Fin de voyage

Fin du voyage au Guatemala.

Le voyage s’est terminé le dimanche 26 février.

Que retenons-nous de ce voyage.  Tout d’abord le Guatemala dont nous avons seulement découvert la région de San Pedro semble un pays très accueillant. Les gens que nous avons rencontré sont accueillants et ouverts à la discussion. Le pays est assez pauvre, mais les gens ont gardé dans le cœur ce sens de l’hospitalité. Même si en général les gens aspirent à un confort de vie meilleur, il y a encore dans leur mentalité une chaleur qui ne semble plus existée dans notre mode de vie européen. Je dirais même plus, l’égoïsme développé dans notre société de consommation n’existe pas dans ce coin de pays que nous avons découvert et où il semble faire bon vivre. La guerre civile qui s’est terminée il y a environ 20 ans a laissé des marques importantes qui sont encore présentes.

Le Guatemala est un pays peuplé de 14 millions d’habitants qui présente parfois des problèmes d’insécurité qui sont majoritairement situés à la capitale du pays. Ce pays que je ne connaissais pas particulièrement avant est riche d’une histoire. Son peuple et sa culture Maya sont deux richesses importantes du pays. La population est attachée à son histoire. La région de San Pedro est la région des « Tutujils », la quasi-totalité des habitants parlent le dialecte Tutujils et l’espagnol. Ils existent quatre dialectes importants au Guatémala.

L’objectif de notre voyage étant de s’initier à la langue espagnole. De ce côté nous sommes satisfaits même s’il faut bien le dire trois semaines ne suffisent pas.

Nous avons découvert au plus près la vie dans une famille et là encore l’expérience est conforme à ce que nous attendions. La famille disponible à tous moments, cherchant à apporter une réponse à toutes nos questions, elle nous a comblée. Nous la remercions du plus profond de notre cœur.

En conclusion : le mode de vie, la chaleur humaine, et cette non relation permanente avec l’argent nous ont bien plus. Les gens semblent encore prendre le temps de vivre et ne pas courir en permanence. La découverte de l’histoire de ce peuple m’a passionnée. Une envie forte d’en savoir plus et de découvrir quelques lieux historiques.

Nous avons déjà prévu de retourner pour améliorer notre connaissance de la langue de Miguel de Cervantes. Un prochain voyage va être planifié dans les prochaines semaines.

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Le volcan de San Pedro

Le volcan de San Pedro

Petite visite au somment du volcan de San Pedro. Il y a trois volcans autour du lagon de San Pedro. Le plus important est celui de San Pedro. Il a deux moments pour se rendre au somment en partant tôt le matin pour voir le lever du soleil ou partir un peu plus tard (six heures du matin) pour bénéficier seulement du panorama.

Pour nous c’est un départ à six heures.

Le volcan culmine à 3000m et le départ se fait à environ 1500m. Il faut trois heures pour arriver au sommet. Un chemin a été tracé mais la pente est assez abrupte. Le pourcentage oscille entre 20 et 60%. La moyenne se situant à 40%. Comme il fait chaud l’ascension requiert une bonne condition physique. Nous sommes accompagnés d’un guide qui s’appelle Rony. Il est jeune et sportif, il lui faut 1h20 pour arriver au somment en courant. De plus ça tombe bien comme il parle beaucoup et seulement espagnol, la journée sera comme une leçon. La première heure de parcours est déjà éprouvante et la « pausa » est la bienvenue. Il fait chaud et en une heure j’ai déjà bu 1 litre d’eau, pas grave il y en a 4 dans le sac à dos.

Comme l’activité du volcan s’est arrêtée depuis plusieurs siècles, la végétation est très développée sur les pentes du volcan. Les animaux sont également présents mais nous n’aurons pas la chance d’en voir.

Pendant notre ascension nous doublerons quatre personnes qui à mon avis ont dû mettre beaucoup plus de trois heures. Après deux heures trois quart nous arrivons au sommet, légèrement fatigué. Même le guide est content d’arrivée au somment. La cadence de marche est restée élevée pendant toute l’ascension.

Pas de chance le ciel est couvert et la brume envahie la vallée. Il ne sera pas possible aujourd’hui d’avoir de belles photos.

Après une pause d’environ 40 minutes nous attaquons la descente. Après 1 heures nous croiserons les 4 personnes du matin qui semblent assez éprouvées. Nous croisons également un groupe d’environ 30 Guatémaltèques qui sont en week-end, ils habitent San Marco un village situé en face au bord du lagon à environ 30 mn de San Pedro. Il faut dire qu’au Guatemala partir en vacances ou week-end est très exceptionnel, même à 1h de bateau. La grande majorité des gens ne partent jamais en vacances et partir un week-end est déjà quelque chose d’exceptionnel. Les femmes, les enfants et les hommes pour la plupart marchent avec des claquettes, ils transportent leur pique-nique ce dernier étant prévu au somment.

Ils sont très sympathiques et nous discutons pendant quelques minutes.

Nous reprenons notre marche et c’est à ce moment-là que les cuisses d’Agnès faiblissent et la fin du parcours va être particulièrement difficile. Il nous faudra plus de temps pour descendre que pour monter. Il est 13 h nous sommes de retour au point de départ. Avec le guide nous prenons le transport local un « tuc tuc»

Il aura fallu à Agnès cinq jours pour récupérer des douleurs aux cuisses quile dimanche l’ont empêché de marcher.

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Le marché de Chichicastenango

Promenade au marché de Chichicastenango

Chichicastenango est à deux heures de bus de San Pedro. Le départ se fait à sept heure du matin dans un bus comme ils en existent des centaines au Guatemala. Avec tous ces virages et le mauvais état du revêtement, il est impossible de dormir dans le bus. Peu de circulation sur la route à 2 x 2 voies. Mais ce n’est pas comme en France, on y trouve tracteurs, vélos, piétons, voitures et camions. Au Guatemala les véhicules roulent sur la voie de gauche et doublent par la droite, je pense que ce n’est pas la règle mais personne ne se pose de question.  Rappelez-vous ici on conduit sans passer le permis avec une auto-école ou un centre de formation. De plus il y a très de contrôles routiers. Le klaxon est beaucoup utilisé et la solidarité est toujours présente sur la route. Les chauffeurs sont très patients et n’hésitent pas à s’arrêter même sur une deux voies pour laisser passer une voiture qui sort d’un chemin.

La ville de Chichicastenango est célèbre pour sa culture traditionnelle amérindienne Maya. La ville est à 1960 d’altitude. Le marché a lieu deux fois par semaine. Une particularité l’église de la ville à 400 ans et l’escalier qui permet d’y entrer à autant de marches que de mois de l’année, c’est-à-dire 18, en effet le calendrier maya comprend 18 mois.

Après deux heures de routes nous arrivons à Chichicastenango. Le chauffeur nous dépose à l’entrée du marché. Il y a du monde, des véhicules, des tuks-tuks partout. Ça grouille d’activités. Le marché est immense et il y a beaucoup de groupes de touristes en voyages organisés qui suivent leur guide.

Pour notre part nous parcourons les innombrables ruelles. Il s’agit d’un très grand marché, on y trouve toutes sortes de choses ainsi que les animaux de la ferme (poules, lapin et dindons y sont en forces). Il y a énormément de produits qui ne se fabriquent plus en Europe.  Les autochtones profitent de la présence des touristes pour vendre les produits locaux.

Nous sommes dans un pays assez pauvre et rien n’est gaspillé, il existe des vendeurs des équipements d’occasions tels les chaussures ou vêtements, et ceci est vrai pour des tas d’autres choses.

La cuisine locale est réalisée sur place au gaz ou au feu de bois, il y a pas mal de fumée ce qui empêche parfois de respirer correctement. On peut se restaurer, mais il faut faire attention nos estomacs européens ne supportent pas toujours la nourriture local et l’hygiène que nous trouvons sur le marché est parfois loin de ce que l’on exige en Europe. En ce qui nous concerne nous nous restaurons dans un café local, cela semble plus rassurant. Notre espagnol commence à être utile, c’est agréable de pouvoir communiquer.

Nous achetons quelques souvenirs qui encombreront les placards à la maison

La force de ce marché est la présence des fruits frais (ananas, mangues, papayes, bananes, pommes,  …..). Au Guatémala tous les produits frais sont sur le marché y compris la viande; mais il faut faire attention pas de vitrine réfrigérée seulement quelques mouches que les vendeurs chassent avec des tapettes à mouches.

La journée s’achève, nous retrouvons notre chauffeur de bus. Au retour nous ne sommes pas nombreux dans le bus mais le parcours est toujours aussi mouvementé avec un peu plus de circulation. Dans le bus nous rencontrons une suissesse qui a quitté son travail en suisse (elle était comptable) pour changer de vie. Elle prévoit un voyage compris entre 1 à 2 années et espère trouver un travail manuel.

 

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Visite d’une plantation de café

Le café au Guatemala

Le Guatemala est le deuxième producteur de café de l’Amérique centrale. Nous profitons d’un après-midi ensoleillé pour visiter la plantation de café située près de San Pedro. La visite peut se faire à pied ou à cheval, c’est cette deuxième option que nous choisissons. Comme nous n’avons pas encore de ranch au Guatemala nous prenons un guide et ses chevaux. Le guide Luis va nous faire faire le tour des plantations de café avec ses chevaux. Une balade à cheval, il s’agit d’une première pour Agnès qui n’a jamais monté à cheval.

Nous prenons possession de nos montures et nous voilà parti pour une balade de quatre d’heures. La première partie du parcours se fait sur des chemins de terre avant d’aborder les difficiles montées vers les plantations.  

Les plantations de café se trouvent à flanc de montagne, elles doivent être protégées du vent et du mauvais temps. Pour cela dans les plantations nous trouvons des avocatiers qui apportent de l’ombre aux caféiers. Les avocats sont récoltés toute l’année.

Un caféier a une durée de vie de 15 ans maximum. Après une quinzaine d’années l’arbre est coupé à la base et de nouvelles pousses se développe pour une nouvelle durée de 15 ans environ.

Quand on arrive dans les plantations les seuls moyens d’accès sont à pied ou à cheval. Les chemins d’accès sont assez étroits.

La récolte du café se fait uniquement à la main, la main-d’œuvre utilisée va des enfants jusqu’aux grands-parents. Pour récolter le café les travailleurs utilisent une perche qui permet de plier les branches du caféier.

Le café est ensuite mis dans des sacs et en général transporté à dos d’hommes jusqu’à l’endroit où les sacs sont pesés avant d’être transportés au lieu où la peau du fruit est enlevée et le café mis au séchage naturel, c’est-à-dire dehors au soleil.

La peau sert ensuite d’engrais pour les plantations.

Le café sera ensuite mis en sacs qui sont expédiés aux différentes usines pour tri. En fonction de la situation des plantations le café est classé en différentes qualités.
Le café se récolte de novembre à février. Pour la plantation que nous avons parcourue à cheval il y a 2500 personnes qui travaillent. C’est un travail dur et souvent mal payé.

Jolie balade dans les plantations avec en bonus des chevaux qui trottaient admirablement bien. Ce qui a laissé quelques douleurs aux cuisses d’Agnès.

 

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