Une route d’Enfer

Du dimanche 9 juin au Jeudi 13 juin Cajarmaca à Cajabamba

Meunier tu dors

Dimanche nous quittons Cajamarca aux aurores, la température du jour est annoncée chaude. Direction Jesus un village dans la campagne où nous rencontrons Gaspard un meunier d’un autre temps. Il fabrique de la farine de blé avec des meules de pierres. Le rendement n’est pas optimum, il produit environ 100kg par jour, mais la farine est très fine et de première qualité. Il tient également un petit musée dans lequel on trouve des statuts en bois ainsi qu’un moulin à farine miniature propulsé à l’eau. 

Journée vélo difficile, le chemin de terre est en mauvaise état. Nous poussons à plusieurs reprises les vélos tant le sol n’est pas stable. Le spectacle est grandiose mais il se mérite. Après moins de 40km, nous décidons de camper en pleine nature à 3700m d’altitude. Tim et Ninka les cyclistes hollandais que nous avons rejoints campent sur le même lieu. 

Rencontre du jour : Gaspard un meunier

Retour sur les bancs de l’école

Lundi passage du sommet à 4000m, avant de descendre vers Cajabamba. Après 7 km nous sommes bloqués par une clôture sauvage. Nous passons les vélos par-dessus les barbelés. L’état de la route est infernal, pour atteindre le sommet soit 10km il nous faudra plus de trois heures. Ensuite nous amorcons la descente. Arrêt dans une école où c’est l’heure du repas; gentiment les élèves nous offrent à manger de leur cantine. Nous passons un bon moment à discuter avec eux et leurs professeurs. Chose rarissime, ils ne veulent pas faire de photos, ils ont peur d’être enlevés. Ici il y a quelques années des enfants ont été victimes de trafic d’organes. Et depuis il leur est enseigné de se méfier des étrangers appelés « gringos ». 

Nous repartons après 5 km, nous nous arrêtons à Morcilla, une autre école où la directrice nous permet de dormir dans une salle de classe. Ici, nous rencontrons des gens très gentils, qui nous ont trouvé du lait, prêté leur cuisine pour manger. 

Rencontre du jour: Marleni la directrice de l’école de Morcilla.

Mardi après une nuit bien tranquille à Morcilla, photos avec les élèves avant de partir. Dans cette école de montagne, les élèves viennent à pied et il y en a qui ont deux heures de marche pour venir. Au Pérou la loi oblige à donner un petit déjeuner à tous les élèves ainsi que le repas du midi.

Départ tranquille vers Cachachi situé à 35km. La route se trouve dans une zone isolée où les rencontres sont nombreuses. Nous passons un moment avec une jeune femme entrain de tisser une jupe de laine. Quel courage, il lui faut trois semaines à raison de 8 heures par jour pour obtenir un tissu de 5m de longueur et une largeur approximative de 1m. 

Toujours près des élèves

Nous terminons notre journée au village de Cachachi situé dans un cadre magnifique. Nous nous installons sur le terrain de foot de l’école où nous campons avec Tim et Ninka que nous avons retrouvés. Grand rassemblement autour des tentes, les enfants semblent émerveillés par tout notre attirail. Nuit tranquille, seuls les aboiements des chiens et les cris des ânes perturbent le silence de la nuit. 

Mercredi avant de partir nous faisons des photos avec les élèves, ils sont ravis de poser. Ensuite nous partons tranquillement en direction de Cajabamba. Aujourd’hui une longue descente s’annonce, le seul problème nous sommes toujours sur le chemin de terre et de pierres qui présentent de forts pourcentages. Le spectacle est toujours aussi magnifique, les montagnes offrent un patchwork de couleurs que nous ne sommes pas près d’oublier. La température est infernale, près de 40°C, ça chauffe. 

Nouvel arrêt dans une école, tous les élèves sont sortis sur le chemin. Longue discussion avec les deux professeurs qui sont très intéressés par l’économie de la France. Nous reprenons notre descente avant d’arrivée tardivement à Cajabamba, ou nous nous installons pour deux jours à l’hôtel.

Jeudi repos à Cajabamba et visite de la ville qui est charmante. La ville est surplombée par une statue qui fait penser aux sculptures du mont Rushmore aux Etats Unis. Elle représente le visage d’un indien dont je n’ai pas pu obtenir le nom. 

Rencontres : avec de nombreux élèves et enseignants des écoles primaires.

Nous avons parcouru : Dimanche 9 juin 40 km, lundi 18 km, mardi 26 km et mercredi 60.

Une reprise et un record

Du mercredi 5 au samedi 8 juin 2019

Mercredi après quinze jours passés à Celendin nous reprenons notre périple. Nous partons tôt afin d’éviter la chaleur prévue par la météo. Il y a 48km de montée et une erreur de parcours au départ nous fait passer par un chemin de terre où la pente est de 18% sur 1 km. Nous voyageons toujours avec un décor de montagne et aujourd’hui sans trafic routier. Nous nous arrêtonsdans un petit village pour manger, ici il faut manger local. Le menu du jour c’est cochon pour tout le monde avec des mottets, sorte de gros haricots blancs. La nourriture est riche en calories.

Nous terminons la montée de 48km sous un froid de canard, sans doute parce que nous sommes à 3700m la température est de 7°C . Dans la descente nous sommes transis de froid malgré nos vêtements longs. Après avoir parcouru 101km*, nous arrivons à Baños de l’Incas où nous trouvons un logement cher dans cette ville touristique.

*101km un record de distance en un jour

Un bain bien chaud

Jeudi nous sommes à Baños del’Incas, une station thermale où l’on trouve des bains d’eau chaude naturelle. Chacun peut profiter d’une petite piscine individuelle privée. Dans cette dernière l’eau est très chaude, elle vient de la piscine principale où l’eau est à 75°C, bien sûr nous ne sommes pas à cette température. Nous pouvons également nous y laver car la piscine est vidée à chaque fois. Après ce moment plutôt agréable et reposant, nous prenons la route pour Cajamarca où nous nous installons dans un hôtel de très bonne qualité pour un prix dérisoire. Il est bien équipé et possède une cuisine, cela nous permet de préparer des plats français que nous ne trouvons pas dans les restaurants péruviens.

Découvrir Cajamarca

Vendredi nous visitons la ville de Cajamarca. Une ville de 160 000 habitants située à 2700m. Des rues au style coloniale et un marché comme beaucoup de ville au Pérou, il est immense et s’étale dans les rues. https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Cajamarca&oldid=156615407

Une place d’armes très animée et où la police interdit de marcher sur les pelouses. Les différentes églises sont en pierres et différentes de celles rencontrées jusqu’à maintenant. Cajamarca est une ville où l’on trouve de très bon fromage.

Rencontre de Tim et Ninka deux cyclistes hollandais. 

Samedi journée tranquille bien qu’elle commence tôt pour voir les matchs de tennis de Roland Garros. Ici à 5 heures du matin il y a une retransmission en direct des matchs. 

Visite de Ventanillas de Otuzco, des sépultures incas à flanc de montagne. Découverte de « El cuarto del rescate” Lieu où fut exécuté un empereur incas lors de l’invasion des espagnols.

Nous profitons de cette journée de calme, car les prochains jours vont être beaucoup plus animés et avec des parcours très accidentés et isolés. Récits que vous trouverez dans les prochains articles.

Nous avons parcouru 101 km mercredi et 18 jeudi.

PS : depuis trois semaines la région que nous traversons est isolée et les connexions internets sont très difficiles.

Découvrir Celendin

Découverte de la ville de Celendin du mardi 21 mai au mardi 4 juin.

Agnès devant observer un repos complet pendant deux semaines, je vous propose une visite approfondie de la ville de Celendin au Pérou.

Drôle d’élevage

Aujourd’hui je visite un petit élevage de cochons d’inde. Lucy la propriétaire m’a ouvert les portes de sa maison, ses animaux se trouvent au rez-de-chaussée. Il y en a environ 700 qui courent partout. Le chiffre peut dépasser les 1000 à certaines périodes. Son commerce fonctionne bien et elle peut en vendre jusqu’à 100 dans une journée. Cette viande est très appréciée au Pérou et elle se mange cuite au barbecue. 

Ça travaille du Chapeau

Mardi j’ai rendez-vous avec un vendeur de chapeaux, malheureusement son magasin est fermé, il a dû m’oublier. Au hasard des rues je rencontre trois femmes, dans trois maisons différentes, en train de fabriquer des chapeaux. Il n’existe pas d’usine de fabrication, les femmes les fabriquent à la main chez elle. Il faut de 1 à 3 semaines pour en réaliser un et le vendre entre 20 et 200 soles, suivant la qualité de réalisation, soit au maximum 50€. Cela demande 8 à 10 heures de travail par jour et amène énormément de troubles physiques aux personnes. En Europe nous appelons cela les troubles musculosqueletiques. Les personnes rencontrées me disent que de toute façon ici il n’y a pas de travail, c’est une manière de gagner un peu d’argent pour survivre.  La port du chapeau est une tradition pour les femmes et les hommes.

Le marché quotidien

Mercredi visite du marché couvert qui a lieu tous les jours. Ici tout se vend. On y trouve tous les services, travaux de couture, cordonnerie, soins par les plantes et je pourrais en citer des dizaines. 

Sur plusieurs niveaux les gens viennent vendre leur production. Au Pérou, la chaine alimentaire est courte. Il n’y pas ou peu d’importation. La population consomme ce qu’elle produit. La chaine de production est excédentaire. Un point positif pour ce pays dit pauvre, ils nourrissent les pays dit riches qui eux ne sont pas en autosuffisance alimentaire.

Le temps de la découverte

Jeudi 30 mai c’est l’ascension, au Pérou il s’agit d’un jour normal où tout le monde travaille. Nous visitons le petit village de Sucre. Il est complètement perdu dans la montagne on y accède par un chemin en pierres. Le trajet Celendin Sucre se fait avec de vieilles voitures qui en km ont dû faire plusieurs fois le tour de la terre, celle qui nous amène à plus de 20 ans. Sur le tableau de bord rien ne fonctionne. Le chauffeur nous dit qu’il n’a pas les moyens de payer pour remettre en état.

Dans le village nous rencontrons José qui nous explique la vie dans ce lieu. Ici il n’y a pas de travail et chacun vit du produit de son jardin et de ses animaux. Bien que le village ne présente pas de centre d’intérêt la municipalité tente d’attirer les touristes.

Vendredi et samedi suite de la découverte de Celendin. Passage par le monument qui surplombe le village et qui est dédié au christ. Journées tranquilles à parcourir les rues et parler avec la population dont Luis un peintre qui réalise des frises sur les murs.

Que de marchés

Dimanche journée chargée avec d’abord la visite du marché des chapeaux, il faut se lever à 4h30 les opérations commencent à 5h. Il y a beaucoup de monde et chacun vient avec son ou ses chapeaux à vendre. La bagarre est rude et les acheteurs semblent sans scrupule.

La deuxième partie de la journée est consacrée à la visite du marché aux animaux veaux, vaches, taureaux, cochons, chevaux et moutons. Les taureaux sont sur la place sans aucune sécurité, seulement tenu par une corde par leur propriétaire. Ici le marché est immense. Le prix d’un taureau est en moyenne 600 à 700 euros. Pour un veau il faut compter 30 à 40 euros. La place est parsemée de petits restaurants improvisés, l’animation est grande.

Lundi, mardi, journées sans activité particulière. Nous commençons à être connu et il est agréable de se promener sur le marché ou en ville pour discuter avec la population. Les échanges sont nombreux et nous permettent d’apprendre sur la population. Au Pérou plus de 15% de la population ne sait ni lire ni écrire. Ici les enfants quittent l’école vers 11 ans pour aider aux champs ou aux commerces

Rencontre du jour: Alexandra et Antony que nous avions déjà croisé dans la ville de Jaén.

Deux semaines dans la même ville permettent d’apprendre beaucoup. La chose la plus importante que nous retenons est que ce pays pauvre est en autosuffisance alimentaire et la population sait nous le faire remarquer.

Vidéo spéciale Celendin

Cette vidéo traite de la ville de Celendin au Pérou

Flash spécial

Este película trata de la mi salud
Cette vidéo traite de ma santé après un problème musculaire