La Roumanie

Du lundi 23 mai au 2 juin, de Timisoara à Bucarest

Que ça va vite

Trouver une route tranquille en Roumanie est du domaine de l’impossible. Ce lundi 23 mai nous quittons Timisoara dans le flux de la circulation automobile. Nous sommes dans un pays où personne ne respecte les limitations de vitesse. En Roumanie il n’y a pas de radar fixe, ils ont été interdits avec l’aide de la police. Afin d’éviter une zone de montagnes très dangereuse au regard du trafic, nous prenons la décision de voyager en bus entre Otelu Rosu et Bumesti Jui sur environ 100 kms. Le chauffeur du bus qui nous emmène passera une grande partie du trajet au téléphone. Il traverse les villages sans respecter les 50 km/h avec un record à 95 km/h. Il arrivera néanmoins à destination sans encombre. 

Qu’ils sont jolis

Après ce petit tour de bus, nous retrouvons des axes secondaires moins fréquentés, et terminons ce mercredi à Targu Jui où une personne charmante nous offre le repas. Les jours suivants nous parcourons la campagne et traversons de nombreux villages de montagne. Le cadre est agréable mais en contrepartie ça grimpe. Sur notre parcours nous avons la possibilité de visiter de nombreux monastères construits aux milieux de nulle part et qu’ils sont jolis. Celui de Icoana Cãrpinis en est un magnifique exemple.

Ce vendredi après une nuit bien reposante dans une petite pension située chez un fermier, nous empruntons des chemins non goudronnés. Dans le village de Vaideeni nous pouvons admirer une magnifique église aux coupoles dorées à l’or fin, c’est impressionnant ces églises. Nous terminons notre journée dans une ville appelée Raminicu Valea.

Attention aux piqûres

Samedi nous repartons frais et dispo pour affronter un parcours alterné entre les chemins et une route avec un gros trafic. Sur un petit chemin de montagne nous rencontrons une équipe apiculteurs qui nous initient à l’extraction du miel. La Roumanie est un gros producteur de miel. Malgré nos protections, toutes ces abeilles autour de vous ça fait peur. La fin de la journée se termine sur la route à 2 x 2 voies. La vigilance doit être extrême car certains véhicules passent bien près de nos vélos. Nous terminons notre journée à Pitesti, une ville à l’architecture assez banale et des immeubles mal entretenus. Cette ville est la seule de Roumanie desservie par une autoroute, qui permettait au Ceausescu, lorsqu’ils étaient au pouvoir, d’arriver rapidement à leur résidence secondaire. 

En route vers la capitale

Lundi nous quittons tranquillement Pitesti après une journée de repos forcé liée aux mauvaises conditions météo. En partant nous rencontrons Peter Popa un des rares cyclistes de Roumanie. Il pratique le vélo sous toutes ses formes.

Pour la suite de notre voyage nous empruntons les routes secondaires, les rencontres y sont plus faciles et chaleureuses. Ici une patronne d’un bar nous offre du chou-fleur et des tomates. Ce soir nous dormons dans le jardin de Ionata Ion. Ce dernier est heureux de nous présenter son jardin et les animaux qu’il élève pour sa consommation et celle de ses enfants. Des moments que nous adorons, malgré la barrière de la langue le traducteur et les mains nous aident bien pour communiquer. 

Bucarest

Mardi nous arrivons à Bucarest, où comme partout en Roumanie nous devons affronter le trafic. Seul le centre-ville bénéficie de pistes cyclables d’ailleurs très bien aménagées. Nous logeons au cœur de la ville, de façon à pouvoir parcourir ses rues avec nos vélos. Bucarest est une ville très francophone, cela facilite les échanges. L’incontournable à visiter est le parlement. Un immense bâtiment construit par le Président Ceausescu au temps de son pouvoir absolu sur le pays. Un palais immense avec plus de 11000 pièces. Les murs et colonnes sont recouverts de marbre. L’édifice est construit au centre de la capitale face à une avenue démesurée. La ville est magnifique et je vous laisse voir ci-dessous quelques photos. 

Le saviez-vous 

La Roumanie produit près de 30% de ses besoins en pétrole. 

La blague roumaine 

Nous devons souvent stationner nos vélos et lorsque l’on demande aux roumains si l’endroit est sûr. Ils nous répondent, pas de danger les voleurs roumains sont en France et en Espagne, ici ils n’ont rien à voler. 

Les rencontres 

Peter Popa un cycliste roumain qui a parcouru l’épreuve Paris Brest Paris.

Ionata Ion qui nous a permis de camper dans son jardin, une belle rencontre. Visite de sa cave et dégustation de Tuica, l’eau de vie roumaine.

Ou sommes-Nous

Pendant ces 11 jours nous avons parcouru 625 kms. Vous pouvez voir le parcours sur la carte ci-jointe.

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SERBIE

Du mercredi 18 au dimanche 22 mai, De Baja à Timisoara en passant par la Serbie 

En passant par la Serbie

Mercredi 18 mai après avoir quitté Baja nous roulons pour la dernière journée dans les grandes plaines de la campagne hongroise, seulement des champs de cultures, ici pas d’animaux à part quelques chevreuils. Le vent souffle fort et nous peinons pour atteindre la frontière de Serbie. Un pays qui n’appartient pas à l’UE et où les contrôles douaniers sont donc toujours d’actualité. En Serbie rien ne fonctionne comme dans les pays de l’UE, pas d’euro et les abonnements téléphoniques sont hors de prix. Nous terminons notre journée dans la ville de Subotica une ville à l’architecture assez soignée. Pendant les deux jours suivants nous parcourons la campagne des plaines Serbe. La langue du pays est difficile à comprendre et nous avons beaucoup de mal à communiquer avec la population. Heureusement que les traducteurs téléphoniques ont été inventés.

Vers Timisoara

Vendredi 20 mai, après trois petites journées en Serbie nous arrivons en Roumanie où les contrôles douaniers sont toujours en place. Nous sommes dans un pays de l’UE mais qui ne fait pas partie de l’espace Schengen. Pas beaucoup de circulation dans cette partie du pays et de grandes lignes droites sur des routes en mauvais état. Nous découvrons une campagne qui parait bien pauvre avec de nombreuses maisons délabrées mais le paradoxe est que régulièrement nous voyons de très grosses cylindrées stationnées devant ces mêmes maisons. En Roumanie le prix de l’essence est entre 1,8 et 1,9 euros. 

La journée de samedi nous amène à Timisoara. Une ville qui avait été en 1989 le théâtre des émeutes qui avaient conduit à l’assassinat du président Nicolae Ceausescu, considéré comme un dictateur.

Timisoara est une belle ville où l’on peut admirer une cathédrale orthodoxe qui est un bijou d’architecture. 

L’Église orthodoxe de Roumanie est nationale et majoritaire. C’est l’Église du peuple roumain. Pendant les célébrations les orthodoxes restent debout, pour cela il y a très peu de siège dans un église orthodoxe. Nous devrions reparler de cette religion dans nos prochains posts.

Timisoara est une ville où sa partie centrale est essentiellement réservée aux piétons. 

Le saviez-vous 

La monnaie roumaine est le LEU (pluriel LEI) et celle de la Serbie le Dinar Serbe.

Pas de rencontre spécifique pendant cette période.

Où sommes-nous 

Pendant ces 6 jours nous avons parcouru 273 kms. 

Vous pouvez voir notre parcours sur la carte ci-jointe.

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La Hongrie

Du mercredi 11 au mercredi 17 mai nous traversons la Hongrie

A perte de vue

Ce mercredi nous partons assez tôt du camping de Vienne et quittons notre voisin de toile Jordan qui lui fait route vers l’Europe du Nord. Nous lui souhaitons bon vent pour son projet de tour du monde.

Nous retrouvons les bords du Danube et atteignons la Hongrie. Un pays où la surface des zones de culture est impressionnante, des champs à perte de vue pour le blé et autres céréales. Mais où sont donc passées les vaches en Hongrie, nous n’en voyons aucune dans ces vastes plaines. Après enquête, les Hongrois mangent très peu de viande rouge. Le porc est la viande la plus consommée et la base de nombreux plats.

Pendant deux jours nous roulons le long du fleuve et campons dans des endroits assez isolés. Nous passons près de la ville de Bratislava en Slovaquie. Après trois jours Budapest est en vue. C’est une ville où les cyclistes empruntent beaucoup les trottoirs à vélo.

Nous campons dans le jardin d’un particulier qui a aménagé un petit camping avec une dizaine de places. Une belle réussite et c’est vraiment formidable de pouvoir camper au cœur de Budapest. 

Week-end dans la Capitale

Budapest capitale de la Hongrie est une ville que l’on prend plaisir à visiter. La visite à vélos, cela permet de se déplacer rapidement dans cette capitale chargée d’histoire. La visite du château de Budapest est un must. Il abrite la bibliothèque nationale et le musée de l’histoire. Ici la traditionnelle relève de la garde fait partie des animations quotidiennes et attire de nombreux touristes. Déambuler dans les rues à vélo permet d’admirer l’architecture de la ville. Budapest est doté de nombreux monuments qui ne se visitent pas mais font le charme de la ville. Des lignes de tramways au design assez vieillot sillonnent la ville.

Après ce week-end envoutant à Budapest, nous quittons le camping et nos quatre compagnons campeurs afin de retrouver les berges du Danube et nous diriger vers la Serbie. 

Le saviez-vous 

La monnaie de la Hongrie est le Forint Hongrois et non l’euro bien qu’elle appartienne à la UE.

Les rencontres 

Au mini camping de Bucarest nous croisons les 4 occupants : 

Anne et Florian un couple de la région Nantaise à vélo en Europe pour 6 mois

Thimeteo un motard Irlandais croisé au camping, il adore cuisiner et nous a invité à partager le repas.

Georg un campeur Allemand qui voyage également à vélo

Sur les bords du Danube nous bavardons un long moment avec Sandra et Jordan, deux stickophiles en voyage à vélos.

Où sommes-nous 

Nous avons traversé la Hongrie où nous avons parcouru 580 kms. 

Vous pouvez voir le parcours sur la carte ci-jointe.

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