Le marché de Chichicastenango

Promenade au marché de Chichicastenango

Chichicastenango est à deux heures de bus de San Pedro. Le départ se fait à sept heure du matin dans un bus comme ils en existent des centaines au Guatemala. Avec tous ces virages et le mauvais état du revêtement, il est impossible de dormir dans le bus. Peu de circulation sur la route à 2 x 2 voies. Mais ce n’est pas comme en France, on y trouve tracteurs, vélos, piétons, voitures et camions. Au Guatemala les véhicules roulent sur la voie de gauche et doublent par la droite, je pense que ce n’est pas la règle mais personne ne se pose de question.  Rappelez-vous ici on conduit sans passer le permis avec une auto-école ou un centre de formation. De plus il y a très de contrôles routiers. Le klaxon est beaucoup utilisé et la solidarité est toujours présente sur la route. Les chauffeurs sont très patients et n’hésitent pas à s’arrêter même sur une deux voies pour laisser passer une voiture qui sort d’un chemin.

La ville de Chichicastenango est célèbre pour sa culture traditionnelle amérindienne Maya. La ville est à 1960 d’altitude. Le marché a lieu deux fois par semaine. Une particularité l’église de la ville à 400 ans et l’escalier qui permet d’y entrer à autant de marches que de mois de l’année, c’est-à-dire 18, en effet le calendrier maya comprend 18 mois.

Après deux heures de routes nous arrivons à Chichicastenango. Le chauffeur nous dépose à l’entrée du marché. Il y a du monde, des véhicules, des tuks-tuks partout. Ça grouille d’activités. Le marché est immense et il y a beaucoup de groupes de touristes en voyages organisés qui suivent leur guide.

Pour notre part nous parcourons les innombrables ruelles. Il s’agit d’un très grand marché, on y trouve toutes sortes de choses ainsi que les animaux de la ferme (poules, lapin et dindons y sont en forces). Il y a énormément de produits qui ne se fabriquent plus en Europe.  Les autochtones profitent de la présence des touristes pour vendre les produits locaux.

Nous sommes dans un pays assez pauvre et rien n’est gaspillé, il existe des vendeurs des équipements d’occasions tels les chaussures ou vêtements, et ceci est vrai pour des tas d’autres choses.

La cuisine locale est réalisée sur place au gaz ou au feu de bois, il y a pas mal de fumée ce qui empêche parfois de respirer correctement. On peut se restaurer, mais il faut faire attention nos estomacs européens ne supportent pas toujours la nourriture local et l’hygiène que nous trouvons sur le marché est parfois loin de ce que l’on exige en Europe. En ce qui nous concerne nous nous restaurons dans un café local, cela semble plus rassurant. Notre espagnol commence à être utile, c’est agréable de pouvoir communiquer.

Nous achetons quelques souvenirs qui encombreront les placards à la maison

La force de ce marché est la présence des fruits frais (ananas, mangues, papayes, bananes, pommes,  …..). Au Guatémala tous les produits frais sont sur le marché y compris la viande; mais il faut faire attention pas de vitrine réfrigérée seulement quelques mouches que les vendeurs chassent avec des tapettes à mouches.

La journée s’achève, nous retrouvons notre chauffeur de bus. Au retour nous ne sommes pas nombreux dans le bus mais le parcours est toujours aussi mouvementé avec un peu plus de circulation. Dans le bus nous rencontrons une suissesse qui a quitté son travail en suisse (elle était comptable) pour changer de vie. Elle prévoit un voyage compris entre 1 à 2 années et espère trouver un travail manuel.

 

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Visite d’une plantation de café

Le café au Guatemala

Le Guatemala est le deuxième producteur de café de l’Amérique centrale. Nous profitons d’un après-midi ensoleillé pour visiter la plantation de café située près de San Pedro. La visite peut se faire à pied ou à cheval, c’est cette deuxième option que nous choisissons. Comme nous n’avons pas encore de ranch au Guatemala nous prenons un guide et ses chevaux. Le guide Luis va nous faire faire le tour des plantations de café avec ses chevaux. Une balade à cheval, il s’agit d’une première pour Agnès qui n’a jamais monté à cheval.

Nous prenons possession de nos montures et nous voilà parti pour une balade de quatre d’heures. La première partie du parcours se fait sur des chemins de terre avant d’aborder les difficiles montées vers les plantations.  

Les plantations de café se trouvent à flanc de montagne, elles doivent être protégées du vent et du mauvais temps. Pour cela dans les plantations nous trouvons des avocatiers qui apportent de l’ombre aux caféiers. Les avocats sont récoltés toute l’année.

Un caféier a une durée de vie de 15 ans maximum. Après une quinzaine d’années l’arbre est coupé à la base et de nouvelles pousses se développe pour une nouvelle durée de 15 ans environ.

Quand on arrive dans les plantations les seuls moyens d’accès sont à pied ou à cheval. Les chemins d’accès sont assez étroits.

La récolte du café se fait uniquement à la main, la main-d’œuvre utilisée va des enfants jusqu’aux grands-parents. Pour récolter le café les travailleurs utilisent une perche qui permet de plier les branches du caféier.

Le café est ensuite mis dans des sacs et en général transporté à dos d’hommes jusqu’à l’endroit où les sacs sont pesés avant d’être transportés au lieu où la peau du fruit est enlevée et le café mis au séchage naturel, c’est-à-dire dehors au soleil.

La peau sert ensuite d’engrais pour les plantations.

Le café sera ensuite mis en sacs qui sont expédiés aux différentes usines pour tri. En fonction de la situation des plantations le café est classé en différentes qualités.
Le café se récolte de novembre à février. Pour la plantation que nous avons parcourue à cheval il y a 2500 personnes qui travaillent. C’est un travail dur et souvent mal payé.

Jolie balade dans les plantations avec en bonus des chevaux qui trottaient admirablement bien. Ce qui a laissé quelques douleurs aux cuisses d’Agnès.

 

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La cuisine au Guatemala région de San Pedro

La cuisine au Guatemala

Le Guatemala n’a pas une cuisine réputée dans le monde. Pour notre part nous sommes hébergés dans une famille Guatémaltèque et la maitresse de maison aime bien cuisiner.

Il n’y a pas de pain à la française, nous mangeons du pain appelé « Tortilla » il est fait avec de la farine de maïs et on le mange chaud.

Les ingrédients de base sont : les œufs, le riz, les légumes, les flageolets noir et les pâtes. Au Guatemala il n’y pas de la viande tous les jours. La viande la plus consommée est celle du poulet.

Trois repas par jour et il n’y a qu’un seul plat. Il est rare de voir une entrée et il n’y pas de dessert.

Au petit déjeuner il y a souvent des fruits, il faut dire qu’au Guatemala la production de fruit est continue toute l’année.
On trouve papayes, ananas, fraises, oranges, mangues et bananes en très grandes quantités. Il est facile de s’en procurer il y a un marché tous les jours quasiment dans toutes les villes.

A tous les repas la maitresse de maison sert un thé avant de commencer le repas.

La famille où nous logeons utilise le gaz pour la cuisine et également une cuisinière à bois pour cuire le pain. Il y a peu d’appareils de cuisine,  beaucoup de chose se font à la main. En tout cas il n’y a pas de thermomix.

Le plat peut s’accompagner de soupes assez différentes. Pour notre part nous nous sommes bien acclimatés à ce type de nourriture. Peut-être avons-nous la chance d’avoir une excellente cuisinière.

Vous verrez dans les photos jointes à l’article différentes photos de plats que nous avons mangé.

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La ville de San Pédro et son lac

San Pedro la ville

La ville de San Pedro située à 1500 m d’altitude est à environ 4 heures de la capitale Guatemala City. Elle compte environ 14000 habitants et est construite à flanc de montagne. Elle est située au bord du lac Altitan. Ce dernier est un grand lac, profond de plus de 350m. Il s’est formé suite à l’éruption des volcans qui le bordent dont le volcan de San Pedro qui culmine à environ 3000m. Il est peuplé de poissons carnivores pour une grande majorité.

Il y a peu de voitures à San Pedro, les rues pavées sont trop étroites. Les transports les plus utilisés sont les « tuk-tuk », motos et scooters. Il est fréquent de voir les motos passer avec trois voire quatre passagers, il s’agit en général de toutes la famille. Blablacar n’existe pas à San Pedro, mais le co-voiturage fonctionne bien. Quant aux » tuk tuk », il y en a partout dans la ville et ils peuvent vous transportez dans n’importe quel coin de la ville pour 1 euros. Les rues sont toutes en pentes du fait de la configuration de la ville. Le saviez-vous au Guatemala, il n’y pas d’auto-école. Les gens conduisent sans permis, étrange non.

A San Pedro il ne faut pas avoir peur des chiens, ils sont partout dans les rues. Heureusement nous sommes vaccinés contre la rage. Et la nuit il n’est pas rare de les entendre hurler.

Les constructions sont parfois très sommaires. Elles sont faites de produits de récupération et en général les tôles ondulées finissent le toit. Le confort que nous connaissons en Europe n’existe pas ici et pourtant les gens dans la rue vous disent bonjour, bonsoir facilement sans vous connaitre. Une chose bizarre m’a frappé, je n’ai pas vu un seul enfant pleurer et pourtant il y a des situations où ils pourraient.

Les familles sont souvent regroupées, il n’est pas rare de voir habiter ensemble les grands-parents, parents et les enfants sous un même toit. La coutume au Guatemala veut que tant que l’enfant n’est pas en couple il habite chez ses parents. Il s’agit sans doute plus que d’une coutume, mais certainement une question de moyen. Le revenu au Guatemala est très faible. Le salaire minimum est de 5000 Quetzals soit 600 euros.

 Au Guatemala, il n’y pas de sécurité sociale, seulement des assurances privées. C’est pourquoi très peu de gens sont assurés et l’accès aux soins est cher. Pour exemple, ici quasiment personne ne porte de lunettes, le service est trop cher. Les médicaments sont hors de prix, entre 5 et 10 fois plus cher qu’en France.

Malgré ces difficultés et la vie dans la précarité, les Guatémaltèques sont des gens charmants et serviables qui ont à cœur de conserver leur origine maya. Le partage et la solidarité sont de vraies valeurs dans ce pays. Les gens sont très croyants, de religion protestante pour la majorité. Il a 20 églises à San Pédro, une seule est de religion catholique. Tous les soirs les chants religieux retentissent dans la ville. La messe catholique à laquelle nous avons assisté, est animée par de jolis chants.

La ville de San Pedro est animée du matin au soir tard dans la nuit. Les gens se promènent dans les rues et les magasins restent ouverts très tard. Il y a beaucoup de restaurants et échoppes pour manger.  La ville se développe grâce au tourisme qui arrive dans le pays.

Il y a des constructions un peu partout dans la ville. Ici la notion de sécurité au travail n’existe pas. Les échafaudages en bois tiennent avec des ficelles. Les travailleurs n’utilisent ni gants ni lunettes ni casques. Le travail de construction est très difficile du fait qu’il faut transporter les matériaux dans des sacs ou par petites quantités dans des véhicules qui passent dans les rues étroites. Cela n’empêche pas de trouver quelques belles constructions

 

 

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