Qu’il est merveilleux ce site au fond de la vallée

Mardi 19, mercredi 20, jeudi 21 et vendredi 22 février 19

Aujourd’hui nous partons en direction de Ipiales, dernière étape avant l’Equateur. Le temps est gris et malheureusement après 30 mn la pluie se met à tomber fort, nous trouvons un abri dans une station-service. Avec la pluie, la sortie de la ville devient périlleuse avec la circulation. La journée de vélo commence par une ascension jusqu’à 3200 m avant de nous offrir une magnifique descente de 25 km qui nous amène à Pedregal. Une journée de montagnes avec un spectacle magnifique.

Mercredi , nous quittons Pédregal avec un beau ciel bleu. Aujourd’hui nous prenons un itinéraire en dehors de la circulation, 32 km d’ascension de 1800 à 3100m. Les paysages de montagnes sont toujours aussi magnifiques. Nous traversons des villages dont la spécialité est la fabrication de briques. Il y a des fours quasi à chaque maison. Les conditions de travail semblent bien difficiles. Nous terminons notre journée à Tuquerres. Ici la population est en majorité d’origine indigène et semble peu disposée au contact. 

Jeudi nous terminons notre périple vers Ipiales par la route des volcans, mais pas de chance il y a beaucoup de nuages et cela gâche la vue du paysage.  Journée tranquille avec une route en grande partie descendante. Arrivée à Ipiales tôt en début d’après-midi, nous nous installons à l’hôtel pour deux jours, qui seront les derniers en Colombie. 

Vendredi, journée sans vélo à Ipialès. Visite du magnifique sanctuaire de Las Lajas, un lieu de culte et de pèlerinage. L’église néogothique est construite dans le canyon de la rivière Guáitara à 7 km de la ville d’Ipiales au sud de la Colombie. De construction récente, puisqu’elle a été commencée en 1916 et terminée en 1949. Sa construction est liée à un miracle, une fillette muette y aurait retrouvée la voie. C’est maintenant un lieu de pèlerinage. On y accède par un escalier dont les murs sont recouverts de plaques à la mémoire de personnes ou évènements. Ipialès, une ville de 150000 habitants située à 5 km de la frontière de l’Equateur. Nous profitons de notre dernière journée en Colombie pour la visiter.

Mardi nous avons parcouru 43 km, mercredi 34 et jeudi 53.

Rencontre significative :La nouvelle coiffeuse d’un jour pour Agnès.

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De El Encano à Pasto tranquillement

Samedi 16, Dimanche 17, et lundi 18 février 2019

Samedi nous quittons la cocha direction San Juan de Pasto. Aujourd’hui nous empruntons une route très agréable, avec une difficulté au départ et ensuite tout se passe en descente. Au sommet, nous rencontrons la police avec qui nous partageons sur notre périple. Avant d’arriver à notre point de chute, nous rencontrons Javier qui est avocat dans la vie, c’est un homme très gentil qui va nous éviter de passer dans un quartier réputé dangereux. Nous rencontrons notre hôte warmshowers Dorys qui habite un peu à l’écart de San Juan de Pasto.

Nous avons parcouru 30 km.

Dimanche repos et journée récupération à la maison de Dorys, avec Sheila une voyageuse Argentine. Soirée Spaghetti bolognaise, cela devient notre spécialité avec le Risotto. 

Lundi visite de San Juan de Pasto. Nous partons visiter la ville mais hélas le lundi beaucoup de sites sont fermés. San Juan de Pasto, une ville de 450 000 habitants, au style colonial qui lui donne un certain charme. La ville est située au pied de deux volcans. Nous visitions l’église principale de Pasto, magnifique édifice. Visite d’un marché d’artisanat, mais le peu d’exposants présents le rend peu intéressant.

Retour à la maison de Dorys pour préparer une soirée crêpes avec toute la famille. Nous terminons la soirée par une grande discussion sur la politique de Colombie et du Venezuela en comparaison de ce qui se passe en Europe, débat très intéressant

Rencontres significatives :

  • Dorys notre hôte warmshowers, et Paula sa fille
  • Sheila une voyageuse Argentine.
  • Javier qui s’improvise guide pour nous aider.
  •  Kanji Edwin un routard qui revient de Ushuaia. 
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De Sibundoy à la laguna de la cocha

Jeudi 14 et vendredi 15 février 2019

Ce matin nous avons quitté Cabunga et Sibundoy. La route du jour est longue, avec une montée de plus de 22 km dans la forêt. Et pourtant la journée se passe tranquillement. Pour la première fois nous trouvons un nouveau menu, nous allons manger un cuy à la broche. Le cuy est un cochon d’Inde élevé dans les maisons et que l’on tue à la demande pour manger. Dans les derniers kilomètres d’asencion des automobilistes s’arrêtent pour faire des selfies et en même temps nous offrent gâteaux et chocolats. Cela nous redonne des forces. Nous terminons notre journée à El Encano, un petit port situé au bord de la lagune “La Cocha ». Ce soir nous dormons au bord de l’eau.

Vendredi, repos au bord de la lagune, aujourd’hui c’est le carnaval local. Il y a de l’animation dans le village du port. Ici toutes les constructions se trouvent au bord d’un canal. Le port se situe au bord du lac la cocha. Le deuxième lac de Colombie, 40km2. Nous passons une journée tranquille, le cadre est tellement agréable.

Jeudi nous avons parcouru 47km.
Rencontre significative : Javier Pantoja, un cycliste en voiture qui nous a offert des chocolats.


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Cabunga un homme exceptionnel

Hier nous avons rencontré Cabumga, de la communauté indigène des Kamentsa de la vallée de Sibundoy. Un personnage extraordinaire, après des études supérieures qui ont été validées par un diplôme de professeur. La langue de sa communauté étant en danger, il a décidé d’abandonner l’enseignement pour tenter de la sauver. Ce choix l’amène à vivre dans la pauvreté. Il habite une maison des plus simple dans la campagne et mène son activité bénévolement. Moins de 400 personnes parlent encore la langue des Kamentsa, pour cela il enseigne aux enfants cette langue, il leur apprend également les rudiments pour vivre avec les éléments de la nature. 

Le confort rudimentaire de sa maison surprendrait la majorité des gens. Tout est en accord avec la nature. Pour manger il élève des animaux, tels que des poulets, dindons, canards. Il élève également une vache qui elle se nourrit dans la nature environnante. Il cultive dans son jardin des plantes à caractère médical et des légumes.

Il nous a ouvert sa maison comme un seigneur. Ses enfants si jeunes vivent déjà en accord avec la nature.

Aujourd’hui il travaille à ouvrir un musée qui permettra également de perpétuer la mémoire des Kamentsa.

Cabunga un personnage hors du commun qui ne peut laisser indifférent. Il porte une force de conviction pour sa communauté.

Seulement après une journée, quand on quitte Cabunga nous sommes envahi par une émotion forte qui m’a laissé couler quelques larmes.

Au revoir Cabunga et bonne chance dans ton œuvre. Pour mémoire nous lui avons donné de quoi acheté deux arbres qu’il va planter et qui s’appelleront Agnès et Jean-Claude.

https://www.facebook.com/Fundación-Proyecto-33-cabëngbe-benach-camino-nativo-199592783746592/?ref=br_rs

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