au fonctionnement de la ONG.
  • Une grande leçon d’humilité au regard des rencontres locales.
  • Les grands moments de convivialité autour de cette fête de village.

Rencontres : beaucoup de gens du village.

Zapping fête de Pallasca ville du Pérou juin 2019

Routes de transition

Du vendredi 14 au mardi 18 juin de Cajabamba à Pallasca

Vendredi nous quittons Cajabamba, direction Huamachuco, une ville située plus au sud. Aujourd’hui nous retrouvons le bitume et ça fait du bien. Il fait bien chaud, la route s’élève mais elle est très agréable. Pause à la lagune de Sausacocha, lieu de détente et activités nautiques. 

Arrivée dans la ville de Huamasucho relativement tôt. La ville est étendue et nous nous établissons dans son centre. Nous en profitons pour visiter son immense marché aux fruits et légumes. 

Samedi départ vers le village de Pallasca, mais avant il va falloir pédaler plusieurs jours. Nous empruntons des routes de montagnes non bitumées mais le paysage est splendide et nous sommes tranquilles. Nous avons croisé cinq voitures dans la journée. Notre altitude de croisière se situe à 3500m. Première nuit à Cachicadan, où nous faisons la connaissance de Rosa. Une personne charmante qui aime les cyclistes. Elle nous offre un logement ainsi que la nourriture, alors que ses conditions de vie semblent bien difficiles.

Rencontre du jour : Rosa

Un dimanche autour d’une Pachamanca

Dimanche, avec tristesse nous quittons Rosa avec laquelle nous avons passé un agréable moment. Direction de Angasmarca par une route en terre, laquelle débute par 14 km de descente relativement difficile avec des pierres et gravillons, mais le paysage est toujours splendide. En route nous faisons la connaissance de la famille Rabaza laquelle nous invite à déguster une  pachamanca en l’honneur de la fête des pères.

Comment se prépare la pachamanca :Il faut creuser un trou dans le sol pour y mettre les légumes, les viandes et des pierres très chaudes chauffées auparavant. Dans le principe ils intercalent les couches de légumes (pommes de terre, maïs, haricots et herbes locales) avec les viandes (porc, poulet, agneau) et des pierres, ensuite la cuisson se fait tranquillement à l’étouffée et il ne reste plus qu’à déguster. Un moment agréable passé avec cette famille de 50 personnes. Nous terminons notre journée à Angasmarca où nous dormons au commissariat de police. Belle journée riche en émotions.

Rencontre du jour :

  • La famille Rebaza 
  • Les policiers du commissariat de Angasmarca

Que de poussière

 Lundi départ tranquille, la journée va être longue. Nous longeons la montagne et alternons les ascensions et descentes. Le revêtement de la route est essentiellement en terre avec beaucoup de poussière, par moment il y en a tellement au sol que le vélo n’avance plus. 

Le paysage est agréable et cette route de transition est déserte, les seuls véhicules croisés créent un nuage de poussière indescriptible. Nous arrivons à Mollepata en milieu d’après-midi dans un état de salissure extrême, la cause étant bien sur la poussière rencontrée ce jour. Nous nous installons dans le collège et prenons une douche chez un habitant du village. 

Ce soir nous mangeons dans un petit café où nous rencontrons une équipe qui travaille à la construction d’une route. Discussion animée mais agréable, un grand partage d’informations sur la France et le Pérou

Rencontre du jour : une équipe qui construit une nouvelle route dans la montagne.

Une première dans une paroisse

Mardi destination du jour Pallasca, un village situé en altitude mais auparavant il faut passer par une petite montée de 20 km avec ses nombreux lacets. Le spectacle est magnifique et la météo est agréable. Un seul village rencontré à l’issue de cette première ascension, et à partir de ce dernier commence la seconde ascension qui nous amène à Pallasca. Cette dernière est terrible, 5 km avec un pourcentage entre 10 et 12%. 

Nous arrivons au village où c’est la fête et pas facile de trouver un logement. Nous nous adressons au prêtre de la paroisse, lequel nous ouvre les portes de sa paroisse pour dormir. Ici nous sommes dans une mission ONG appelée “Mato Grosso”. https://fr.wikipedia.org/wiki/Opération_Mato_Grosso.

Son rôle aider les gens dans la pauvreté et assurer des formations à des jeunes qui deviendront charpentiers ou restaurateurs de monuments. Mais je vous en parlerai dans le prochain post.

Nous avons parcouru : 56 km vendredi, 59 samedi, 29 dimanche, 41 lundi et 33 mardi. 

Problème rencontré : fuite d’huile au deuxième frein magura du vélo de Jean-Claude.

Une route d’Enfer

Du dimanche 9 juin au Jeudi 13 juin Cajarmaca à Cajabamba

Meunier tu dors

Dimanche nous quittons Cajamarca aux aurores, la température du jour est annoncée chaude. Direction Jesus un village dans la campagne où nous rencontrons Gaspard un meunier d’un autre temps. Il fabrique de la farine de blé avec des meules de pierres. Le rendement n’est pas optimum, il produit environ 100kg par jour, mais la farine est très fine et de première qualité. Il tient également un petit musée dans lequel on trouve des statuts en bois ainsi qu’un moulin à farine miniature propulsé à l’eau. 

Journée vélo difficile, le chemin de terre est en mauvaise état. Nous poussons à plusieurs reprises les vélos tant le sol n’est pas stable. Le spectacle est grandiose mais il se mérite. Après moins de 40km, nous décidons de camper en pleine nature à 3700m d’altitude. Tim et Ninka les cyclistes hollandais que nous avons rejoints campent sur le même lieu. 

Rencontre du jour : Gaspard un meunier

Retour sur les bancs de l’école

Lundi passage du sommet à 4000m, avant de descendre vers Cajabamba. Après 7 km nous sommes bloqués par une clôture sauvage. Nous passons les vélos par-dessus les barbelés. L’état de la route est infernal, pour atteindre le sommet soit 10km il nous faudra plus de trois heures. Ensuite nous amorcons la descente. Arrêt dans une école où c’est l’heure du repas; gentiment les élèves nous offrent à manger de leur cantine. Nous passons un bon moment à discuter avec eux et leurs professeurs. Chose rarissime, ils ne veulent pas faire de photos, ils ont peur d’être enlevés. Ici il y a quelques années des enfants ont été victimes de trafic d’organes. Et depuis il leur est enseigné de se méfier des étrangers appelés « gringos ». 

Nous repartons après 5 km, nous nous arrêtons à Morcilla, une autre école où la directrice nous permet de dormir dans une salle de classe. Ici, nous rencontrons des gens très gentils, qui nous ont trouvé du lait, prêté leur cuisine pour manger. 

Rencontre du jour: Marleni la directrice de l’école de Morcilla.

Mardi après une nuit bien tranquille à Morcilla, photos avec les élèves avant de partir. Dans cette école de montagne, les élèves viennent à pied et il y en a qui ont deux heures de marche pour venir. Au Pérou la loi oblige à donner un petit déjeuner à tous les élèves ainsi que le repas du midi.

Départ tranquille vers Cachachi situé à 35km. La route se trouve dans une zone isolée où les rencontres sont nombreuses. Nous passons un moment avec une jeune femme entrain de tisser une jupe de laine. Quel courage, il lui faut trois semaines à raison de 8 heures par jour pour obtenir un tissu de 5m de longueur et une largeur approximative de 1m. 

Toujours près des élèves

Nous terminons notre journée au village de Cachachi situé dans un cadre magnifique. Nous nous installons sur le terrain de foot de l’école où nous campons avec Tim et Ninka que nous avons retrouvés. Grand rassemblement autour des tentes, les enfants semblent émerveillés par tout notre attirail. Nuit tranquille, seuls les aboiements des chiens et les cris des ânes perturbent le silence de la nuit. 

Mercredi avant de partir nous faisons des photos avec les élèves, ils sont ravis de poser. Ensuite nous partons tranquillement en direction de Cajabamba. Aujourd’hui une longue descente s’annonce, le seul problème nous sommes toujours sur le chemin de terre et de pierres qui présentent de forts pourcentages. Le spectacle est toujours aussi magnifique, les montagnes offrent un patchwork de couleurs que nous ne sommes pas près d’oublier. La température est infernale, près de 40°C, ça chauffe. 

Nouvel arrêt dans une école, tous les élèves sont sortis sur le chemin. Longue discussion avec les deux professeurs qui sont très intéressés par l’économie de la France. Nous reprenons notre descente avant d’arrivée tardivement à Cajabamba, ou nous nous installons pour deux jours à l’hôtel.

Jeudi repos à Cajabamba et visite de la ville qui est charmante. La ville est surplombée par une statue qui fait penser aux sculptures du mont Rushmore aux Etats Unis. Elle représente le visage d’un indien dont je n’ai pas pu obtenir le nom. 

Rencontres : avec de nombreux élèves et enseignants des écoles primaires.

Nous avons parcouru : Dimanche 9 juin 40 km, lundi 18 km, mardi 26 km et mercredi 60.