CUZCO

Du dimanche 1erseptembre au samedi 7 septembre

Cuzco une autre vision du Pérou

Nous passons la première partie de la semaine à la découverte de la ville de Cuzco, un carrefour touristique du Pérou. Ici les rues du centre-ville sont noire de monde, essentiellement des touristes. A Cuzco nous avons l’impression d’arrivée dans un autre pays, tout y est plus cher avec des activités essentiellement tournées vers le tourisme. L’animation touristique est très artificielle. Les personnes en costumes traditionnels vous invitent à les prendre en photos mais contre une rémunération. Sur la place d’armes nous croisons des alpaguas alors qu’ils ne vivent qu’en haute altitude. A la différences des autres lieux du Pérou que nous avons visité, à Cuzco tout se rémunèrent à des prix hors normes. 

Le centre-ville de Cuzco et sa place d’armes sont vraiment charmants avec un style architectural exceptionnel, ses nombreuses églises et ses passages aux nombreuses arches.

Nous visitons le temple San Francisco qui rassemble des ossements de la période incas. Une visite intéressante que nous a fait partager un guide officiel de ce lieu.

Une autre partie intéressante à Cuzco, est la visite de l’arrière ville où d’ailleurs peut de touristes s’aventurent. On y retrouve l’esprit du Pérou avec ses marchés et ses vendeurs de rue. 

Vendredi nous quittons la ville et sa circulation infernale. Le trafic est constitué des bus de touristes qui se rendent sur les sites historiques dont le Machu Picchu dont nous parlerons dans le prochain post. 

Des marais salants dans la montagne

Notre route nous amène aux salineras de Maras. Des marais salants au milieu de la montagne, cela parait étrange. Le site qui se trouve entre les montagnes est magnifique. Une source d’eau saturée de chlorures de sodium alimente 3600 bassins où se récolte environ 200 tonnes de sel annuellement. 

La visite se termine sur un chemin accessible seulement aux piétons et aux vélos, et nous y croiserons le personnel qui récolte le sel avec qui nous avons de longs échanges.

Ce soir nous dormons dans la maison du maire de la ville de Chinchero. 

Samedi nous continuons notre route vers la ville d’Ollantaytambo où nous prendrons un bus pour nous rendre au Machu Picchu. Ollantaytambo est un passage obligé pour tous les bus qui se rendent près du site inca. Les rues de la ville sont en pavés et à vélo cela ressemble à l’enfer de la course de Paris Roubaix. Nous logeons dans un hôtel du centre-ville.

Nous avons parcouru : 34 km le 6 septembre et 54 km le 7. Parcours simplifié.

De Ayacucho à Cuzco

Du 18 au 31 août de Ayacucho à Cuzco

5 cols à plus de 4000m

La route qui nous emmène de Ayacucho à Cuzco traverse une partie montagneuse du Pérou sur plus de 550km. Nous franchissons 5 cols à plus de 4000m, heureusement les pentes sont en générales inférieures à 8%. Des sommets nous apercevons les nombreux lacets dans les vallées. Les descentes longues de plus de 40km sont vertigineuses et interminables. Elles nous font voyager sur des routes à flancs de montagnes et au bord de précipices très profonds. Les zones de montagnes traversées offrent des panoramas de paysages fantastiques et nous sommes bien seuls sur la route. Carte simplifiée de notre parcours.

La route de Ayacucho à Cuzco nous amène à traverser de nombreux villages où nous trouvons en général à nous loger dans des endroits plus ou moins originaux, en dehors des hôtels. Il est également courant que sur notre route des personnes nous offrent à manger et à boire. 

Une nuit à l’hôpital

A Jesus Navareno de Choncaras il est difficile de trouver un lieu pour dormir. Nous nous adressons à l’hôpital local qui est également un centre de santé, c’est un mélange entre hôpital de campagne et planning familial. Au Pérou il y a un travail important sur la protection infantile et les personnes pauvres. Ici tout est gratuit dont les vaccins pour les enfants ; il y a dix-sept vaccinations obligatoires. Nous passons un long moment avec les infirmières pour échanger sur la santé de nos deux pays et on peut sans se tromper dire qu’il y a de grandes différences. La responsable du centre nous permet de dormir dans une pièce affectée aux vaccinations où nous passons une nuit bien tranquille. 

L’hôtel le moins cher du voyage !

Nous dormons le plus souvent dans des petits hôtels plus ou moins confortables. A Nueva Esperanza nous logeons dans un qui ressemble plutôt à un hangar, et pour accéder à la chambre il faut passer par une cour où se trouve poules et cochons. Dans cette situation nous avons l’impression d’être dans un autre monde. Le propriétaire approche des 90 ans et il a beaucoup de mal à se déplacer. La chambre coûte 15 soles soit moins de 4 euros.

Merci M. le Maire

Dans le village de Champaccocha avec l’accord du premier magistrat nous dormons dans une pièce de la mairie près de la salle de sports. Ici pas de restaurant, un confort bien sommaire,bien entendu pas de douche et des toilettes sommaires.

Des rencontres

Samedi repos à Huancarama, un village de montagne très animé. Nous y rencontrons Carlos et Édith un couple de commerçant qui nous invitent à prendre un café. Édith a réalisé un excellent cake à l’orange et du pain que nous mangeons avec du beurre. Une agréable soirée que nous avons passé en leur compagnie.

Dans un petit village dont nous avons oublié le nom, nous passons un long moment avec un ingénieur agronome. Ce dernier nous apprend plein de choses sur le pays et entre autres qu’au Pérou se cultive plus de 3000 sortes de pommes de terre, et pourtant il est toujours difficile de se faire servir des frites au restaurant.

La rencontre Exceptionnelle

Sur notre chemin une rencontre exceptionnelle avec Marcelo Monti, un voyageur brésilien à pied. Il tient une énergie qui lui permet de parcourir en moyenne entre 30 et 50km par jour. Je vous laisse écouter son histoire car c’est impressionnant. Il est parti de son pays, il est cultivé et parle plusieurs langues étrangères dont le français. 

Un homme extraordinaire sur notre route

Notre arrivée à Cuzco

Le samedi 30 août, après plus de 550km de Ayacucho à Cuzco, 265km de montée, le reste en plat et descente. Nous arrivons bien fatigués dans la ville de destination dont nous vous parlerons dans le prochain post. Notre avons l’impression d’arrivée dans un autre pays. Les constructions y sont beaucoup plus cossues et il y a un tourisme de masse qui fait que les rues sont noires de monde, suite au prochain post.

Nous logeons à l’Estrellita un hôtel fréquenté par les cyclistes.

Les rencontres du parcours :

  • Edith et Carlos un couple de commerçants
  • Antonio un routier
  • Marcelo un voyageur à pied

Nous avons parcouru 609km pendant ces onze jours.

photos quizz

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Eboulement sur la route

Du lundi 12 au samedi 17 août de Ayacucho à Huanta

Lundi en route vers la ville de Cuzco, il nous faudra au moins deux à trois semaines pour la rejoindre mais auparavant nous passerons par Ayacucho. Sortir de Huancayo est difficile avec la circulation et comble de malchance le GPS nous fait passer par des chemins compliqués et un Eboulement sur la route. Arrivée hors de la ville la route est tranquille avec peu de circulation, heureusement car c’est étroit. Nous arrivons facilement à Izcuchaca en début d’après-midi, un village isolé et peu touristique. Par contre chose incompréhensible les prix sont élevés et difficile de trouver un logement. Après beaucoup de recherche nous terminons à l’hôtel Vista Alègre qui est bien confortable.

Inquiets

Mardi nous partons tranquillement car nous ne savons pas quel itinéraire prendre. Un inconnu nous informe qu’un éboulement a eu lieu mais qu’à vélo cela devrait peut-être passer. C’est compliqué car l’éboulement serait à plus de 30km et nous n’avons pas envie de faire demi-tour. En fin de matinée nous arrivons à Quichuas ou nous discutons avec le personnel de la mairie qui nous confirme qu’un éboulement empêche le passage, mais heureusement il y a un parcours de secours. Comme il pleut nous décidons de dormir dans le village et attendre le lendemain. Un petit hôtel tranquille avec un wifi très performant. Nous rencontrons la police pour prendre des informations sur l’Eboulement sur la route, mais pas de chance, ils ne peuvent pas nous renseigner.

Un petit tour de tractopelle

Mercredi départ vers l’inconnu, pourra-t-on passer par la route que nous avons choisie. Après 5 km nous sommes stoppés à un barrage où l’on nous indique que pendant la nuit un nouvel éboulement c’est produit et ainsi le passage est impossible et on nous conseille la déviation mise en place. Nous la cherchons avant de nous y engager, mais après 2 km nous faisons demi-tour sur conseil d’un local car nous ne pourrons pas passer avec nos vélos. En effet il faut escalader une paroi avec un pourcentage impressionnant.

Après une heure d’attente le responsable des travaux nous informe que nous pouvons passer, mais un nouvel éboulement se produit. En effet nous apercevons d’énormes pierres qui tombent et roulent dans le torrent. 

Prions le seigneur

Après discussions avec le responsable du chantier, nous chargeons les vélos dans le godet d’un tractopelle, et nous nous installons avec le chauffeur dans sa cabine qui elle est renforcée pour résister à la chute des pierres. Après environ 150m dans l’engin, nous traversons la zone de l’Eboulement sur la route et prions pour que tout se passe bien. Merci à l’équipe de chantier de nous avoir apporté leur aide. 

Toute la journée nous longeons un magnifique et immense canyon, quel plaisir. Notre journée se termine à Anco la Esmeralda, un village charmant. Nous y rencontrons Elsira avec qui nous parlons de sa vie au Pérou. Nous dormons dans un hôtel sans confort ni service.

Rencontre du jour Elsira.

Quelques instants

Les chiens aiment le vélo d’Agnès

Jeudi 15 nous quittons notre village en direction de Ayacucho et nous retrouvons le canyon. Au Pérou les chiens aiment Agnès et son vélo. Elle s’est légèrement fait pincer par un chien qui s’est également attaqué à une de ses sacoches.

Ce soir nous dormons à Huanta et c’est la fête au village. Ce type d’évènement est agréable, le seul problème c’est qu’il y a beaucoup de bruit et il est difficile de dormir.

Vendredi après une grâce matinée, nous partons vers Ayacucho où nous arrivons en fin d’après-midi après un parcours sans encombre. Une ville charmante et tranquille que nous découvrons le samedi. Il y a 37 églises qui sont toutes pour la plupart fermées. La cathédrale présente un intérieur magnifique. 

Nous avons parcouru: 70km le lundi, 38 le mardi, 50 le mercredi, 66 le jeudi et 48 le vendredi.carte simplifiée du parcours